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Ephéméride – 20 septembre

Histoire du mois de septembre

20 septembre 1804 : mort de l’astronome Pierre Méchain

Il commença par découvrir, signaler et observer des comètes dont il calculait théoriquement les orbites, puis s’illustra en se livrant à des expériences de mesure de l’arc du méridien Dunkerque-Barcelone afin de déterminer précisément le mètre  pour approfondir

saint du jour  

Saint André Kim Taegon

et ses compagnons, martyrs en Corée, 1839-1867 (19ème s)

Embrassons aussi 

Eustache – Agapit – Hilarion – Davy – Dorymédon (que l’on ne confond pas avec Doryphore si jamais maitresse Jill retient ce prénom) – Eusébie et pour faire plaisir  Jean-Charles…

Dicton du jour 

Gelée blanche de saint Eustache, grossit le raisin qui tache.
Pour saint Agapit, si tu ne veux pas suer enlève tes habits.

 Expression du jour :  Mettre de l’eau dans son vin

Revenir d’un emportement passager et rentrer dans la modération

 

 

 

Mettre de l’eau dans son vin

Revenir d’un emportement passager et rentrer dans la modération

Les philosophes et les historiens grecs ont tous donné leur éloge au vin mélangé avec de l’eau, probablement parce qu’ils avaient reconnu les fautes et quelquefois même les crimes qu’engendre l’ivresse. Il est donc impossible de ne pas approuver leur opinion et de ne pas applaudir à Ia sagesse de ces peuples antiques qui érigèrent des statues à ceux qui leur apprirent à se modérer dans l’usage du vin.

Ils en attribuaient l’idée à Bacchus lui- même, quoiqu’il fut le dieu du vin. Ainsi, Pythagore, philosophe grec, cite, dans son ouvrage des Apothéoses, Achéloüs comme le véritable inventeur de la sobriété et commence en ces termes : « Crotoniates, gardez la mémoire d’Acheloüs, magistrat suprême de l’Etolie, contrée de la Grèce centrale, qui le premier mit de l’eau dans son vin. »

Voici une autre explication assez plaisante de cette locution proverbiale : « Deux personnes disputaient un jour fort chaudement sur un vers où l’on parle d’un vin réputé fameux chez les Romains, vers qui peut se traduire ainsi : Ils buvaient le Falerne et les larmes du monde. L’une d’elles soutenait que ce vers était fort beau et à chaque explication qu’elle en donnait, l’autre ne répondait que par ces mots : Qu’est-ce que cela prouve ? Le poète Lemière, témoin de la dispute, coupa court à l’entretien en disant : Cela prouve, sans aucun doute, que les Romains mettaient de Veau dans leur vin. »

Ouvrons Montaigne (XVIe siècle) et nous lirons dans ses Essais (livre III, chapitre 13) : « Cranaüs, roy des Athéniens, fut inventeur de cet usage de tremper le vin, utilement ou non, j’en ai vu desbattre. »

Mettre de l’eau dans son vin signifie donc, dans le sens propre, prévenir par le mélange des deux liquides les effets funestes du vin pur et, dans le sens figuré, calmer un emportement gros de menaces ou bien encore réduire les projets ambitieux à une mesure sage et dont l’exécution soit possible.

En résumé, on peut dire que l’homme sage met de l’eau dans son vin pour éviter l’ivresse, tandis que l’homme intempérant noie sa raison dans le vin pur. On compare à ce dernier les gens qui parlent bien haut, quand ils se croient auprès des autres les plus importants et les plus forts, mais qui se hâtent de baisser le ton quand ils rencontrent une supériorité devant laquelle ils doivent jouer un rôle plus modeste.

Ce proverbe peut encore s’appliquer à ces personnes qui abandonnent leur esprit à la conception de vastes projets et qui, en présence des difficultés que doit entraîner leur réalisation, reviennent bientôt de leurs résolutions pour en adopter d’autres dont l’exécution soit plus simple et plus facile.

Prénom Adonis

A la cour de Récré l’appel est pour Adonis et le rappel pour Ethel absente la semaine dernière

 

Mais où est-elle ?
Mais où Ethel passée ?
Avec Adonis
faire des kiss sur l’île de Kis Kos
Mais quoi de plus normal
Avec un tel mâle !
Ah Adonis ! Non je ne ferai pas la rime que vous craignez
Je n’ai pas cette malice.
Les yeux dans les volubilis et les amaryllis
La belle Aphrodite
Médite
Ce n’est pas un mythe
Quelque maléfice
Telle la chaude pisse !

