Tableau du samedi – Krysz tof Ludvin

Un grand merci à Lakévio qui est une source de culture picturale…

Ici une aquarelle avec un magnifique bouquet aux couleurs pastels… mais il y en a beaucoup d’autres que je vous proposerai plus tard.

46 - krysztof ludvin

Voici ce qu’il écrit :

J’utilise habituellement des couleurs de base, directement à partir du bouton.Bien sûr, j’utilise aussi le ton de la terre, passionnément des pièges et des parapluies. En fait, chaque couleur que j’utilise dépend du thème. Je peins habituellement avec la technique alla prima, de droite à gauche, tenant trois pinceaux dans la main, sans utiliser d’abord le fluide de masquage. Malgré la rapidité de la technique, réaliser une telle aquarelle prend rarement 30 minutes, mais plus souvent plus de temps. Je peins souvent avec de l’imagination? Je dois m’asseoir confortablement, analyser le sujet, imaginer déjà fini, peint. Je dessine habituellement avec un crayon à l’air libre, ou avec du charbon de bois et de la craie, puis sur la base d’un dessin en noir et blanc pour créer une aquarelle dans le studio. Très souvent utilisé pour faire une peinture à l’huile. Je travaille rapidement, nerveusement, sous l’influence du rythme de la musique, qui coule de l’espace derrière mon dos. Pendant la peinture, j’éteins parfois la lumière, si c’est le soir, pour contrôler le contraste de l’image. Pourquoi mes aquarelles semblent-elles comme disent les autres, magiques? Peut-être que mon style de vie est influencé par cela. Les gens que je rencontre, les ennuis quotidiens, la vulgarité, le romantisme, la mélancolie, le cynisme, la lutte pour le temps de la peinture, l’argent pour les photos, le thé au citron, l’alcool occasionnel (pas comme la coercition mais le plaisir). cœur, amour pour les femmes, leurs âmes et leurs corps, conversations avec d’autres peintres et architectes? artistes, en échangeant des expériences avec eux, etc. (2011)

Parmi les pinceaux et les peintures est à court de temps ; et ça s’arrête quand la couleur se répand sur le papier. K. Ludwin (1986)

Si j’étais – la gourmandise

oui oui je récidive et je vous invite à relire ou à écouter « Les lettres de mon moulin – Les trois messes basses ». Un bonheur qui dure 15 mn.

Une nouvelle de d’Alphonse Daudet ; Noël approche ce qui m’a remis en mémoire ce texte absolument délicieux où l’on voit le curé expédier les trois messes qui précèdent le repas festif…

 » Combien de dindes Garrigou » cette phrase prononcée avec une telle gourmandise révèle la manière dont notre brave curé va aborder ces agapes.

Prénom Corneille

Corneille tu bées aux corneilles !  Si tu crois que les cailles vont tomber toutes rôties, tu te mets le doigt dans l’œil ! Tu ferais bien de ne pas prendre racine ou tes vers ne feront pas merveille ; et comme dit la belle marquise de Brassens  « en attendant mon vieux Corneille, j’ai vingt six et je t’..

 

Mes excuses pour le retard mais WordPress a failli et nous étions bien ennuyés…

La photo du mois – ambiance automnale

Thème: Ambiance automnale, choisi par Josette (http://josydhoest.wordpress.com/)

ma photo prise dans un lieu-dit  « le cul du cerf » à Orquevaux en Haute Marne ; C’est un site connu des géologues pour en savoir plus

11 - novembre le cul du cerf

L’automne chez les copinautes

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Betty, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Cara, Carolyne, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l’Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Marie-Paule, Memories from anywhere, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sandrin, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Tataflo, Ventsetvoyages, Who cares?, Wolverine, Xoliv’, écri’turbulente.

