La quintessence de la sapience – 34/19

Le rythme est repris enfin j’espère alors découvrons sans tarder les expressions de la semaine

Long comme un jour sans pain , pendre au nez, Bâtir des châteaux en Espagne

 

 

L’origine:

Au XVIIe siècle, « le coup de foudre » était un événement inattendu et en général désagréable, qui générait beaucoup de stupéfaction. A la fin du siècle, le « coup » avait déjà le sens d’ »évènement brutal et impressionnant ». On l’associa alors au domaine sentimental et aux émotions. La « foudre », quant à elle, symbolisa la rapidité (« rapide comme l’éclair »), mais également le feu, qui au figuré prend le sens de « passion ». Mais le « coup de foudre », en tant qu’émotion soudaine et violente ressentie à l’égard d’une personne ou d’une chose, n’est réellement apparu que vers la fin du XVIIIe siècle.

Chez mes aminautes : Long comme un jour sans pain , pendre au nez, Bâtir des châteaux en Espagne

 

Au fil des jours – août – Fructidor

Histoire du mois d’août

Avant Auguste, empereur romain, ce mois était nommé Sextilis, parce qu’il avait été autrefois le sixième mois de l’année ; il fut désigné depuis sous le nom d’Augustus par les Romains, et ce mot, dénaturé, est arrivé jusqu’à nous, réduit successivement, par les contractions, à cette seule syllabe, oût.

Le plébiscite et le sénatus-consulte qui autorisèrent à Rome le changement de nom, ont été conservés par Macrobe et Dion ; les motifs allégués par ces auteurs se rattachent aux principaux événements de la vie d’Auguste, tels que son premier consulat, ses trois triomphes, la conquête d’Egypte, la fin des guerres civiles, accomplis dans le cours du huitième mois de l’année. Plus tard Néron, par imitation, voulait faire appeler le mois d’avril Neroneus, mais cette tentative n’a pas été sanctionnée par la postérité.

Les Grecs célébraient pendant ce mois, dans la forêt de Némée, les jeux néméens, institués par Hercule. A Rome, on célébrait, au jour des Ides, la fête des esclaves et des servantes, en mémoire de la naissance de Servius Tullius, fils d’un esclave. Dans le même mois on crucifiait un chien ; il paraît que cet usage se rapportait à la prise du Capitole : c’était un anathème contre le silence des chiens, dont la vigilance fut en défaut ce jour-là. 

Le calendrier s’est imposé dans l’administration jusqu’en 1806 avant d’être jeté aux oubliettes par Napoléon Ier. Il en reste une litanie poétique inspirée par les saisons et la vie rurale, tout droit sortie de l’imagination de François Fabre d’Églantine, poète et politicien prévaricateur. Explorons-la pour le plaisir des sonorités…

« des fruits que le soleil dore & mûrit d’août en septembre »,

Le 22 août  2019 correspond au 06 Fructidor An CCXXVII  (227)

 fêtons  : Symphorien embrassons Marie-Reine ,

Dictons du jour 

  • Belettes blanches de la saint Symphorien, annoncent que l’hiver est en chemin.

Ça s’est passé un 21 août  :  parce que  l’Histoire explique le  présent

  • 22 août 1350 : Avènement de Jean II le Bon  

    Le 22 août 1350, Jean II le Bon (31 ans), fils de Philippe VI de Valois et Jeanne de Bourgogne, succède à son père sur le trône de France. Il est ainsi surnommé en raison de sa réputation de bravoure (bon est à prendre au sens de brave ou fougueux). Rien à voir avec de quelconques qualités humaines car le deuxième roi de la branche des Valois est aussi mauvais homme que piètre politique. Il va entraîner le royaume dans les pires déconvenues de son histoire…

  • 22 août 1358 : mort d’Isabelle de France fille de PHilippe IV le Bel dont les agissements furent important des l’Histoire de la tour de Nesle mais pas que… Voir ici 
  • 2 août 1962 : Attentat du Petit-Clamart

    Le 22 août 1962 survient l’attentat du Petit-Clamart, contre le général de Gaulle…

    Le président met à profit l’émotion qui secoue le pays pour proposer l’élection du président de la République au suffrage universel direct et non plus indirect. C’est la dernière touche au régime présidentiel qu’il a toujours souhaité pour le pays. On s’apercevra plus tard de l’ambivalence institutionnelle de ce régime, dont le caractère parlementaire se révèle en période de cohabitation…

Au fil des jours – août – Fructidor

Histoire du mois d’août

Avant Auguste, empereur romain, ce mois était nommé Sextilis, parce qu’il avait été autrefois le sixième mois de l’année ; il fut désigné depuis sous le nom d’Augustus par les Romains, et ce mot, dénaturé, est arrivé jusqu’à nous, réduit successivement, par les contractions, à cette seule syllabe, oût.

