Les titres de Charles

Les Impromtus rendent hommage à Charles  ici 

Joséphine, légère et court vêtue, munie de son joli petit panier d’osier garni d’une galette et d’un petit pot de beurre était partie joyeuse pour souhaiter un bon anniversaire à sa mère-grand plus connue sous le pseudo la Mamma.

Et pourtant, elle était prévenue, bien mise au parfum par sa mère qui lui avait recommandé d’être très prudente en traversant le petit bois de Trousse-chemise ; hier encore, elle avait lu l’article dans la feuille de chou locale ; un loup rodait. Pas question de s’arrêter cueillir des fleurs ou des champignons ! Mais Joséphine fit fi de tout ce verbiage suranné. Elle alla donc dans les chemins de traverse, se rendit près de l’étang  pour couper quelques joncs.

Ah mais qu’il était beau cet énergumène sorti d’on ne sait où qui  lui susurra avec  une voix de velours à faire damner Yves Montand :

« Viens voir les comédiens, les magiciens, c’est ma troupe et je t’assure ; tu t’laisses aller aux plaisirs démodés. » Comme une dinde digne d’une oie de noël, elle est tombée dans le piège ; la ligne et l’hameçon qu’elle a avalés la Joséphine.  Ah non mais,  sur ma vie, jamais vu un musicien jouer de deux guitares en même temps !

Faut oser Joséphine, ça c’est Bashung) et maintenant,  ( c’est Bécaud), il faut savoir

 En cloque (Renaud) la Joséphine, un polichinelle dans le tiroir, la brioche est au four.

Histoire de l’arobase – Chez les moine

Arobase, arobas, arrobe, escargot… en français comme dans toutes les langues la forme de l’@, caractère né au Moyen Age et non à l’orée de l’ère numérique, lui vaut des appellations aussi fantaisistes qu’évocatrices. Quelle est son origine et comment fut-il utilisé ?

Les plus petits le surnomment l’ « escargot ». L’arobase, « @ », signe indispensable et désormais universel, est une clef qui ouvre toutes les portes. Placé entre un nom et un « gmail.com » ou un « yahoo.fr », il nous permet de communiquer avec n’importe qui, pourvu que nous ayons la bonne adresse. Ne serions-nous pas surpris d’apprendre que ce caractère a au moins quinze siècles ?

Pour le comprendre, il faut imaginer une époque avant Gutenberg. Avant l’apparition d’une technique révolutionnaire qui n’apparaît qu’au milieu du XVe siècle : l’imprimerie. Une époque où les moines copistes s’attellent au dur labeur de reproduction et d’ornementation, à la main, d’ouvrages religieux. Il faut être efficace et rapide. Alors, pour gagner en vitesse, toutes les techniques sont bonnes.

Moine copiste. Illustration extraite de Histoire de France, par Gustave Gautherot (1934)
Moine copiste. Illustration extraite de Histoire de France, par Gustave Gautherot (1934)

Selon le linguiste Berthold Louis Ullman, le signe @ provient de la ligature (fusion de deux caractères consécutifs) « du ad latin (à ou vers en français) où le a et le d cursifs ont fini par se confondre », peut-on lire sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Concrètement ? Le d s’enroule autour du a. L’apparition du caractère @ daterait ainsi du VIe siècle.

Une fois sorti des chancelleries médiévales, l’@ resurgit en plein gothique au XIIe siècle. On le retrouve dans les comptes des marchands florentins symbolisant une unité de poids ou de mesure, l’amphore, sous la forme d’un a stylisé à la mode florentine. Pendant les siècles suivants il fut employé çà et là dans les écritures commerciales ou religieuses.

Mais c’est aux Etats-Unis que son usage s’est vraiment répandu dès le XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises. « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $ 20 » et se lisait « two chairs at twenty dollars ». L’usage en est resté pour les américains qui lisent toujours « at ». Et c’est tout naturellement pour cet usage comptable que ce symbole a fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885.

Lors de l’apparition des claviers informatiques quatre-vingts ans plus tard, le signe avait quasiment perdu son sens. Mais c’est précisément grâce à cette absence de signification dans le langage courant qu’il fut utilisé par les informaticiens comme marqueur logique et inséré dans les caractères informatiques standard (ASCII).

