Petit jeu de lettres – 42/237/19

une tranche vie pour un mot choisi par ma Lady : Marmoréennes

Les journées ne vont pas être mornes ; fini l’aquarelle, mon joli bouquet d’anémones devra attendre,  les loustics sont en vacances et les parents sont heureux de les amener pour un gardiennage papimaminesque. Vous ne connaissez pas ce mot ? Normal je viens de l’inventer. Bon on met les choses au point de suite. On ne maronne pas quand il faut ranger les jouets ou débarrasser la table, on ne grogne quand les adultes font leur sermon sur l’air de « quand j’étais petit », on ne tombe pas dans le pot de crème de marron, (oui je sais j’entends les puristes dire confiture de châtaignes)on ne marmonne pas dans sa barbe ( enfin c’est juste l’expression car de barbe il n’y en a point) quand Mamie raconte pour la centième fois qu’il faut se laver les mains, les dents les fesses avant de se coucher…

Quel rapport avec « marmoréennes » aucun bien sûr … Bonne semaine à tous…

Des mots, une histoire récolte – 22

Les mots de la récolté : Poule, talon, chapeau, grillage, imperméable, absence, émerveillement obscurité

Et moi j’ai encore compliqué avec trois mots tirés du dictionnaire des mots rares et précieux… pélamide un poisson, Pelle- à- cul un genre de siège de jardin, pelleverser – labourer avec un bêche

 

Le trésor

Depuis quelques minutes, j’observais Dédé, mon voisin occupé à pelleverser au milieu de ses salades. Les  talons dans la boue, le chapeau trempé, Dédé s’acharnait à remuer la terre mouillée, son vieux K-way, pas plus imperméable qu’une passoire était maculé de crasse. Curieux et soupçonneux de nature, aurait-il mis a jour un cadavre ? L’absence prolongée de la vieille Germaine m’avait toujours étonné voire inquiété, je m’approchais du grillage et je hélai le jardinier du dimanche ressemblant tôt à un épouvantail.

«  Que fais-tu  là Dédé par un temps à ne pas mettre un chien dehors ? »

Dédé ne répondit pas et continua sa tâche plus préoccupé que jamais. A mon tour je m’approchais bravant l’averse et la clotûre…

D’abord, je ne vis rien dans l’obscurité du trou que Dédé avait creusé. En regardant mieux, je vis un petit pélamide doré qui se tortillait désespérément pour échapper à la bêche de Dédé. Voyant mon émerveillement, tant cet animal minuscule était rare dans nos jardins, Dédé haussa les épaules puis s’assit dégoulinant sur sa pelle-à-cul. J’entrepris d’expliquer à Dédé qu’il fallait sauver cette espèce menacée et que c’était une chance qu’en avoir trouvé un spécimen dans son terrain, quand la poule rousse Germaine trouva l’animal à son goût et l’avala.

Au fil des jours – octobre ou vendémiaire

 Le  19 octobre  2019 correspond au 28 vendémiaire  An CCXXVIII  (228)

Fêtons  :  René

Embrassons   Laure Agnès et Isaac

rendons hommage à Frideswilde   Jogues, Aquilin

Dictons du jour

  • Pour la saint René, des vêtements chauds tu remets.
    À la saint René, couvre ton nez.

Ça s’est passé un 17 octobre   :  parce que  l’Histoire explique le  présent

Naissances :
1741 – Choderlos de Laclos

Décès :
1745 – Jonathan Swift auteur des « Voyages de Gulliver »
1167 – Jean Sans Terre fis d’Aliénor d’Aquitaine et de Henri II Plantagenêt

Evènements :

19 octobre 202 av. J.-C. : Hannibal est défait par Scipion à Zama

19 octobre 1935 : Fin de la Longue Marche

Au fil des jours – octobre ou vendémiaire

 Le  18 octobre  2019 correspond au 27 vendémiaire  An CCXXVIII  (228)

Fêtons  : Luc Lucas et Aimable

Embrassons   Mabel Gwendoline

rendons hommage à Procule   Marinos

Dictons du jour

  • À la saint Luc la pluie du vallon, fait de la neige sur le mont.

Ça s’est passé un 17 octobre   :  parce que  l’Histoire explique le  présent

Naissances :
1760 – Claude-Henri de Saint-Simon

Décès :
 1931 – Thomas Edison
 1982 – Pierre Mendès France

Député radical-socialiste de l’Eure dès 1932, Pierre Mendès France, d’une intégrité exemplaire, s’oppose en 1940 au maréchal Pétain et à la collaboration avec l’occupant nazi. Il tente de gagner le Maroc à bord du Massalia mais se fait arrêter par la police de Vichy.