Tableau du samedi – Léonor Fini

Née d’une mère italienne et d’un père argentin, Leonor Fini passe son enfance et son adolescence à Trieste en Italie, auprès de sa mère et de sa famille maternelle. Elle n’a pas connu son père, très tôt disparu. Dans un milieu bourgeois très cultivé, elle acquiert une culture cosmopolite. Elle quitte sa famille à 17 ans pour s’installer à Milan et commence à peindre, adoptant le classicisme et la peinture tonale à l’exemple de Carrà.

En 1937, elle quitte l’Italie pour Paris et rencontre André Breton et les surréalistes. Leonor Fini.jpgS’inspirant de leurs théories, elle expérimente le « dessin automatique ». Elle se lie d’amitié avec Georges Bataille, Victor Brauner, Paul Éluard et Max Ernst sans jamais intégrer le groupe, n’ayant aucun goût, selon elle, pour les réunions ni les manifestes. C’est en solitaire qu’elle explore un univers onirique mettant en scène des personnages aux yeux clos (des femmes le plus souvent). Des jeunes gens, un peu androgynes, alanguis face à des sphinges protectrices évoluent ou rêvent dans un climat de fête cérémonielle où l’érotisme flirte avec la cruauté. Chez elle, la femme est sorcière ou prêtresse, belle et souveraine.

Sa première exposition monographique a lieu à New York, en 19392. lire la suite ici

une exposition lui est consacrée à Paris jusqu’au 30 septembre à la galerie Minsky

36 - Fini-Leonor---Autoportrait-avec-un-scorpion---1943
autoportrait au scorpion 1938

photo du mois – septembre – palette

Palette de couleurs, thème choisi  par Philae

Il y a la palette d’automne, la palette d’été, et bien d’autre. je suis allée au plus simple en m’arrêtant sur le mot palette… Photo prise en Turquie où nous visitions justement un atelier de teinture.

septembre palette de couleur pour voir d’autres palettes

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l’Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Xoliv’, écri’turbulente, Sandrin

 

L’invention du martinet

Le martinet inventé par un  colonel de l’armée de Louis XIV

Au Moyen Age, et même au XVIIe siècle, la peine du fouet était souvent prononcée par les juges militaires et appliquée avec une rigueur extrême. Il fallut attendre le règne de Louis XIV pour qu’un certain colonel nommé Martinet adoucisse les peines, léguant son nom à un célèbre accessoire…u Moyen Age, et même au XVIIe siècle, la peine du fouet était souvent prononcée par les juges militaires et appliquée avec une rigueur extrême. Il fallut attendre le règne de Louis XIV pour qu’un certain colonel nommé Martinet adoucisse les peines, léguant son nom à un célèbre accessoire…

Officier contemporain du célèbre Charles de Folard (1669-1752), le colonel Martinet, de l’armée de Louis XIV, mérite une place à côté de ce tacticien par les changements qu’il a introduits dans les manœuvres de l’armée. Il est cependant probable que, sans quelques lignes de Voltaire, notre homme serait à peu près inconnu.

Il n’y avait point alors d’inspecteurs d’infanterie et de cavalerie comme on en a vu depuis (dit l’historien de Louis XIV) ; mais deux hommes uniques, chacun dans son genre, Martinet et le chevalier de Fourille, en remplissaient les fonctions. Martinet mettait l’infanterie sur le pied de discipline où elle fut par la suite. Fourille faisait la même charge dans la cavalerie.

Il y avait un an en 1669, que Martinet avait mis la baïonnette en usage dans quelques régiments. Avant lui on ne s’en servait pas d’une manière constante et uniforme. Cette arme terrible était connue, mais peu pratiquée, parce que les piques prévalaient. La formation des colonnes et des évolutions rapides dut aussi beaucoup aux combinaisons de Martinet. Il se distingua au fameux passage du Rhin chanté par Boileau ; mais le poète craignit de mêler à ses flatteries le nom vulgaire d’un officier de fortune. Martinet avait découvert au milieu du fleuve un gué qui ne laissait que peu de pas à franchir à la nage, et il avait imaginé des bateaux en cuivre ou pontons qui pouvaient se transporter aisément sur des charrettes ou à dos de mulet, comme cela se pratiqua dès lors.

Ses inventions furent d’une grande utilité à Louis XIV pour la réduction de la Hollande. On ne peut douter qu’il n’ait eu une part brillante aux autres faits d’armes du corps dont il avait perfectionné le service, et qu’en tout il n’ait fait faire à l’art des progrès plus considérables et plus réels que Folard. Cependant l’histoire, ne s’en est pas occupée.

source : la France pitorresque