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Sauter ou passer du coq à l’âne

Dans une discussion ou un écrit, passer brutalement d’un sujet à un autre, sans transition ni liaison.

 

Lady Marianne :  Pile ou face

Poésie du mardi – le vent –

 Un texte chanté pat Georges Brassens
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc’, prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau
Les jean-foutre et les gens probes
Médis’nt du vent furibond
Qui rebrouss’ les bois, détrouss’ les toits, retrouss’ les robes
Des jean-foutre et des gens probes
Le vent, je vous en réponds
S’en soucie, et c’est justic’, comm’ de colin-tampon
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc’, prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau
Bien sûr, si l’on ne se fonde
Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut’ raffolant de nuire à tout l’monde
Mais une attention profonde
Prouv’ que c’est chez les fâcheux
Qu’il préfèr’ choisir les victimes de ses petits jeux
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc’, prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau.
Paroliers : Adrian Nicholas Matthew Thaws

l’atelier de Ghislaine – 66

le sujet  est ici

 

Extrait du journal « la feuille des potins »
Faits divers : vol à la bijouterie de Jokari les Jouir
Propos recueillis par notre envoyé spécial sur place

Selon nos dernières informations, la femme qui a cambriolé la bijouterie de Monsieur et Madame Jules et Jacqueline Jacquard a été mise cet après midi en garde à vue et elle sera, dès demain, déférée au parquet. Elle sera jugée très prochainement. Je rappelle les faits.
Ceux-ci  remontent à jeudi dernier, jour de marché dans cette charmante petite bourgade normande.
Madame Jacqueline Jacquard qui était seule au magasin et elle  raconte :

J’étais sur le pas de la porte de mon magasin, je jaspinais avec ma voisine, Josie, propriétaire de la boutique de lingerie fine ; nous discutions de la jalousie des hommes quant au choix des petites culottes et strings de leurs compagnes, quand une dame est descendue d’un taxi. Je me rappelle bien du chauffeur, un homme à moustaches qui s’est mis à jurer comme un charretier parce que la rue était encombrée par le camion-poubelle en retard dans sa tournée. Elle pénétra dans ma boutique et me dit vouloir acquérir un bracelet et une bague pour l’anniversaire de sa fille.
Après m’être informée de ses critères de choix, je lui ai présenté plusieurs de nos plus beaux modèles. Pendant qu’elle admirait les objets j’ai pris le temps de l’observer. Plus toute jeune mais un regard bleu juvénile, une peau étonnamment lisse probablement due à un lifting récent et bien réussi… J’ai bien remarqué aussi ses vêtements chics, de la haute couture certainement, une jupe en soie blanche collante comme un fourreau et un pull noir en angora tricoté main. À ce moment que le facteur déposa le courrier en me disant avec un clin d’œil que la marée jusant permettait une baignade en soirée. C’est un copain d’école le Jeannot ! Profitant de l’ouverture de la porte, un petit chien, un bichon plein de poils, entra pour rejoindre sa maîtresse.
« – Oh ! Pardon, elle s’ennuie ma Jujube, » dit la cliente en la prenant dans ces bras.
Adorant les chiens, je lui fis des gratouilles et je me baissais derrière le comptoir pour prendre une friandise qu’elle accepta en remuant la queue.

– « Elle est toujours joyeuse quand on lui offre un gâteau susurra la dame souriante. »

Au bout d’une quinzaine de minutes, elle m’expliqua avec confusion, en minaudant dans un janotisme qui me fit penser que le français ne lui était pas très familier, qu’elle allait encore réfléchir un peu ; et elle sortit en laissant dans son sillage une trace de parfum identifiable : Jérémiade de  Jichenvy.
C’est alors que, rangeant les plateaux je me suis aperçue du larcin : deux belles pièces de ma collection : deux bagues, un brillant solitaire, un cabochon de jade et serti de diamants avaient disparus. Je vous pris de m’excuser, je suis encore très émue cela ne m’était encore jamais arrivé.»
Les gendarmes, dépêchés sur place, n’eurent aucun mal à identifier la suspecte : la description de la bijoutière était très précise. Elle était dans un bistrot devant une bière satisfaite d’avoir posé ses jalons tout en fredonnant les airs du juke-box venant de la rôtisserie d’à coté.
Emmenée au poste, la fouille se révéla négative. Bien entendu, elle nia toutes les assertions de vol même si elle montrait quelque signe d’impatience. Elle fut mise en cellule, le temps de recueillir les dépositions des divers témoins et informations complémentaires.
Ce n’est qu’en fin d’après midi, aucune preuve n’ayant pu être retenue contre elle, que le capitaine de gendarmerie décida de la remettre en liberté. Ah ! Enfin on reconnaissait son innocence : elle jubilait.
Mais au moment de signer la fin de la garde à vue, un brigadier est entré dans le bâtiment en pestant parce qu’il avait glissé sur une crotte qu’un petit bichon qui traînait dans l’entrée depuis le matin avait lamentablement déposée. D’ailleurs que faisait-il là ce clébard ?
Ses collègues, en riant, sont alors sortis sur le perron et ont découvert la petite chienne attachée qui attendait sa maîtresse. Mais un chien est un chien et même bien dressé, il fait ses besoins quand c’est trop pressant.
Et c’est au milieu des crottes que les gendarmes ahuris ont vu briller les pièces volées.
Interrogée, la femme reconnut avoir déjà pratiqué plusieurs fois ce genre de larcin mais que cette fois Jujube n’avait pas été sage.