Et, comme le « at » américain pouvait aussi servir à localiser les choses, c’est sans doute pourquoi il a été choisi par l’ingénieur américain et inventeur du courrier électronique Ray Tomlinson en 1971 pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique. Rien de plus logique donc à ce que cette préposition ad, transformée en @, soit aujourd’hui utilisée pour distinguer le destinataire « arthur.dupont » de la messagerie qui l’abrite « gmail.com ». Si l’on devait traduire, cela donnerait : Arthur Dupont « à », « vers » ou « chez » gmail.com.

Mais alors pourquoi avoir baptisé ce glyphe « arobase » ? Les explications sont nombreuses. Selon la Bibliothèque Nationale de France, arobase serait la déformation de a rond bas (de casse), c’est-à-dire a minuscule entouré d’un rond. Un mot que l’on a confondu avec l’unité de mesure espagnole, l’arroba (25 livres espagnoles, soit 11,502 kg), elle-même issue de l’arabe ar-roub, signifiant le quart.

Le Petit Robert attribue au caractère @ le nom français « arrobe », également préconisé par la délégation générale à la langue française. La version française (AFNOR) de la norme ISO-LATIN-1 donne pourtant a commercial mais l’on a reproché à ce terme sa connotation mercantile dans le contexte massivement non commercial des débuts d’Internet.

Le Figaro et Bibliothèque nationale de France

source : La France pittoresque

Ca c’est passé un 12 octobre

Saint Wilfried ensoleillé, deux jours plus tard emmitouflé.

Courageux et pleins d’énergie, les Wilfried sont des adversaires redoutables ou des amis précieux. Ils sont très fidèles, mais ne peuvent s’empêcher d’être jaloux.

Embrassons aussi Séraphin, Ethelbruge, Ereptiole et Spérie  si nous  en trouvons !

12 octobre 1799 : Jeanne Labrosse devient la première femme parachutiste

C’est avec le modèle amélioré du parachute dont son futur époux a fait l’expérience en s’élançant d’un ballon avec succès deux ans plus tôt, que Jeanne Labrosse effectue un saut d’une hauteur de 900 mètres, déposant trois ans plus tard au nom de son mari un brevet de l’appareil

 A partir de 1784, le parachutage de petits animaux commence à être étudié par des physiciens aussi réputés que Blanchard et Lenormand. Mais la question principale est bien celle de la sécurité des aérostiers. Depuis qu’à la bataille de Fleurus, pour la première fois, un ballon d’observation militaire a été utilisé, il convient de mettre au point un matériel de sécurité pour les aérostiers.

Élève du physicien Charles — inventeur du ballon à hydrogène — André-Jacques Garnerin est emprisonné dans les geôles autrichiennes en 1792 lorsqu’il imagine un système fait de toile et de cordes qui lui permettrait de sauter des remparts de sa prison sans se tuer. Ses gardiens découvrant les préparatifs auxquels il se livre, lui ôtent alors les moyens de les continuer.  […]

Portraits de Monsieur et Madame Garnerin (André-Jacques Garnerin et Jeanne Labrosse), par Christoph Haller von Hallerstein (vers 1803)
Portraits de Monsieur et Madame Garnerin (André-Jacques Garnerin et Jeanne Labrosse),
par Christoph Haller von Hallerstein (vers 1803)

1492 : Christophe Colomb découvre l’Amérique.

2012 : naissance de ma petite fille Nell

Ça s’est passé un 11 octobre

À la saint Firmin, l’hiver est en chemin.

Bonne fête au Firmin 

Les Firmin aiment se faire plaisir dans la vie. Ils savent aussi faire partager ces instants de bonheur. Au travail, il faut les secouer pour obtenir d’eux satisfaction, mais une fois lancés, on ne les arrête plus. Fidèles en amitié, ce sont des gens de parole et de loyauté.

ajoutons Agilbert, Canice, et Théophane

11 octobre 1660 : démolition du théâtre du Petit-Bourbon
afin d’agrandir le Louvre.

