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Au fil des jours – juin ou Prairial

Juin est représenté « sous la forme d’un homme nu, montrant du doigt une horloge solaire, pour signifier que le soleil commence à descendre ; il porte une torche ardente, symbole des chaleurs de la saison ; derrière lui est une faucille, parce que le temps de la moisson approche. »Le mois de, juin était consacré à la déesse Junon, femme de Jupiter et mère de Vulcain, d’Hébé et de Mars.

Fille de Saturne et de Rhée, épouse de Jupiter, Junon mit souvent le trouble dans l’Olympe par son caractère jaloux et vindicatif. Ses cruautés sont bien connues : la pauvre nymphe Chélonée, coupable de retard le jour du mariage de Junon, fut métamorphosée en tortue ; la reine des Pygmées, Pigas, coupable d’avoir osé se comparer à l’épouse de Jupiter, fut changée en grue ; les filles de Proctus, qui s’étaient proclamées plus belles que Junon, furent changées en génisses ; la nymphe Callisto fut changée en ourse… Junon, qui avait, comme on le voit, le génie des transformations, persécuta en outre Latone et Apollon, le berger Pâris, la nymphe Écho.

A Rome on célébrait le 1er juin la fête de Junon Monela, ainsi nommée à cause d’un de ses temples dans lequel on fabriquait la monnaie. Ce même jour on célébrait la fête des Tempêtes et l’on offrait des sacrifices à Carna, déesse qui présidait au coeur, au foie et aux entrailles du corps humain. Carna était aussi la déesse des gonds de portes (!). On offrait à la déesse de la bouillie faite avec du lard et de la farine de fèves ; la fête s’appelait Fabaria(fève). Le 8 juin, on fêtait Mens, déesse de l’intelligence ; le 20 juin était consacré à Summanus, dieu des éclairs et du tonnerre ; le 24 juin, jour du solstice d’été, était réservé à la Fortune, fille de Jupiter, qui avait à Rome plus de temples à elle seule que toutes les autres divinités réunies.

Le 18 juin  2019 correspond au 30  prairial An CCXXVII  (227)

Le calendrier s’est imposé dans l’administration jusqu’en 1806 avant d’être jeté aux oubliettes par Napoléon Ier. Il en reste une litanie poétique inspirée par les saisons et la vie rurale, tout droit sortie de l’imagination de François Fabre d’Églantine, poète et politicien prévaricateur. Explorons-la pour le plaisir des sonorités…

18 juin   au calendrier :

fêtons  : Léonce    puis embrassez  Elisabeth  si vous en connaissez Fortunat, Caloger

Dictons du jour 

  • Pluie de saint Léonce, pour trente jours s’annonce.

Ça s’est passé un  18 juin   :  quand l’Histoire explique le  présent

  • 18 juin 1538 : trêve de dix ans conclue à Nice, entre François Ier
    et l’empereur Charles-Quint.

Le pape, en considération de cette trêve, dont tout l’honneur était dû au cardinal de Bourbon, accorda au chancelier de France, et aux officiers du parlement de Paris, le droit de nommer chacun à un bénéfice vacant, dans l’église qu’ils choisiraient. Ce droit s’appelait droit d’induit.

  • 18 juin 1799 : coup d’Etat au sein du Directoire
  • 18 juin 1940 : L’Appel
    Le 18 juin 1940, sur les ondes anglaises, le général de Gaulle lance aux Français qui se trouvent en Angleterre ou viendraient à s’y trouver un appel à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre les Allemands qui, au même moment, envahissent la France. L’Appel est diffusé sur les ondes le soir, vers 22 heures, et rediffusé le lendemain vers 16 heures... la suite ici

 

 

 

Brèves d’histoire – le Directoire

18 juin 1799 : coup d’Etat au sein du Directoire

Le coup d’Etat frappé le 18 fructidor (4 septembre 1797) par le Directoire avait marqué l’apogée de sa puissance, tout en détruisant son caractère de constitutionnalité. Pendant quelque temps, il n’eut à redouter aucune opposition intérieure, et, par les traités de Campo-Formio, de Rastadt, il avait imposé la paix au continent.

Paul Barras
Paul Barras

« Ce fut au milieu de ces désastres militaires et du mécontentement général, que se firent les élections de floréal an VII (mai 1799) : elles furent républicaines, comme celles de l’année précédente. Le Directoire ne se trouva plus assez fort contre les malheurs publics et les rancunes des partis. La sortie légale de Rewbell, que remplaça Sieyes, lui fit perdre le seul homme qui pût faire tête à l’orage : elle introduisit dans son sein l’antagoniste le plus déclaré de ce gouvernement compromis et usé.Les élections de floréal an VI (mai 1798) ne lui furent point favorables : il les annula, en grande partie, comme anarchiques. Le 22 floréal, il frappa le parti des républicains exclusifs, comme, le 18 fructidor, il avait frappé celui des royalistes. Cependant les hostilités avaient recommencé en Italie et sur le Rhin : Schérer, Moreau lui-même essuyaient des défaites où Bonaparte, alors en Egypte, n’avait trouvé que des victoires.

