l’atelier de Ghislaine – atelier 74

avec les mots..

Songe, méconnu, image, pareil, nocturne, éphémère, harpies, utopie.

ou la phrase : Nul besoin de miroir pour…

Nul besoin de miroir pour observer cette image. Je sais combien le temps a fané mon visage, pareil à la pomme ridée qui sèche au grenier. Comment vaincre la vieillesse ? J’ai essayé toutes les crèmes et tous les sérums si chers ceux qui promettent la jeunesse éternelle ;  ils n’ont pas effacé les méfaits des nombreuses années écoulées. Elle était là la vieillesse ennemie !

Et pourtant, je ne l’ai pas vu s’approcher de moi. Elle était à mes cotés cette harpie, envoyée de la mort. Elle cheminait près de moi depuis longtemps déjà sans bruit, comme dans un mauvais songe nocturne, sans se faire remarquer, déposant tantôt une ride, tantôt une nouvelle douleur ou bien une marche trop haute, une escalier sans rampe trop difficile à gravir. Quand j’ai découvert sa présence, j’ai voulu la chasser, la faire tomber dans un fossé pour qu’elle quitte mes pas à jamais. Mais non, elle était toujours là, avec son faux sourire presque rassurant ; toujours là me prenant pas le bras pour m’entraîner sur ses chemins. Alors, j’ai cessé ce combat éphémère. J’ai pris sa main. Depuis ce moment, je la suis en marchant vers l’ombre, tranquillement sans révolte.

avec la complicité de mon amie Geneviève

 

Nul besoin d’un miroir pour refléter les songes ; ils sont trop éphémères ! Ce serait une utopie que de croire ces visions nocturnes venues de la douce musique de Mendelssohn entendue une nuit d’été.

Nul besoin de miroir pour refléter l’image de cette harpie méconnu pareil à l’aigle noir chanté par Barbara.

Nul besoin de miroir pour …

Ça s’est passé un 19 octobre

À la saint René, couvre ton nez.

embrassons tous les René du latin « renaître »

Les René sont des hommes très dynamiques qui se dissimulent sous une apparence de calme. Ils font souvent en sorte d’ignorer les difficultés. Travailleurs, ils aiment plancher sur des questions épineuses pour le plaisir de creuser un problème délicat. En amour, ils sont très pudiques et préfèrent garder leurs sentiments pour eux.

les Ptolémée, les Vrain, Issac et les Laure prénom de ma fille aînée

19 octobre 1839 : mort de François Richard, dit Richard-Lenoir,

Au lendemain de Thermidor, il rencontre celui qui devint son associé : Joseph Lenoir. Les deux noms se trouvèrent si étroitement liés que l’on dit toujours Richard-Lenoir, même en ne parlant que de Richard.

François Richard dit Richard-Lenoir

D’origine modeste, Richard-Lenoir passa pour l’homme le plus riche du XIXe siècle et la façon dont il acquit son immense fortune est assez extraordinaire. A Epinay-sur-Odon, son père était un tout petit cultivateur, et le futur millionnaire reçut une instruction des plus primaires. Il commença par travailler chez un maréchal-ferrant à Villers-Bocage.

Il se rendit ensuite à Paris où il devint garçon de café. Avec ses économies et en faisant un peu de spéculation, il se lança dans le commerce du tissu anglais, le basin, une étoffe croisée fil et coton, une marchandise de luxe, quoique introduite en contrebande, et qui faisait fureur.

Sous le Directoire, l’Angleterre se trouvait toujours à la mode, on jouait aux courses de chevaux, on buvait du punch et il était de bon ton pour les Incroyables de porter un gilet de basin anglais. Richard-Lenoir découvrit bientôt le secret de fabrication du basin, si bien qu’il put le fabriquer lui-même au lieu de l’importer. Cependant, en homme avisé et rusé, il continua d’imprimer sur ses propres tissus la marque anglaise… en les vendant plus chers !

 1996 : La France passe à la numérotation téléphonique à dix chiffres.

 1960 : Les Etats-Unis décrètent un embargo sur les exportations vers Cuba.