Le plébiscite et le sénatus-consulte qui autorisèrent à Rome le changement de nom, ont été conservés par Macrobe et Dion ; les motifs allégués par ces auteurs se rattachent aux principaux événements de la vie d’Auguste, tels que son premier consulat, ses trois triomphes, la conquête d’Egypte, la fin des guerres civiles, accomplis dans le cours du huitième mois de l’année. Plus tard Néron, par imitation, voulait faire appeler le mois d’avril Neroneus, mais cette tentative n’a pas été sanctionnée par la postérité.

Les Grecs célébraient pendant ce mois, dans la forêt de Némée, les jeux néméens, institués par Hercule. A Rome, on célébrait, au jour des Ides, la fête des esclaves et des servantes, en mémoire de la naissance de Servius Tullius, fils d’un esclave. Dans le même mois on crucifiait un chien ; il paraît que cet usage se rapportait à la prise du Capitole : c’était un anathème contre le silence des chiens, dont la vigilance fut en défaut ce jour-là. 

Le calendrier s’est imposé dans l’administration jusqu’en 1806 avant d’être jeté aux oubliettes par Napoléon Ier. Il en reste une litanie poétique inspirée par les saisons et la vie rurale, tout droit sortie de l’imagination de François Fabre d’Églantine, poète et politicien prévaricateur. Explorons-la pour le plaisir des sonorités…

« des fruits que le soleil dore & mûrit d’août en septembre »,

Le 20 août  2019 correspond au 04 Fructidor An CCXXVII  (227)

 fêtons  : Christophe, Noémie embrassons Graziella ,  et rendons hommage à Quadratus, Cyriaque et Euprépius

Dictons du jour 

  • Je suis le mois d’août où nul loisir on ne peut prendre ou séjourner,
    Mais faucher faner par plaisir, mettre en grange, battre et vanner.

Ça s’est passé un 21 août  :  parce que  l’Histoire explique le  présent

  • 21 août 1940 : décès de Trosky  Coyoacan (Mexique) assassiné par Staline
  • 21 août 1853 : la France découvre la corrida  ( moi je dis que c’est une horreur )
  • 21 août 1911 : On a volé la Joconde voir ici
  • 21 août 1941 : Attentat au métro Barbès

Le 21 août 1941, à Paris, un militant communiste de 22 ans, Pierre Georges, futur «colonel Fabien», se rend au métro Barbès et abat le premier Allemand qu’il croise sur le quai, l’aspirant Moser. Cet attentat fait suite à l’invasion de l’URSS par la Wehrmacht et à l’entrée des communistes français dans la résistance contre l’occupant nazi.

L’objectif des communistes est l’affrontement frontal avec l’ennemi. Ils veulent de la sorte attiser la répression et immobiliser en France un maximum de divisions allemandes qui seront de ce fait rendues indisponibles pour combattre sur le front oriental, en URSS.

À Vichy, dès qu’est connu l’attentat du métro Barbès, le ministre de l’Intérieur Pierre Pucheu décide de punir le crime sans attendre en faisant exécuter six «communistes». De cette façon, il espère dissuader les Allemands de s’immiscer dans le maintien de l’ordre.

Dès le 23 août, une loi crée un nouveau tribunal, les Sections Spéciales, habilité à rejuger des condamnés en violation du sacro-saint principe de non-rétroactivité des lois (nulla poena sine lege).

Trois malheureux emprisonnés pour des délits mineurs ou la diffusion de tracts communistes sont extraits des prisons de Paris, rejugés à la hâte en qualité de présumés terroristes et guillotinés dès le lendemain matin dans la cour de la prison de la Santé. Les juges requis pour le tribunal n’osent cependant aller au bout de leur mission.