Conte du lundi – Maison et jardin

Thème proposé par Lakévio 

Roland Lee aquarelle maison en Suisse

Nouveau départ

Les derniers rayons incandescents du soleil dardaient une lumière rouge quand Arthur aborda le dernier virage. Jamais, il n’avait imaginé un retour dans ce coin perdu au milieu des coteaux où se doraient les vignes du Beaujolais. La maison se découpa à l’horizon ; elle lui parut plus petite que dans son souvenir. Les muscles de son ventre se contractèrent, une douleur le traversa de part en part lui coupant le souffle au moment où il gara la voiture.
Le chant des tourterelles, lui arracha un sourire et ses mâchoires crispées depuis le début du voyage se relâchèrent enfin. Il acceptait la rupture. Il le devait il le fallait. Il n’avait pas le choix. Qui a dit qu’on a toujours le choix ? Certainement pas lui…. une rupture c’est une rupture et il ne voulait rien garder de cette vie ratée. Elle était allée vivre un autre amour, un amour vivant, impétueux, celui qui dure toujours lui avait-elle expliqué entre deux larmes de crocodile qui n’avaient pas trempé une demi douzaine de serpillières tout juste un mouchoir en papier très vite délité. Il avait cru qu’avec le temps, elle finirait par l’aimer mais quand l’un aime et l’autre pas autant construire des châteaux de sable.
Elle lui avait laissé le soin de fermer et de mettre l’appartement en vente. Elle filait destination Italie pour trois semaines. Pendant la première semaine, il avait erré de la cuisine au salon, puis du salon à la chambre. Il avait eu du mal à gérer cette solitude puis peu à peu, il avait senti son cœur s’alléger, son humeur maussade et chagrine s’inverser.
Hier, alors qu’il regardait le café qui s’écoulait goute à goutte, un souvenir surgit ; la main noueuse de sa grand-mère qui versait lentement l’eau bouillante sur la poudre odorante dans la vieille cafetière émaillée bleu ciel ; la poudre s’humectait et dégageait un arôme puissant. Aussitôt sa décision fut prise… sa sœur ne verrait aucun inconvénient à son installation dans la vieille bicoque. Son travail de graphiste, illustrateur d’album ou BD, lui permettait de résider où bon lui semblait. Il avait remplit une valise et trois cartons…Sa vie tenait là dans un mètre carré, dans le coffre de sa voiture.
La poussière et l’odeur de renfermé le fit tousser et éternuer dès qu’il pénétra dans la maison vide depuis longtemps. Mamie était décédée, une nuit sans souffrir. Dès que ses yeux se furent habitués à l’obscurité, son regard se posa sur les deux immenses pièces du rez-de-chaussée et d’un coup se rua dans les escaliers en pierre qui menaient aux chambres. Le deuxième sourire de la soirée s’accrocha à ses lèvres quand il vit que l’édredon de Mamie était étalé sur le lit mais dans quel état… Il ferma les yeux et s’assit sur la première marche. Les images défilèrent, douces, tendres ou coquines.
Il gambadait avec sa petite sœur dans les prés et au milieu des vignes, ses culottes courtes, laissant les ronces griffer ses cuisses marbrées par la fraîcheur matinale, la chienne Euphorie sur leurs talons.
Il goûtait les tartines de beurre recouvertes de copeaux de chocolat que Mamie râpait avec l’épluche-légume. Il courait, il battait en retraite dans le pigeonnier afin d’échapper au balai de genêts que Mamie brandissait parce qu’il était en retard ; il avait traîné trop longtemps près de l’étang pour attraper des grenouilles. Il dansait à la fête du village quand la liesse l’entraînait au milieu des lampions et des rubans multicolores voletant à tous les vents.
Arthur regarda les premières roses et les pivoines odorantes, les entendit lui susurrer la chanson du printemps et c’est un pas décidé qu’il débarrassa la voiture en quelques trajets.

 

Petit jeu de lettres – 140

140 - mots mélés perissologie

J’ai cru devenir folle… Des mots mêlés pour ma Lady .

Ne croyez pas que cela plus facile que d’écrire un texte… Courir la girole est-ce un vrai loisir ?

Et puis allez cueillir du persil en cette saison ; moi je fais grise mine. Heureusement le rossignol grisole à qui mieux mieux, si ce n’est dans les bois au moins dans ma tête. Et quelle  ogresse cette Lady, qui veut clarifier son bouillon avec de la gélose ;  la poisse moi je vous dis !

Et moi de conjuguer je ne suis pas grosse et je n’ai pas grossi en suçant de la réglisse.

Bon je brise là tout net et vais de ce pas préparer ma salade de gésier de volaille avec une petite frisée, un vrai bonheur pour mon fin gosier !

Comment c’est dimanche et je ne vais pas à l’église ? ben non, je préfère m’occuper de mes dernières roses ; elles sont si délicates avec leur corolle veloutée comme les soieries lyonnaises .

Ah mais au fait il manque un mot ; le trouverez vous ? Spolier non un autre de 12 lettres…

C’est un terme de littérature, une sorte de pléonasme qui consiste à ajouter à une pensée déjà exprimée d’autres termes qui sont surabondant.

Amusez-vous bien !