« Les modérés et les républicains se réunirent pour demander compte aux directeurs de la situation intérieure et extérieure de la république. Les conseils se mirent en permanence. Barras abandonna ses collègues. Le déchaînement des conseils se dirigea uniquement contre Treilhard, Merlin et La Réveillère, derniers soutiens de l’ancien Directoire. Ils destituèrent Treilhard, parce qu’il n’y avait pas eu, ainsi que l’exigeait la Constitution, une année d’intervalle entre ses fonctions législatives et directoriales. L’ex-ministre de la justice, Gohier, fut aussitôt mis à sa place. » (Mignet, Révolution française)

Alors les orateurs des conseils attaquèrent vivement Merlin et La Réveillère, qui recoururent d’abord aux apologies, aux transactions, mais qui, livrés à leurs propres forces par la sortie de Rewbell, la destitution de Treilhard et l’abandon de Barras, finirent par capituler et se démettre de l’autorité directoriale. « Cette victoire, ajoute l’historien déjà cité, que remportèrent les républicains et les modérés réunis, tourna au profit des uns et des autres. Les premiers introduisirent le général Moulins dans le Directoire ; les seconds y firent entrer Roger-Ducos.

« La journée du 30 prairial, qui désorganisa l’ancien gouvernement de l’an III, fut, de la part des conseils, la revanche du 18 fructidor et du 22 floréal contre le Directoire. A cette époque, les deux grands pouvoirs de l’Etat avaient violé, chacun à son tour, la Constitution : le Directoire, en décimant la législature ; la législature, en expulsant le Directoire. Cette forme de gouvernement, dont tous les partis avaient à se plaindre, ne pouvait avoir une existence prolongée. »

Brèves d’histoire – Insurrection à Berlin

17 juin 1953 : Insurrection ouvrière à Berlin-Est

Une insurrection ouvrière éclate à Berlin-Est, le 16 juin 1953, à l’initiative des ouvriers du bâtiment qui travaillent sur la Stalinallee. Elle s’étend le lendemain à toutes les villes de la République Démocratique Allemande.

Les ouvriers dénoncent l’augmentation des cadences dans les usines et les chantiers, à salaire constant. Ces nouvelles conditions de travail leur ont été imposées par le gouvernement communiste que l’Union soviétique a mis en place dans sa zone d’occupation militaire, après l’effondrement de l’Allemagne nazie.

soulèvement à Berlin-Est en juin 1953

Naissance de la RDA
La zone d’occupation a été transformée en un État communiste, la République Démocratique Allemande (ou RDA) le 7 octobre 1949, après que les occupants en eurent pillé les ressources et transféré chez eux une grande partie des machines et des équipements industriels.

Staline a placé à la tête de la RDA le secrétaire général du parti socialiste unifié (Sozialistische Einheits Partei, ou SED), Walter Ulbricht. Celui-ci collectivise sans tarder les grandes propriétés agricoles des anciens nobles prussiens, les Junkers. Il pressure par ailleurs la classe ouvrière.

Mais après la mort de Staline, le 5 mars 1953, un séisme politique secoue le Kremlin. Beria, le nouvel homme fort de Moscou, annonce une amnistie politique pour un million de prisonniers soviétiques.

L’insurrection de l’espoir
Dans les pays soumis au joug soviétique, on se prend à espérer… C’est ainsi qu’éclate en RDA l’insurrection ouvrière de juin 1953. À Berlin-Est, la capitale, 60 000 manifestants s’en prennent aux symboles du pouvoir communiste.

Walter Ulbricht, faute de mieux, appelle les Soviétiques à la rescousse. Les chars noient l’insurrection dans le sang, au prix d’un grand nombre de victimes. Au moins 80 morts et 25 000 arrestations.

soulèvement à Berlin-Est en juin 1953

Ce soulèvement démocratique et anticommuniste vaut à Beria, le successeur de Staline, d’être évincé du pouvoir le 26 juin suivant, arrêté et aussitôt exécuté sur les ordres d’un apparatchik, Nikita Khrouchtchev.

La répression laisse les Occidentaux indifférents. Au plus fort de la guerre froide et quelques mois à peine après les éloges dithyrambiques qui ont accompagné les funérailles de Staline, ils se résignent à la coupure de l’Europe en deux.

