Brèves d’histoire – Ecole laïque

Le 29 mars 1880, le ministre de l’Instruction publique Jules Ferry prend deux décrets par lesquels il ordonne aux Jésuites de quitter l’enseignement dans les trois mois. Il donne aux enseignants des congrégations catholiques non autorisées le même délai pour se mettre en règle avec la loi ou quitter aussi l’enseignement.

5 000 congrégationnistes sont presque aussitôt expulsés sans ménagement excessif et certaines municipalités anticléricales font du zèle en expulsant aussi les religieuses qui se dévouent dans les hôpitaux. C’est le début d’une active politique de laïcisation de l’enseignement par Jules Ferry, fervent républicain athée et franc-maçon issu d’une riche famille de libres penseurs de Saint-Dié (Vosges).

Mais il ne faut pas oublier que l’école était déjà devenue obligatoire, François Guizot qui est le véritable père de notre école actuelle. 

La laïcisation de l’enseignement mise en oeuvre par Jules Ferry n’a rien à voir, soulignons-le, avec le développement de l’instruction publique.

En France, en 1686-1690, sous le règne de Louis XIV, 29% des hommes et 14% des femmes seulement étaient aptes à signer leur registre de mariage et donc considérés comme sachant lire et écrire. Ils sont respectivement 47% et 27% en 1786-1790, à la veille de la Révolution.

C’est sous le règne de Louis-Philippe Ier que l’État commence à se soucier de l’éducation des enfants. À ce moment-là, la moitié des Français ne savent encore ni lire ni écrire et le pays est très en retard par rapport à l’Angleterre et d’autres pays de l’Europe du nord.

Par la loi majeure du 28 juin 1833, le ministre François Guizot met en oeuvre l’instruction primaire publique en imposant l’ouverture d’au moins une école dans chaque commune. Sous Napoléon III, le ministre Victor Duruy amplifie son action. Il développe les lycées et encourage l’instruction des filles malgré l’opposition des milieux traditionnels.

De la sorte, à la fin du Second Empire et avant que n’intervienne Jules Ferry, la France est déjà un pays fortement alphabétisé. Aux environ de 1870, 72% des nouveaux mariés sont en mesure de signer le registre de mariage (78% des hommes, 66% des femmes). Dans le nord et l’est du pays, cette proportion dépasse allègrement les 80%.

Victor Duruy ministre de l’Instruction publique

A l’aube de la IIIe République, l’enseignement primaire et secondaire conserve une forte connotation religieuse du fait de la loi Falloux, votée le 15 mars 1850, sous la précédente République (!), par une Assemblée à majorité conservatrice.

Cette loi oblige tous les instituteurs à inscrire le catéchisme au programme et à conduire les enfants à la messe ! Elle permet aussi aux congrégations religieuses et aux Frères des écoles chrétiennes d’ouvrir librement des établissements en-dehors du secteur public, avec les professeurs de leur choix, et leur permet d’accueillir jusqu’à la moitié des enfants dans ces établissements. Excessive, la loi Falloux a pour effet de réveiller l’anticléricalisme.

Jules Ferry et les dirigeants de la IIIe République veulent des citoyens instruits mais pas seulement ! Ils veulent aussi forger de bons républicains et de bons patriotes. Ils se proposent d’exclure pour cela les religieux de l’enseignement.

Dès mars 1879, le jeune ministre dépose un projet de loi pour retirer aux membres des congrégations non autorisées le droit d’enseigner mais le Sénat repousse le texte le 2 août.

Jules Ferry ne se laisse pas démonter et réplique par les deux décrets du 29 mars 1880, prestement appliqués. Sous le coup, le président du Conseil, Charles de Freycinet, est obligé de démissionner le 19 septembre 1880. Il est remplacé à la tête du gouvernement par… Jules Ferry lui-même.

Le nouveau chef du gouvernement en profite pour compléter l’application de ses décrets. Le 21 décembre 1880, le député Camille Sée, ami de Jules Ferry, fait passer une loi qui ouvre aux filles l’accès à un enseignement secondaire public où les cours de religion seront remplacés par des cours de morale.