 1987 : « Lundi noir » à Wall Street et sur les marchés boursiers où les cours s’effondrent. Les Américains attaquent deux plateformes pétrolières iraniennes dans le Golfe arabo-persique.

Ça s’est passé un 18 octobre

À la saint Luc la pluie du vallon, fait de la neige sur le mont.
À la saint Luc sème dru, ou ne sème plus.

embrassons donc les Luc mais aussi les Aimable, Gwendoline et surtout les Tryphonie

Luc, du latin lux, « lumière ». Les Luc sont enthousiastes et énergiques.

18 octobre 1685 : révocation de l’édit de Nantes

L’édit de Nantes avait été accordé par Henri IV, en 1598. Par cet édit, l’entier exercice de la religion réformée était autorisé dans les lieux qui ressortissaient immédiatement à un même parlement. Les calvinistes pouvaient faire imprimer tous leurs livres dans les villes où leur religion était permise. Ils étaient déclarés capables de toutes les charges et dignités de l’Etat.  […]

1982 : Décès de l’homme politique français Pierre Mendès-France, 76 ans

 

Ça s’est passé un 17 octobre

Si octobre est chaud, février sera froid.

bonne fête aux Ignace et aux Baudouin et embrassons les Anstrude et les Soline

Les Ignace sont des êtres profondément passionnés à l’immense charisme. S’ils sont parfois difficiles à vivre tant ils veulent faire mille et une choses, on ne peut s’empêcher de les aimer et de les admirer car ils apportent à autrui tout l’amour qu’ils ont dans le coeur.

Les Baudoin sont dotés d’un grand courage, les Baudouin sont plutôt du genre « arriviste ». Ils ne supportent guère les seconds rôles et font tout pour être sous les projecteurs. Pas très sentimentaux, ils savent parfois se montrer très galants au point d’offrir leur place à une demoiselle..

17 octobre 1705 : mort de la courtisane et femme de lettres Ninon de Lenclos

Anne, dite Ninon de Lenclos, naquit à Paris le 10 novembre 1620, de parents nobles. Sa mère voulait en faire une dévote ; son père, homme de plaisir, réussit beaucoup mieux à en faire une épicurienne. Ninon perdit l’un et l’autre à quinze ans. […]

Ninon de Lenclos

1957 : le prix Nobel de littérature est attribué à Albert Camus.

 

 

Photo du mois – octobre géométrique

que ce soit à la ville ou à la campagne, elles sont partout, à nous de les débusquer

thème choisi par Danièle.B ici

ouzbékistan 725

Ce petit garçon apprend la géométrie. Photo personnelle prise en Ouzbékistan

et chez les Copinautes

 Akaieric, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Betty, Blogoth67, Brindille, Christophe, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, Ventsetvoyages, Weeteweete, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

 

Les titres de Charles

Les Impromtus rendent hommage à Charles  ici 

Joséphine, légère et court vêtue, munie de son joli petit panier d’osier garni d’une galette et d’un petit pot de beurre était partie joyeuse pour souhaiter un bon anniversaire à sa mère-grand plus connue sous le pseudo la Mamma.

Et pourtant, elle était prévenue, bien mise au parfum par sa mère qui lui avait recommandé d’être très prudente en traversant le petit bois de Trousse-chemise ; hier encore, elle avait lu l’article dans la feuille de chou locale ; un loup rodait. Pas question de s’arrêter cueillir des fleurs ou des champignons ! Mais Joséphine fit fi de tout ce verbiage suranné. Elle alla donc dans les chemins de traverse, se rendit près de l’étang  pour couper quelques joncs.

Ah mais qu’il était beau cet énergumène sorti d’on ne sait où qui  lui susurra avec  une voix de velours à faire damner Yves Montand :

« Viens voir les comédiens, les magiciens, c’est ma troupe et je t’assure ; tu t’laisses aller aux plaisirs démodés. » Comme une dinde digne d’une oie de noël, elle est tombée dans le piège ; la ligne et l’hameçon qu’elle a avalés la Joséphine.  Ah non mais,  sur ma vie, jamais vu un musicien jouer de deux guitares en même temps !

Faut oser Joséphine, ça c’est Bashung) et maintenant,  ( c’est Bécaud), il faut savoir

 En cloque (Renaud) la Joséphine, un polichinelle dans le tiroir, la brioche est au four.