A qui se fier ?

 

Un clin d’oeil ma mon amie Asphodèle 

Photo du mois – juin -Tout est parfait !

Thème : Parfait (ou presque),
choisi par Nanouk (http://1jalf.blogspot.ca/)
Note de l’auteur-e
À prendre littéralement ou avec une certaine ironie, à votre bon plaisir.
Nous sommes nombreux à avoir été tentés de proposer notre propre portrait et je ne doute pas que nous soyons tous parfait.. j’ai choisi :
Lors de notre voyage au Kirghizistan, nous avons vécu pendant trois jours au bord du lac Son-Köl perdu  situé dans le massif des  Tian Shan  à l’altitude de 3 016 m, au nord-ouest de la ville de Naryn. Nous étions seize « touristes » au milieu de nulle part avec pour compagnons les troupeaux de chèvres moutons et des chevaux magnifiques.
Nous avions pour nous laver que ce seul robinet au milieu d’un pré et un berger venait régulièrement l’approvisionner en eau chaude ! Presque parfait !

robinet au kirghisistan

Pour la perfection chez les Copinautes
Akaieric, Albane, Alexinparis, Amartia, Angélique, Betty, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Fille de l’Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

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Se ranger sur une même ligne, se placer, s’asseoir par ordre

D’après Littré, en rang d’oignon, locution adverbiale, signifie sur une même ligne ;

se mettre en rang d’oignon, c’est « prendre place dans une réunion où l’on n’est pas invité, dans une assemblée à laquelle on n’a pas le droit d’assister. On fait venir cette expression proverbiale, être assis en rang d’oignon, d’Artus de la Fontaine, baron d’Oignon, qui, faisant l’office de grand maître des cérémonies aux États de Blois [1576], assignait les places et les rangs des seigneurs et des députés. »

Mais Antoine Le Roux de Lincy (Proverbes, tome II), rapporte également Littré, s’interroge : « Ne vient-elle pas tout simplement de la manière dont les gens de la campagne assemblent les oignons avec des liens de paille, en plaçant les plus gros les premiers, et ensuite les autres ? »

Littré cite également l’opinion de Henri Gourdon de Genouillac (Les Mystères du blason, de la noblesse et de la féodalité, 1868), qui lui donne encore un autre sens : Artus de la Fontaine, baron d’Ognon — sans le i — originaire de la Picardie, fut nommé ambassadeur à Vienne et à Constantinople, puis grand maître des cérémonies sous les rois Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Aussi les Picards étaient-ils fiers de cet Artus, et chaque fois qu’un petit gentilhomme de la contrée se disposait à venir à Paris pour se produire à la cour, ne manquaient-ils pas de dire : Laissez-le faire, il veut se mettre au rang d’Ognon.

Salle où se tinrent les Etats Généraux de Blois (Château de Blois)
Salle où se tinrent les Etats Généraux de Blois (Château de Blois)

 

Chantons français – 24/18

Chanson d’hier  qui colle à notre actualité météoralogique : la mignonne Gigliola Cinquetti. Quelle fraicheur

 

Chanson d’aujourd’hui – une découverte pour moi qui n’écoute pas les nouveaux artistes qui me fatiguent avec leur rap. Là Maître Gims, une voix agréable, en duo avec Vianney. je trouve cela agréable. Le clip est très moyen mais tout ne peut être parfait

 

 

 

Poésie du mardi – 24/18

Chanson

Voici nouvelle joie,
La nuit pleine d’obscurité
Est passé ; et voici le jour,
Auquel marchons en sureté.
Chassant toute peur par amour,
Sans que nul se devoie :
Voici nouvelle joie

L’hiver plein de froid et de pleurs
Est passé tremblant et glacé ;
L’été plein de verdure et fleurs
Nous vient plus beau que l’an passé ;
Or chacun le voie
Voici nouvelle joie.

L’arbre sec et fâcheux à voir,
Raboteux, et dur à toucher,
Que nul ne désirait avoir,
Maintenant pouvons le toucher :
Il fleurit et verdoie
Voici nouvelle joie

Le rossignol qui s’est fâché
Pour la rigueur de l’hiver froid,
Maintenant il n’est plus caché,
Mais sur la branche se tient droit :
Il jargonne et verboie
Voici nouvelle joie.

Marguerite de Navarre