L’année suivante, il fait voter la création de l’École Normale Supérieure de Sèvres en vue de former des professeurs féminins pour ces lycées. L’Église n’a plus désormais le monopole de la formation des filles.

Jules Ferry établit par ailleurs la gratuité de l’enseignement primaire par la loi du 16 juin 1881 et le rend laïc et obligatoire par la loi du 29 mars 1882.

Source Herodote

Au fil des jours – mars ou germinal

Le mois de germinal était le septième mois du calendrier républicain français. Il correspondait, à quelques jours près (selon l’année), à la période allant du 21 mars au 19 avril du calendrier grégorien.».Il tirait son nom « de la fermentation & du développement de la sève de mars en avril » selon Fabre d’Eglantine

Le 29 mars 2020 ou le 9 germinal An CCXXVIII (228)

Fêtons :   Jonas et Gladys
Embrassons  aussi    Archibald
rendons hommage à  Ludolphe  et Diemode 

Dictons du jour

  • De mars la verdure, mauvaise augure.
  • Temps qui se fait beau la nuit, dure peu quand le jour luit.

ça s’est passé un 29 mars : parce que l’histoire éclaire le présent.

Evènements
•   29 mars 1880 : Jules Ferry expulse les religieux de l’enseignement voir ici 

Naissance
•  1902 : Marcel Aymé  à Joigny – 14 octobre 1967 à Paris

Il a reçu le prix Renaudot dès 1929 pour son roman La Table-aux-Crevés et le prix Chantecler en 1939 pour ses Contes du chat perché, avec Delphine et Marinette pour héroïnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettres pour un mot mystère – 16 – liens

mot mystère

      TEREBRATION

perforation d’un tronc d’arbre  pour en récolter la résine ou la gomme

Mon texte : avec les mots choisis  rabot, orbite, arbitre, étaler ralentir barrette braire noirâtre tartiner notaire terre Benoite et Norbert

Les rêves de Benoite

Benoite, se rend au marché de la ville afin de vendre sa production de fromage de chèvre et les œufs de ses poules. Elle connait aussi le secret des plantes, s’est installée herboriste et traite quelques bobos. Elle a quelques patients à soigner de matin-là. Ah ! Elle est heureuse Benoite elle est son libre arbitre depuis que son vieil amant, le notaire chafouin a cassé sa pipe. Elle sourit à l’expression. Elle habite maintenant une bâtisse qu’elle rénove avec Nobert le menuisier qui joue du rabot avec dextérité. Ce matin donc, elle a mis pour être plus à l’aise sur sa bicyclette, une robe légère juste assez longue pour que les pans du tissu  flottent autour d’elle et révèlent  ses cuisses callipyges. Elle a aussi  relevé  ses cheveux en chignon avec une barrette crocodile. Et elle rêve, Benoite, Elle rêve qu’avec son beau menuisier, elle va partir en voyage ; la Corse ou l’ile de Pâques !  Avec la vente régulière de ses produits,  elle va gagner des mille et des cents.

Mais la vie en décide souvent autrement, alors qu’elle pédale allègrement, elle aperçoit Dédé qui se dirige vers sa pinède, les outils sur l’épaule. Il va sûrement récolter sa résine. Elle se souvint qu’elle l’avait accompagné quand il avait pratiqué la térébration mensuelle. Elle avait appris ce nouveau mot et ensuite, ils avaient…. Fait quelques cuplettes dans l’herbe fraîche. Elle tourna la tête en entendant l’âne de Dédé braire, elle aurait dû ralentir, ne vit pas la pierre sur le chemin et voilà notre Benoite, étalée cul par dessus tête, le vélo d’un coté et les fromages d’un autre.

