Contes du lundi – lettre à Elise – 24/18

Chez Lakévio

 

Harold Harvey The letter
Harold Harvey

Elise n’en revient pas !  Elle s’appuie contre la table sur laquelle, elle a déposé le bouquet de fleurs  tout juste cueillies. Diane sa fidèle compagne, une jeune chienne adoptée est étonnée. Elise tient dans ses mains une lettre qu’elle ne cesse de lire et de relire…

Ma très chère Elise

Vous ferais-je offense si je prends la plus belle de mes plumes, une plume ordinaire ne pourrait souffrir de tracer pour vous ma très chère amie, ces quelques mots. Ce que j’ai à vous dire ne souffre pas l’attente.
Il m’a semblé que nous étions en osmose ces derniers temps et que nous pouvions envisager une vie commune. Je vous revoie, votre robe de soie orange dont les plis moirés, dansaient autour de vos chevilles si fines et délicates. Votre ombrelle de dentelle blanche protégeait votre visage des rayons brûlants du soleil dans cette allée du jardin de votre grand-père. Oh ! Comme cette image reste l’obsession de mes nuits sans sommeil. Aucun oubli n’est possible !
Vous souvenez vous lorsque je vous ai récité l’Ode à Cassandre comme votre main a glissé dans la mienne. Vous avez été si émue que n’avez pu que bégayer une petite comptine :

Un, deux, trois
Nous irons au bois
Quatre, cinq, six,
Cueillir des cerises
Sept, huit, neuf,
Dans mon panier neuf.

Nous nous sommes alors assis sous le grand cerisier. Vos yeux couleurs de l’océan se sont fermés pour m’écouter. Plus tard vous m’avez confié en dégustant une part de clafouti avoir entendu les orgues jouer la plus grande des symphonies.
Votre parfum d’orchidée sauvage mêlé aux senteurs de lilas blanc m’a enivré, un orage d’été n’aurait pu m’offrir plus de sensations aussi douces que violentes.
Las, l’accès à votre corsage ouvert sur vos petits seins ronds et fermes me fut interdit ; l’obéissance aux obligations de la bienséance sans doute qui ne cacha pas cependant votre émotion.
Ma chère Elise, je dois vous avouer que tout empli de cette image, mon esprit bouillonne et tourbillonne ; si fort qu’hier j’ai eu un léger accident en me rendant à la cave alors qu’un entonnoir à la main afin de remplir un bouteille de sublime Bordeaux (que je compte offrir à Monsieur votre père), je n’ai pas vu la porte. je me suis cogné et celle-ci est sortie de ses gonds. J’ai trébuché et chu dans l’escalier. Dans ma chute, j’ai déchiré la cravate que vous avez tant admirée et qui ne me quitte jamais.
Heureusement dans cette aventure, ma moustache que vous avez si tendrement caressée, n’a pas défrisé.
Tout ceci est bien peu en regard de mes rêves les plus fous, les plus oniriques, je vous vois allongée, reposant au milieu de pétales de roses dans la clarté de l’aube, les rayons pâles du soleil levant, caressent votre corps nacré comme une opale, à votre doigt brille un anneau d’or !
Pardonnez, ma très chère Elise, mon emballement, mais, j’irai dès demain, puisque l’opportunité se présente, demander votre main délicate à votre père.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience –

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Je mets vos liens le jeudi

Avoir la berlue

Se faire une fausse idée (de quelque chose)
Avoir des illusions

Origine

L’étymologie du mot ‘berlue’ est discutée. Mais il est possible qu’il vienne au XIIIe siècle du verbe ‘belluer’ qui voulait dire ‘éblouir’, mais également ‘tromper’ ou ‘duper’.

Son premier usage s’appliquait à un discours trompeur, une fable.
Tombé ensuite dans l’oubli, il réapparaît au XVIe siècle pour désigner en médecine un défaut de la vue qui fait percevoir des objets imaginaires ou qui déforme la réalité.
C’est de cette acception, et du sens figuré « impression visuelle trompeuse », qu’est assez logiquement apparue notre expression au XVIIe siècle, sans qu’on puisse en être éberlué.

 

l’atelier de 65 chez Ghislaine

le sujet Chez Ghislaine – ici 

Je ne fais pas de brouillon 

Aujourd’hui dans notre émission «  La Petite Librairie » nous accueillons le grand écrivain monsieur Tabli, René Tabli que nous connaissons tous pour ses dix volumes de l’Histoire de la brouette à travers les âges .

  • René Tabli, vous nous présentez ce soir votre onzième ouvrage. Quelle est votre recette, votre méthode pour stimuler votre imagination et diriger vos recherches sur ce thème ô combien passionnant de notre Grande Histoire de France ?
  • Tout d’abord, laissez-moi vous dire, Monsieur Jean Poche combien il est apaisant de participer à votre émission. Votre esprit ouvert à la critique positive nous guide vers l’écriture. Pour en revenir à votre question quant à ma méthode, je ne fais pas de brouillon! Je jette mes mots comme on lance des graines à la volée, comme le geste auguste du semeur, après lecture des documents précieux collectés, collationnés et triés par mon secrétaire que je vénère pour son travail efficace et précis. Je garde ainsi la pureté des anecdotes et conserve la véracité solide qui sans crier gare s’installe en moi et me permet ensuite une grande fluidité dans mon écriture. Ce sujet est tellement vaste, riche, plein d’humour et d’une immense variété. Croyez-moi, Monsieur Jean Poche, et vous en conviendrez aisément  depuis les Gaulois rien de plus intéressant n’a été crée.

