Poésie du mardi – Le bonheur 17/18

L’indulgence qui n’est pas de l’indifférence

L’indulgence qui n’est pas de l’indifférence
Et qui n’est pas non plus de la faiblesse, ni
De la paresse, pour un devoir défini,
Monitoire au plaisir, bénin à la souffrance.

Non plus le scepticisme et ni préjugé rance
Mais grand’délicatesse et bel accord béni
Et ni la chair honnie et ni l’ennui banni
Toute mansuétude et comme vieille France.

Nous serions une mer en deux fleuves puissants
Où le Bonheur et le Malheur têtes de flottes
Nous passeraient sans heurts, montés par le Bon sens,

Ubiquiste équipage, ubiquiste pilote,
Ubiquiste amiral sous ton sûr pavillon.
Amitié, non plus sous le vôtre, Amour brouillon.

Paul Verlaine extrait de Recueil 1891

Il n’a pas été que le vilain garçon, il a aussi écrit sur le bonheur.

Le jardinier amoureux

pour les Impromptus le thème de la semaine :

Après les hommages à Jacques Higelin, un peu de légèreté et un brin de folie :
Cinq éléments incontournables pour un texte !

un personnage : un jardinier amoureux
un lieu : au milieu du boulevard
un objet : un rouge à lèvres
un moment : avant la naissance de Gilles
un problème ou une anomalie : le linge qui séchait dehors a disparu

à l’eau de rose

Dans le grand parc du Palais royal de Coucouron sur Arzon, la fête battait son plein sous l’œil du grand maître jardinier, un génie. Les gens du monde entier et surtout les gens du monde  se pressaient auprès des massifs fleuris de roses merveilleuses s’exclamaient avec des grands  « Ah », se pâmaient avec des grands « Oh » devant cette symphonie de couleurs et de parfums. La belle Sophronue sous son ombrelle s’ennuyait fermement. Elle détestait  les roses et se demandait bien pourquoi elle avait accompagné Waudru sa cousine.

Au détour d’un massif, Eugénie lui présenta le Maestro des roseraies qui tomba immédiatement amoureux de la Belle Sophronue. Tout dans sa personne le fit frissonner. Ses cheveux bruns frisés s’échappant de son chapeau, ses yeux verts en amande et sa bouche soulignée d’un rouge à lèvres framboise, rien à jeter se dit-il !  Il multiplia les rendez-vous, fit de son mieux pour lui parler le langage des roses mais elle restait hermétique à ses nouvelles créations. Elle préférait les ancolies, les jacinthes sauvages et les coquelicots.  Elle poussait même son amour de fleurs champêtres à sa lingerie fine … Tout en dentelle de Calais et soie Liberty’s .

Pauvre génie floral, il n’arrivait pas à conquérir la demoiselle. Un jour, il la suivit et découvrit le logis de sa dulciné.  Bien malgré lui, il subtilisa petite culotte et soutien gorge qui séchait au gré d’un doux zéphyr.

– Ah ça mais s’écria Sophronue, ma lingerie, mon linge qui séchait dehors a disparu ! Tel Harpagon avec sa cassette, elle courut partout… Elle accusa Waudru de jalousie maladive.

Le jardinier amoureux serait-il fétichiste ? Que nenni ! C’est le seul moyen qu’il trouva pour séduire la Belle en lui rapportant son précieux bien.

Cette histoire que l’on me rapporta, s’est passée, il y a bien quelque mois, juste avant la naissance de Gilles, leur premier enfant. Depuis, plus de rosiers, rien que des pissenlits et des marguerites sauvages dans un parterre, fouillis herbacé au milieu du boulevard de Coucouron sur Arzon.

Tableau du samedi – Le printemps 16/18

Troisième semaine pour ce printemps des peintres. Le but de cet « Atelier » est, je pense, outre de redécouvrir des œuvres connues, de faire découvrir des peintres ou des toiles. Je remercie Lakévio pour m’avoir fait connaître Gisela Funke, artiste allemande contemporaine. Non que je soit fan de ce genre de peinture ma préférence étant pour les Impressionnistes mais il faut savoir ouvrir sa fenêtre et son esprit.  J’aime les couleurs vives et vivantes qui réchauffent et le dessin naïf..

le printemps gisela funke

Pour en savoir plus sur ce peintre notre amis Wikipédia y pourvoira !

Histoire de la poste dans le monde

De l’Antiquité à nos jours, comment les hommes communiquèrent-ils à distance ? Comment se transmirent-ils des informations écrites sur les supports les plus variés ?

Longtemps, cette initiative resta un instrument de gouvernement, strictement réservé au pouvoir et à ses agents. Puis, peu à peu, les particuliers multiplièrent à leur tour des instruments de liaison, mobilisant tous les moyens de transport. Aller plus vite et de manière plus fiable fut sans cesse un moteur de développement.

Conçue à l’origine pour remplir les caisses du Trésor, la poste devint ensuite un outil pour accroître les échanges commerciaux avec l’adoption du timbre-poste. Elle connut dans les années 1875-1975 l’équivalent d’un siècle d’or avec l’invention du train, de l’automobile et de l’avion. Considérée jusqu’à nos jours comme une institution étatique, symbole de progrès économique, humain et culturel, elle est désormais confrontée à une mutation sans précédent avec les nouvelles technologies. Que sera-t-elle demain ?

Histoire de la Poste dans le monde, par Camille Allaz

 

 

Source la France Pittoresque