Là, elle fait moins la maligne la belle, tartinée de terre  noirâtre. Les yeux lui sortant des orbites en voyant les dégâts. Et maintenant que va-t-il se passer ? Dédé s’approche…

Chez mes amis Ecrinautes

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Chez Ghislaine 116 – Scène de vie

Le thème :  Scène de vie 

et les mots , aurore, plaisir, lac, faux, gloire, tranquille, matin chaleur 

Les tout-petits

Tous les matins, à l’aurore, il se levait, vite il avalait son café chicoré, et sortait par tous les temps et surtout l’hiver pour aller voir ses tout-petits. C’était un plaisir de faire le tour du petit lac, en fait c’était une vieille baignoire rouillée par les ans, transformée en bassin et qu’il appelait pompeusement son lac.
Où allait-il, cet homme, alerte ? Habillé de pied et cape, d’une casquette beige crasseux, d’un vieux manteau qui avait connu des jours de gloire, à présent bien râpé et d’une écharpe informe tournicotée à son cour, il faisait, tranquille une dizaine de pas et sifflait faux évidemment mais tout en douceur pour appeler ses chers petits. Puis rassuré, il rentrait et observait le va et vient des tout-petits.
Mais qui étaient ces petits… Des oiseaux ! Oui, des oiseaux qui venaient se ravitailler en graines et riz concassé dont il approvisionnait généreusement et religieusement des petites mangeoires. Il avait même pendant l’été, quand la grosse chaleur était tombée, cueilli dans les champs cultivés près de chez lui, des fleurs de tournesol et avait accroché les pommes remplies de graines au portique des nichoirs et dont se régalaient les tout-petits. Rouge-gorge et  mésanges venaient se rassasier. Il les contemplait, leur parlait :

« – Allez mes chéris, oui, venez , oui venez-vite manger, picorer , c’est bon « et s’extasiait parce que chacun venait à tout de rôle, le rouge-gorge toujours seul…

Seulement, il y avait un hic… Les palombes ou plutôt de simples tourterelles venaient participer au festin. Et ça ce n’était pas possible ! il ne supportait pas qu’elles volent la nourriture de ses tout-petits. Il les surveillait et quand elles arrivaient, il tapait sur la vitre de la fenêtre, se précipitait dehors écharpe de casquette de travers pour faire la chasse à la palombe. Mais inlassablement elles revenaient et lui inlassablement les éloignait…
Et moi je pouffe…

Histoires ou légendes sur le rouge-gorge - Le Blog de Jackie

Mésange bleue - Cyanistes caeruleus

LE PIGEON RAMIER OU PALOMBE - chezmamielucette

Le tableau du samedi – semaine 13

Nous travaillons avec deux cerveaux Fardoise donne le thème et je publie

soleillant.lilou@gmail.com ou en commentaire sur mon blog

Fardoise n’a pas donné de thème ou bien cela m’a échappé alors je propose une petite nature morte… Claude Monet que l’on ne présente plus. Il a vécu plus de quarante ans à Giverny et il a peint et peint encore. Ici Poires et raisins…

peintre celebre claude monet - Page 3

Et chez les peintinautes

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Ma plumefée
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Mireille des arts :

 

Les plumes d’Aspho – 6 – Marée

Le thème choisi : marée

Avec les mots : horaires, variation, remous, haute, lune, oscillation, va-et-vient, vent, mascaret, plage, brouillard, grain, syzygie, basse.

Marée

 

As-tu consulté les horaires de marée – Elle est haute ? Ah basse !  Non je dis ça parce que on va arriver à la lune haute et l’oscillation de ton humeur est fortement en syzygie avec les variations lunaires

Non je ne dis pas que tu es lunatique, c’est plus subtil ! en attendant, tu peux descendre chercher une bouteille de pinard. Ah mais  si tu allumes le va et vient en même temps que moi va y avoir des remous. Je ne vois plus rien,, dans cette cave  je suis dans le brouillard.

Comment tu dis –  y a plus de mascaret – non je t’ai dis de remonter du muscadet. Par les temps qui courent, un petit coup de blanc nous fera du bien.

Quoi ? Tu disais que le mascaret avait envahi la plage ? Pas étonnant avec ce vent ! Tant pis, pour la promenade sur la plage, de toutes façons on est confiné alors autant écrire pour les Plumes.