Ce n’est que le 24 septembre 1941 que le ministre obtient ses trois autres têtes, après avoir dû créer le 7 septembre un nouveau Tribunal d’État composé d’un seul magistrat «en activité ou en retraite» !

Au fil des jours – août – Thermidor

Histoire du mois d’août

Avant Auguste, empereur romain, ce mois était nommé Sextilis, parce qu’il avait été autrefois le sixième mois de l’année ; il fut désigné depuis sous le nom d’Augustus par les Romains, et ce mot, dénaturé, est arrivé jusqu’à nous, réduit successivement, par les contractions, à cette seule syllabe, oût.

Le plébiscite et le sénatus-consulte qui autorisèrent à Rome le changement de nom, ont été conservés par Macrobe et Dion ; les motifs allégués par ces auteurs se rattachent aux principaux événements de la vie d’Auguste, tels que son premier consulat, ses trois triomphes, la conquête d’Egypte, la fin des guerres civiles, accomplis dans le cours du huitième mois de l’année. Plus tard Néron, par imitation, voulait faire appeler le mois d’avril Neroneus, mais cette tentative n’a pas été sanctionnée par la postérité.

Les Grecs célébraient pendant ce mois, dans la forêt de Némée, les jeux néméens, institués par Hercule. A Rome, on célébrait, au jour des Ides, la fête des esclaves et des servantes, en mémoire de la naissance de Servius Tullius, fils d’un esclave. Dans le même mois on crucifiait un chien ; il paraît que cet usage se rapportait à la prise du Capitole : c’était un anathème contre le silence des chiens, dont la vigilance fut en défaut ce jour-là. 

Le calendrier s’est imposé dans l’administration jusqu’en 1806 avant d’être jeté aux oubliettes par Napoléon Ier. Il en reste une litanie poétique inspirée par les saisons et la vie rurale, tout droit sortie de l’imagination de François Fabre d’Églantine, poète et politicien prévaricateur. Explorons-la pour le plaisir des sonorités…

Thermidor : il tirait son nom « de la chaleur tout à la fois solaire et terrestre qui embrase l’air de juillet en août 

Le 17 août  2019 correspond au 30 Thermidor An CCXXVII  (227)

 fêtons  : Jeanne Eusèbe Hyacinthe , embrassons Gianna,  et rendons hommage à Alypius, Carloman et Mammès

Dictons du jour 

  • À la saint Hyacinthe, on peut semer sans crainte.

Ça s’est passé un 17 août  :  parce que  l’Histoire explique le  présent

  • 17 août 1661 : première représentation des Fâcheux, comédie de Molière ici
  • 17 août 1661 : Une fête trop somptueuseLe soir du mercredi 17 août 1661, à Vaux-le-Vicomte, Nicolas Fouquet étale sa splendeur au cours d’une fête plus somptueuse que jamais. Elle lui coûtera sa liberté…
  • 17 août 1847 : Assassinat de la duchesse de Choiseul-Praslin

Dans la nuit du 17 au 18 août 1847, la duchesse de Choiseul-Praslin (40 ans) est assassinée dans son hôtel particulier du faubourg Saint-Honoré, à Paris.

Ce drame familial va jeter l’opprobre sur les vieilles élites aristocratiques et sur la monarchie de Juillet installée dix-sept ans plus tôt par Louis-Philippe 1er.

Un crime mystérieux

La veille au soir, le duc et son épouse sont rentrés des eaux et ont donné congé à leur nombreuse maisonnée, à l’exception de trois ou quatre domestiques. Leurs neuf enfants, dont huit filles, sont allés au lit sans trop tarder. Eux-mêmes ont ensuite gagné leur chambre respective.

Vers deux heures du matin, les domestiques sont alertés par la sonnette de la chambre de Madame. Ils entendent des cris et des bruits de pas. Quand ils entrent enfin, la duchesse est étalée sans connaissance au pied du canapé. La chambre porte la trace du plus grand désordre et d’une lutte violente.

Les domestiques ne sont pas sans remarquer au même moment de la fumée qui sort de la cheminée de la chambre du duc. Celui-ci arrive en se lamentant et ose, entre deux sanglots, cette question aux domestiques : «Mais qui est entré le premier ?». L’ayant répété avec insistance, le domestique se désigne.