Évadé en 1942, il gagne Londres et devient ministre de l’Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Mais à la Libération, il démissionne après le refus de De Gaulle de procéder à un échange des billets en circulation (comme en Belgique), pour piéger les trafiquants et taxer les fortunes des anciens collaborateurs.

Opposé à la guerre d’Indochine, il devient Président du Conseil après la chute de Dien Bien Phu, le 17 juin 1954, avec le soutien des communistes, bien que lui-même soit un anticommuniste convaincu.

Il mène à leur terme les négociations de Genève. Le 1er août 1954, son discours de Carthage ouvre la voie à l’indépendance de la Tunisie. Ses opposants et même certains de ses soutiens y voient aussi une incitation à la rébellion algérienne.

Mendès France laisse échouer le projet de Communauté europénnne de Défense (CED), ce qui lui est aussi reproché par les «européistes» de son camp. Le 6 février 1955, mis en minorité à l’Assemblée, il doit démissionner. Il va ensuite s’opposer au traité de Rome et au retour du général de Gaulle, ce qui lui coûtera son siège de député en 1958.

Les cendres de Pierre Mendès France ont été dispersées dans sa propriété de Louviers. Des voix s’élèvent aujourd’hui pour qu’il ait malgré cela les honneurs du Panthéon.

Evènements :
 1797 : traité de Campoformio
 1686 : Révocation de l’Edit de Nantes
 1534 : l’affaire des placards

L’Affaire des placards

La quintessence de la sapience – 42/19

Et chez mes aminautes :

Bonjour les expressions françaises,

lady Marianne, brave comme un bourreau qui fait ses Pâques

Monica  :  couper les cheveux en quatre

Tortue : La nuit tous les chats sont gris

 

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soleillant.lilou@gmail.Com

 

 

 

 

 

Brèves d’Histoire – Nuit tragique à Paris

17 octobre 1961
Nuit tragique à Paris

 

Sept ans après la « Toussaint rouge », trois ans après l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir, l’indépendance de l’Algérie apparaît inéluctable.

Pourtant, la France est plus perturbée que jamais par cette décolonisation qui n’en finit pas. La guerre s’est même transportée en métropole. Il n’y a pas de jour sans que des militants algériens soient assassinés par des militants de factions rivales, pas de semaine sans que des policiers soient également assassinés.

La tension entre policiers français et indépendantistes algériens culmine avec la manifestation meurtrière du mardi 17 octobre 1961.

Nuit du 17 octobre 1961 à Paris (DR)

Montée des tensions

Au cours des mois précédents, 22 policiers sont tombés en France métropolitaine sous les balles des commandos du FLN (Front de Libération Nationale), l’un des mouvements qui revendiquent l’indépendance des trois départements algériens.

Les syndicats de policiers réclament davantage de fermeté de la part du préfet de police de Paris, Maurice Papon. Le 5 octobre, celui-ci demande aux travailleurs algériens de ne plus circuler de nuit dans la capitale. Il autorise aussi l’interpellation de tout musulman de jour comme de nuit.

Pour protester contre ce couvre-feu discriminatoire, la Fédération de France du FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement, avec femmes et enfants, le 17 octobre, à 20h30, sur les Champs-Élysées.

Une manifestation nocturne à deux pas du palais de l’Élysée et de l’Assemblée nationale, avec une police chauffée à blanc par les attentats dont elle a été victime, c’est le drame assuré ! Le FLN veut user de cette provocation pour prendre le dessus sur le mouvement rival du MNA. Il ne lui déplaîrait pas non plus que la France soit mise en accusation sur la scène internationale.

Le drame survient comme prévu. Les forces de l’ordre affrontent sans ménagement les manifestants et les embarquent vers les commissariats. Des manifestants seraient même jetés dans la Seine !

On parle de 30 à 300 morts mais rien ne vient corroborer cette assertion. Ainsi ne retrouve-t-on sur le pavé ou dans l’eau aucun cadavre. Bien plus tard, en 1998, une commission d’enquête constituée par le Premier ministre Lionel Jospin concluera à un total de 25 corps de Nord-Africains déposés à la morgue dans les semaines qui ont suivi mais dont deux ou trois seulement auraient pu périr dans la nuit du 17 octobre.

La différence vient de l’imprécision des témoignages, des exagérations (on a cru voir des corps qui auraient dérivé sur la Seine jusqu’aux écluses), des insuffisances des enquêtes (on a assimilé à des victimes des personnes qui ont préféré disparaître dans la nature) etc. (…)

Au fil des jours – octobre ou vendémiaire

 Le  17 octobre  2019 correspond au 26 vendémiaire  An CCXXVIII  (228)

Fêtons  : Ignace Astrid

Embrassons   Zélie, Baudouin

rendons hommage à Anstrude, Soline   Louthiern

Dictons du jour

  • Si octobre est chaud, février sera froid.