Emplacements de l'Hôtel du Petit-Bourbon et du Louvre sur un plan de Paris de 1550
voir l’article ici 

 

1982 décès du dessinateur français Jean Eiffel

1995 : Le parquet de Paris classe l’affaire du logement d’Alain Juppé à la condition expresse que celui-ci déménage avant la fin de l’année.  On avait oublié ! 

 

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 42/18

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Je mets vos liens le jeudi

Avoir la tête près du bonnet

C’est avoir la tête chaude et être porté à la colère

Cette locution proverbiale est usitée pour indiquer un caractère si vif et si irascible que la moindre contradiction l’excite au suprême degré et ferait croire à de la folie. Effectivement, celui qui s’emporte démesurément perd l’usage de la raison d’une façon momentanée, car la colère est considérée comme une étape à la folie. C’est, du reste, la pensée des auteurs anciens, Tacite, Sénèque et Horace, qui émettaient que la colère est une courte démence. Ainsi Sénèque disait : Homo paratior irae, l’homme plus porté à la colère ; Horace, celer est irasci, il est prompt à se mettre en colère et l’historien Tacite, irae properus, enclin à la colère.

On peut attribuer à ce proverbe deux origines. Il fut un temps où, par plaisanterie, on appelait une pièce d’or bonnet jaune (bon et jaune), puis on a dit : Avoir la tête près du bonnet pour signifier : Avoir la tête près d’être bonne, c’est-à-dire mauvaise.

Voici l’autre origine ; elle est tirée de l’histoire. A la cour des Valois (XVe siècle) un personnage appelé le fou avait le droit de dire impunément aux princes les plus dures vérités. Les fous avaient un bonnet particulier qui était une marque distinctive de leurs fonctions : Avoir la tête près du bonnet signifiait donc : Être voisin de la folie. A cette époque-là, pour faire allusion au bonnet qui était la coiffure distinctive des fous, on disait : A chaque fou plaît son bonnet.

On rencontre encore dans les anciens auteurs quelques exemples de l’emploi de cette locution : Ainsi, dans les contes de Des Periers (1777-1832) et dans Brantôme (1540-1614), tome II de ses œuvres complètes, on trouve la phrase que voici : Il veut bien que l’on scache (sache) qu’il a la tête si près du bonnet, qu’il ne pourrait jamais endurer qu’on lui fist (fît) la part. Il se trouve un exemple semblable dans un livre qui date de 1588 et est intitulé : Les après-disnées de Cholières : Je cognois le seigneur Rodolphe il y a longtemps ; il a la teste assez près du bonnet.

Pour terminer ces citations, il ne faut pas omettre ce qu’a dit Voltaire (1694-1778) à ce sujet : « J’ai pris mon parti sur tout et je jette mon bonnet par dessus les moulins, afin de n’avoir pas la tête si près du bonnet. » Les Italiens possèdent également ce proverbe et s’expriment ainsi : Avere il cervello sopra la beretta, ce qui veut dire : Avoir la cervelle au-dessus du bonnet.

 

Ça s’est passé un 10 octobre

Temps pluvieux à la sainte Ghislaine, la fin du mois s’annonce vilaine.
Temps sec à la saint Ghislain, annonce un hiver d’eau plein.

Aujourd’hui refêtons les Ghislain et Ghislaine car mes calendriers leur font honneur aussi bien le 9 que le 10 octobre. autrefois c’était le 14 aôut ! L’essentiel c’est de les embrasser alors deux fois valent mieux qu’une ! Joignons nos bises pour les Clair et Claire et les Foulques.

10 octobre 1853 : premiers essais d’un téléphone par Charles Bourseul,
plus de 20 ans avant Graham Bell

Réplique du téléphone présenté par Bell en 1876

10 octobre 1963 : mort d’Edith Piaf et de Jean Cocteau

1967 : Les autorités de La Paz confirment la mort de Ernesto Guevarra tué par l’armée bolivienne.

1985 : Décès de l’acteur et cinéaste américain Orson Welles, 70 ans, et de l’acteur américain Yul Brynner, 71 ans.