_ Et qu’avez-vous vu ?
_ Je n’ai vu que la pauvre duchesse.
_ Et qu’a-t-elle dit?
_ Elle n’a rien pu dire.
_ Ah…

La duchesse expire à l’arrivée de la police sans avoir repris connaissance. Elle a reçu 33 coups de couteau et a été achevée à coups de crosse de revolver. voir la suite ICI

Brèves d’Histoire – Un fête somptueuse

17 août 1661

Le soir du mercredi 17 août 1661, Nicolas Fouquet (46 ans) étale sa munificence à l’occasion d’une fête somptueuse organisée par son talentueux maître d’hôtel François Vatel.

Le puissant surintendant général des Finances a invité le roi et la Cour en son château de Vaux, au sud-est de Paris (aujourd’hui Vaux-le-Vicomte).

Vue aérienne du château de Vaux-le-Vicomte, 2014 (photo : Chicurel, Lourdel), DR

Le roi blessé dans son orgueil

Le jeune Louis XIV (23 ans) arrive à six heures du soir en compagnie de sa mère, la reine Anne d’Autriche, et de quelque six cents courtisans.

La reine Marie-Thérèse, enceinte, n’a pu se joindre à la fête mais le roi se console avec sa jeune maîtresse, la douce Mademoiselle de La Vallière. Parmi les autres absents de marque, on peut noter le ministre Colbert, soucieux de se démarquer de son ennemi intime, Fouquet.

Le roi a l’humeur maussade. Depuis la mort de Mazarin, quelques mois plus tôt, il a pris le parti de diriger en personne le gouvernement et attend de tous ses ministres et conseillers qu’ils lui soient loyaux. Ce n’est pas précisément le cas de Fouquet, qui abuse de sa position d’héritier présomptif de Mazarin et continue de s’enrichir en cachette du souverain.

L’invitation à Vaux apparaît dans ce contexte d’une extrême maladresse…

Une nuit féerique

Le décorateur du surintendant, Le Brun, fait les honneurs du château. Il montre les allégories, écureuils et soleil, qui désignent le surintendant lui-même, que tout le monde ici appelle « Monseigneur ». Le roi apprécie modérément cet étalage de vanité !

Ensuite, les invités sont répartis dans différentes pièces du château pour consommer un ambigu. Le terme désigne un buffet sur lequel sont présentés simultanément tous les plats, du salé au sucré. Toute la cour est servie dans de très luxueux couverts en vermeil (un luxe inaccessible au roi lui-même !).

Après la collation, les « deux Baptiste » Molière et Lully donnent dans les jardins une comédie-ballet, la première du genre, Les Fâcheux. Pendant les intermèdes, des elfes sortent de derrière les ifs et servent gâteries et diamants aux dames.

En retournant vers le château, le roi et la cour sont éblouis par un feu d’artifice au-dessus de l’édifice. Selon une source incertaine, une loterie aurait eu lieu ensuite avec distribution de diamants et d’armes.

D’après les compte-rendus du temps, pas forcément objectifs, le roi et la Cour seraient repartis comblés, à deux heures du matin, « la bonne chère ayant été accompagnée du divertissement d’un fort agréable ballet, de la comédie et d’une infinité de feux d’artifice dans les jardins de cette belle et charmante maison, de manière que ce superbe régal se trouva assorti de tout ce qui peut se souhaiter dans les plus délicieux… » (La Gazette).

Quant à Jean de La Fontaine, il rapporte à son ami M. de Maucroix, dans une lettre du 22 août : « Tout combattit à Vaux pour le plaisir du roi, La musique, les eaux, les lustres, les étoiles. »

Pourtant, le sort ultérieur de Nicolas Fouquet accrédite l’idée que le roi s’est senti humilié et aurait même regagné son château de Fontainebleau sans attendre la fin de la fête. L’historien François Bluche indique qu’il aurait songé à faire arrêter sur le champ le surintendant mais en aurait été dissuadé par sa mère Anne d’Autriche, qui ne voulait pas enfreindre les règles de l’hospitalité. Où que soit la vérité, il est vraisemblable que cet étalage de luxe a renforcé la détermination de Louis XIV d’abattre son trop puissant surintendant.