Ça s’est passé un 17 octobre   :  parce que  l’Histoire explique le  présent

Naissances :
1760 – Claude-Henri de Saint-Simon

Décès :
 1705 – Anne de Lenclos dite Ninon courtisane et femme de lettre
 1849 – Frédéric Chopin
Frédéric Chopin est né d’une aristocrate polonaise et d’un père français, émigré en Pologne. Pianiste prodige, lui-même s’exile à Paris où il vit en donnant des leçons et se prend de passion pour le bel canto. Il va y puiser l’essentiel de son inspiration. Ses amis Eugène Delacroix et George Sand qualifient de «Note bleue» son toucher musical en demi-teinte…
Ce compositeur romantique, coqueluche des salons, s’est activement engagé dans les luttes révolutionnaires de son époque et en particulier le soulèvement des Polonais contre l’occupant russe. Mort prématurément de la tuberculose, il reste le symbole le plus attachant des liens qui unissent la France et la Pologne. Son corps repose au Père Lachaise, à Paris, mais son coeur, selon ses dernières volontés, est incrusté dans un pilier de l’église Sainte-Croix de Varsovie.

Evènements :
 1888 : Thomas Edison dépose un brevet pour son Phonograph optique (premier film)
 1855 : Le britannique Henry Bessemer fait breveter son procédé de fabrication de l’acier.
 1793 : Les Vendéens sont défaits à Cholet ici
 1968 : Révolte noire aux JO de Mexico
 1973 : Premier choc pétrolier

Brèves d’Histoire – L’ours Marco

L’animal au grand cœur du duc de Lorraine

Le duc de Lorraine Léopold Ier possédait un ours appelé Marco qui, durant l’hiver 1709 fit preuve d’une intelligence et d’une sensibilité dont bien des hommes peu charitables pourraient s’inspirer pour s’amender

Depuis René II, qui régna de 1473 à 1508, les ducs de Lorraine entretenaient entretenaient constamment dans leur Cour un ours, en reconnaissance du service que le canton de Berne, qui porte l’effigie de cet animal dans ses armes, rendit à ce prince qui pressa efficacement les autres Suisses à lui donner du secours contre le duc de Bourgogne.

L’ours du duc Léopold — ce duc régna de 1697 à 1729 — s’appelait Marco. Pendant le rude hiver de 1709, un petit Savoyard mourant de froid dans la grange où sa patronne l’avait logé, ainsi que quelques-uns de ses compagnons, eut un soir l’idée d’entrer dans la niche de Marco, sans réfléchir aux dangers qu’il courait en se livrant à la merci de l’animal qui l’occupait. Cependant l’ours, bien loin de faire du mal à cet enfant, le prit pour le réchauffer entre ses pattes et le serra près de sa poitrine, jusqu’au lendemain matin, lui laissant alors la liberté d’aller courir la ville.

Enhardi par le bon accueil de l’animal, le petit Savoyard retourna le soir à la hutte et fut reçu avec la même affection. Les nuits suivantes il n’eut pas d’autre retraite, et observa même avec beaucoup de plaisir que l’ours avait soin de lui réserver une partie de sa portion. Plusieurs jours se passèrent sans que personne ne s’aperçût de cette étrange intimité entre l’ours et l’enfant.

Mais un jour que le valet vint apporter le souper de son maître plus tard qu’à l’ordinaire, il fut fort étonné de voir l’animal, d’ordinaire si doux et si bon enfant, rouler des yeux furieux, paraître irrité et témoignant assez rudement son désir qu’on fît le moins de bruit possible, de peur d’éveiller un enfant qu’il tenait contre sa poitrine. De surcroît, quoique devant avoir faim, l’animal fort glouton ne parut nullement touché des mets qu’on lui présentait et ne se dérangea pas tant que dura le sommeil de l’enfant.

Ours et enfant. Chromolithographie réalisée vers 1910

La nouvelle s’en répandit bientôt à la Cour et parvint aux oreilles du duc Léopold, qui voulut être témoin, avec une partie de ses courtisans, de l’acte de générosité de Marco. Plusieurs gentilshommes, piqués également de curiosité, y passèrent la nuit, et virent avec surprise que cet ours ne remuait pas tant que son hôte voulut dormir. Au point du jour, l’enfant éveillé fut fort honteux de se voir découvert, et craignant d’être puni de sa témérité demandait pardon. L’ours le caressait et l’engageait à manger de ce qu’on lui avait apporté la veille ; ce qu’il fit sur l’invitation des spectateurs qui le conduisirent au prince.

Ayant appris toute l’histoire de cette singulière alliance, et le temps qu’elle avait duré, il prit soin de ce petit Savoyard, qui sans doute aurait fait fortune si la mort ne l’eût enlevé peu de temps après.