Histoire de l’arobase – Chez les moine

Arobase, arobas, arrobe, escargot… en français comme dans toutes les langues la forme de l’@, caractère né au Moyen Age et non à l’orée de l’ère numérique, lui vaut des appellations aussi fantaisistes qu’évocatrices. Quelle est son origine et comment fut-il utilisé ?

Les plus petits le surnomment l’ « escargot ». L’arobase, « @ », signe indispensable et désormais universel, est une clef qui ouvre toutes les portes. Placé entre un nom et un « gmail.com » ou un « yahoo.fr », il nous permet de communiquer avec n’importe qui, pourvu que nous ayons la bonne adresse. Ne serions-nous pas surpris d’apprendre que ce caractère a au moins quinze siècles ?

Pour le comprendre, il faut imaginer une époque avant Gutenberg. Avant l’apparition d’une technique révolutionnaire qui n’apparaît qu’au milieu du XVe siècle : l’imprimerie. Une époque où les moines copistes s’attellent au dur labeur de reproduction et d’ornementation, à la main, d’ouvrages religieux. Il faut être efficace et rapide. Alors, pour gagner en vitesse, toutes les techniques sont bonnes.

Moine copiste. Illustration extraite de Histoire de France, par Gustave Gautherot (1934)
Moine copiste. Illustration extraite de Histoire de France, par Gustave Gautherot (1934)

Selon le linguiste Berthold Louis Ullman, le signe @ provient de la ligature (fusion de deux caractères consécutifs) « du ad latin (à ou vers en français) où le a et le d cursifs ont fini par se confondre », peut-on lire sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Concrètement ? Le d s’enroule autour du a. L’apparition du caractère @ daterait ainsi du VIe siècle.

Une fois sorti des chancelleries médiévales, l’@ resurgit en plein gothique au XIIe siècle. On le retrouve dans les comptes des marchands florentins symbolisant une unité de poids ou de mesure, l’amphore, sous la forme d’un a stylisé à la mode florentine. Pendant les siècles suivants il fut employé çà et là dans les écritures commerciales ou religieuses.

Mais c’est aux Etats-Unis que son usage s’est vraiment répandu dès le XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises. « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $ 20 » et se lisait « two chairs at twenty dollars ». L’usage en est resté pour les américains qui lisent toujours « at ». Et c’est tout naturellement pour cet usage comptable que ce symbole a fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885.

Lors de l’apparition des claviers informatiques quatre-vingts ans plus tard, le signe avait quasiment perdu son sens. Mais c’est précisément grâce à cette absence de signification dans le langage courant qu’il fut utilisé par les informaticiens comme marqueur logique et inséré dans les caractères informatiques standard (ASCII).

Et, comme le « at » américain pouvait aussi servir à localiser les choses, c’est sans doute pourquoi il a été choisi par l’ingénieur américain et inventeur du courrier électronique Ray Tomlinson en 1971 pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique. Rien de plus logique donc à ce que cette préposition ad, transformée en @, soit aujourd’hui utilisée pour distinguer le destinataire « arthur.dupont » de la messagerie qui l’abrite « gmail.com ». Si l’on devait traduire, cela donnerait : Arthur Dupont « à », « vers » ou « chez » gmail.com.

Mais alors pourquoi avoir baptisé ce glyphe « arobase » ? Les explications sont nombreuses. Selon la Bibliothèque Nationale de France, arobase serait la déformation de a rond bas (de casse), c’est-à-dire a minuscule entouré d’un rond. Un mot que l’on a confondu avec l’unité de mesure espagnole, l’arroba (25 livres espagnoles, soit 11,502 kg), elle-même issue de l’arabe ar-roub, signifiant le quart.

Le Petit Robert attribue au caractère @ le nom français « arrobe », également préconisé par la délégation générale à la langue française. La version française (AFNOR) de la norme ISO-LATIN-1 donne pourtant a commercial mais l’on a reproché à ce terme sa connotation mercantile dans le contexte massivement non commercial des débuts d’Internet.

Le Figaro et Bibliothèque nationale de France

source : La France pittoresque