Les Allemands de l’Est échappent comme ils le peuvent à la répression. Sur 19 millions d’habitants, plus de 3 millions s’enfuient à l’Ouest avant la construction du mur de Berlin le 13 août 1961.

source Hérodote

Petit jeu de lettres -219- Circonlocutions

le mot choisi par Lady Marianne

CIRCONLOCUTIONS

Détours de langage qui, en évitant les termes précis,
visent à masquer la pensée ou à adoucir ce que l’on veut dire.

Piocher dans les lettres  pour composer des mots à glisser dans un texte

Comme je n’ai pas fait de texte je pousse un grand cocorico pour réveiller les vieux croûtons, je chante des coin-coin à tue tête pour tous ceux qui vont passer bac, concours et autres examens et souhaite bonne chance à tous les courageux qui iront grimper les falaises sans tricounis.

Bises à tous

Tableau du samedi – 24/19

Un petit tour chez les femmes peintres si peu connues et reconnues

Anna Ancher, née le 18 août 1859 à Skagen et morte le 15 avril 1935 dans la même ville, est une peintre danoise associée aux peintres de Skagen. Elle est la seule artiste de ce groupe née et élevée à Skagen, ainsi que la seule femme.

Elle a été l’épouse d’un autre membre de ce groupe, le peintre Michael Ancher.

Le soleil dans la pièce bleue me frappe  par la lumière et la transparence si difficile à rendre avec les bleus et la chevelure de l’enfant donne un point de fuite intéressant.

 

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La photo du mois – Le village

Marie Paule a choisi le sujet : 

Ah que ce thème me triture me perturbe et m’ennuie. Mon village n’est pas de caractère particulier. Des lotissements, village dortoir de Chaumont. Trois cents habitants à la louche et situé à cinq kilomètres de Chaumont préfecture de la Haute Marne ! et pour une préfecture c’est un fantôme presque un désert… mais bon on choisit pas toujours on l’on vit. Donc un coin paumé au milieu de bois et des grandes cultures des céréaliers. Alors choisir entre des maisons alignées les unes à coté des autres et des coins de forêt, j’ai choisi le coin de forêt. Mais je suis Lyonnaise de naissance….

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Construit sur une butte au moyen age, il y avait un château. En bas de cette colline, coule la Marne presque à sa source, et le canal de la Marne à la Saône (canal de Bourgogne). Le village domine la Marne et un pont a servi pendant la dernière guerre de frontière. Il fallait un ausweiss pour passer de l’autre côté…

J’espère que mes aminautes ont un village plus convaincant

 Akaieric, Alexinparis, Amartia, Angélique, Betty, Blogoth67, Brindille, Cara, Christophe, Cocazzz, Cynthia, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, Travelparenthesis, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente</

La quintessence de la sapience – 24/19

Vous proposez une expression pittoresque de notre belle langue française.Vous pouvez développer et  illustrer selon votre envie.

Tortue : Avaler des couleuvres

Lady MariannePartir les pieds devant

Monica Breiz : laisser pisser le mérinos 

Renée : 

Baver des ronds de chapeau

 Être dans une situation (très) pénible. Souffrir, supporter des mauvais traitements.
Origine
À l’origine, vers la fin du XIXe siècle, « en baver » (tout court) s’appliquait à quelqu’un qui était béat d’admiration, avec l’image de celui qui reste longuement la bouche ouverte au point que la salive finit par en couler.
C’est au début du XXe que le sens bascule, peut-être par mélange et volonté d’en adoucir la vulgarité avec la version « en chier ».

À peine plus tard, viennent se greffer les ronds de chapeau ou ceux de citron.
Mais pourquoi donc ?

Claude Duneton propose une explication pour ceux de chapeau, ceux de citron n’en étant probablement qu’une simple variante plaisante.
Le « rond de chapeau », d’abord appelé « rond de plomb » était un morceau de plomb circulaire qui servait à maintenir leur forme aux chapeaux. À l’époque où les chapeaux et leurs ronds étaient des objets communs, ces objets ont dû inspirer ceux qui ont inventé le complément à l’expression, car ils devaient facilement imaginer que celui qui chiait des ronds de chapeau devait en baver un maximum.

Exemple
« Prenons le cas de Mozart, mort à trente-cinq ans après en avoir bavé de toutes les façons : jamais je n’ai pu arriver à le plaindre, cet animal-là (…) »
Jean Dutourd – Pluche

« Je vous aurai sous ma coupe… Avec moi, vous en baverez des ronds de chapeau. »
Yves Gibeau – Allons-z-enfants