 

Tableau du samedi – juin c’est Marine

Les marines sont une invitation aux voyages qui me sont si chers ! Tous les grands peintres s’y s’ont essayé avec plus ou moins de bonheur. J’aime bien celle-ci d’ Edouard Manet que je vous ferai pas l’injure de vous présenter, un personnage qui ressemble à Charlie Chaplin alias Charlot. Cette toile a été peinte ne vue du salon de 1881 peu avant sa mort

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l’évasion de Rochefort 1880

 

 

 

 

 

La recette d’Estelle – A vos claviers 1-06/18

RECETTE POUR FABRIQUER UN SPORTIF

 

Prenez un maillot, manches longues pour l’hiver et manches courtes pour l’été ou éventuellement un marcel, et un short de bonne qualité (un bermuda peut-être envisagé).
Vous ajouterez des couleurs selon votre choix mais le bleu , le blanc et le rouge sont recommandées dans les proportions qui vous conviendront le mieux ; vous éviterez une quatrième couleur qui pourrait faire quatre tiers comme chez Pagnol où c’est la grandeur des tiers qui est importante.
Vous aurez le choix des chaussettes, de la paire de baskets et de la casquette.
Il faudra laisser macérer le tout ; Mais c’est là que résident la difficulté et toute la délicatesse que l’on doit apporter à cette recette.

Pour faire un sportif approximatif il faut environ un jour à un mois et votre sportif sera prêt pour quelques exercices qui risquent très vite de le lasser.

Pour faire un sportif moyen une macération régulière est recommandée sous peine de prendre du poids et de perdre tous les bienfaits

Pour faire un bon sportif, la macération est plus longue un an environ et par la suite le rythme étant pris il suffira de rajouter un petit écusson sur le maillot pour entretenir la forme.

Pour faire un sportif de haut niveau il faut des entraînements longs, réguliers et fréquents. Il faut ajouter une grosse pincée de courage, une cuillère de poudre de perlinpinpin et une dose de vitamine aussi diverses que variées. Il faut aussi quelques contrats publicitaires et le tour est joué.

Pour faire un supporter de base pas d’imprégnation préalable mais il faudra prévoir un bon canapé solide pour recevoir les fesses des futurs occupants qui danseront à chaque moment important… Quelques « grignoteries » sont également à mettre à portée de main.

Pour faire un supporter de très grande qualité certains accessoires seront indispensables une corne dernier cri genre vuvuzéla, une perruque frisée et colorée, une écharpe (attention le vert n’est plus à la mode), une palette de maquillage et des pastilles pour la gorge.

Et maintenant pour tous les parents (j’en étais il y a quelques années)et grands-parents qui sont les premiers soutiens de leur chérubins qui tapent dans les balles, qui crient au bord des tatamis, qui courent jusqu’à épuisement, qui nagent des longueurs de bassins (en mettant la tête dans l’eau, en somme qui « sportivent » tous les week-end, je vous tire mon chapeau car contrairement aux dernières apparences , j’ai un grand respect pour ces gamins qui pratiquent une activité sportive en n’en retirant que la substantifique mœlle.

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 22/18

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Il faut se montrer plus audacieux que celui qui nous attaque

Effectivement, vis-à-vis d’un homme agressif qui a la dureté et l’audace d’un corsaire, il faut se montrer encore plus agressif et plus audacieux, opposant ainsi à cette espèce de corsaire un autre corsaire et demi.

Le mot corsaire nous est venu de l’espagnol corsario, qui lui-même dérive de corsacourse, mot italien et provençal en même temps. Cette expression s’appliqua d’abord aux vaisseaux des pirates du nord de l’Afrique qui, partant des Etats barbaresques, couraient sur la mer Méditerranée, après les vaisseaux des chrétiens non pour les convertir à l’islamisme, mais pour s’emparer des personnes et des cargaisons.

On a donné, par la suite, le nom de corsaires aux brigands qui montaient ces bâtiments, moins grands que d’autres, mais très bons voiliers. Au XVe siècle on écrivait coursaire et l’on peut être à peu près certain que cette locution proverbiale ne devait pas remonter beaucoup au-delà.

vos liens

 

Pour changer le Monde – Filigrane – 36

Première participation à ce jeu chez Filigrane 

L’art de la transmutation m’a été enseigné,
il y a quelques années par un alchimiste des mots
nommé Sieur Olivier…

la suite ici 

Si tout le monde faisait la ronde,
Tournerait-il mieux ?
Qu’il se fonde sur l’égalité
Ou qu’il se fende en idéologie
Faute d’humanité,
Trop de faste pour les uns
Peu de fleur mauve pour les autres.
Rien de neuf depuis les Maures.
Ouvrons les bondes, sauve qui peut.
La pente n’est pas toujours douce.