Les Plumes celle d’Aspho ? je croyais que c’était Emilie… comprends plus rien, dois avoir un grain  dans ton cerveau !

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Brèves d’histoire – Epidémies

Épidémies ou la rançon
de la mobilité de l’humanité

L’historien Jean-Marc Moriceau, spécialiste de la France paysanne du Moyen Âge, revient sur les grandes épidémies qui ont frappé la France, en y soulignant des constantes

Dans l’histoire de France, l’épidémie la plus terrible mais aussi la plus récurrente est la peste ?
Oui. La plus importante est la peste noire, au XIVe siècle, qui a sévi de 1347 à 1349. Cette peste bubonique, terrible, tue environ un tiers de la population française, soit environ 6 millions de personnes. Ensuite, les pestes sont revenues au XVe siècle, à partir de 1435 et il n’y a pratiquement pas eu une année sans peste jusque vers 1570. J’ai retrouvé les témoignages, rares, de personnes infectées mais qui s’en sont sorties. Cela s’est ensuite calmé, avant un retour de la peste vers 1610 avec des crises terribles jusqu’en 1640 et des centaines de milliers de morts. Tout semble terminé vers 1654, au début du règne de Louis XIV.

Jusqu’à la grande peste de Marseille ?
Elle surprend tout le monde en effet et revient en 1720. Elle perdure jusqu’au début 1723, et va tuer environ 150 000 personnes. On l’appelle improprement peste de Marseille, juste parce qu’elle arriva dans le pays par ce port. C’est un cordon sanitaire extrêmement important qui permit de stopper sa progression.

Cérémonie d'enterrement d'une victime de la peste noire au XIVe siècle. Gravure (colorisée ultérieurement) du temps
Cérémonie d’enterrement d’une victime de la peste noire au XIVe siècle.
Gravure (colorisée ultérieurement) du temps

Qui décide de sa mise en place ?
Les autorités étatiques. Venant du sud-est, la peste pouvait toucher trois États : le Royaume de France, la Maison de Savoie et les États du Pape avec Avignon. Le régent Philippe d’Orléans a décidé d’établir un blocus autour de Marseille dès l’été 1720, mais il a été appliqué avec beaucoup de retard. Le Duc de Savoie établit un cordon sanitaire entre ses États, dont le Comté de Nice, avec la Provence. Et là, on tira au fusil contre quiconque franchit ce passage.

Et Avignon dressa le mur de la peste dont les traces demeurent aujourd’hui au nord de la Durance. Ces cordons sanitaires ont ensuite été déplacés vers le nord avec des mesures de protection prises en Auvergne. J’ajoute qu’un certain nombre de victimes s’en étant sortie et étant immunisées, la peste a fini par s’arrêter d’elle-même.

Il s’agissait en fait des premiers confinements ?
En quelque sorte, même si auparavant, il y en a eu de fait. En période de peste, le confinement était absolu en ce sens qu’on laissait les gens mourir dans leur maison, et les familles enterrer leurs proches. Pour éviter la contagion, il était hors de question d’enterrer dans les cimetières, donc chacun utilisait le jardin, le champ ou le pré. On traînait les cadavres avec des crochets pour ne pas les toucher, et on les laissait même pourrir en les abandonnant aux chiens.

On a les traces terribles de ces confinements absolus depuis le Moyen Âge, jusqu’au XVIIe siècle. Dans certains villages, on a deux tiers des habitants qui sont morts. À Marvejols, sur 2 750 habitants, 1 800 meurent. Dans un village au sud de Brignoles, sur 230 habitants, il en reste seulement 50… Les cordons sanitaires n’ont pas été strictement appliqués.

Pourquoi ?
Pour des raisons économiques. Car le navire contaminant, le Grand Saint-Antoine, qui arrivait en provenance de la Syrie, été chargé d’étoffes, de soie et de balles de coton qui devaient être vendus à la foire annuelle de Beaucaire, prévue en juillet. Il fallait donc que tout soit absolument débarqué. Quand le 25 mai, le bateau arrive à Marseille, il a déjà subi des morts un peu suspectes. Pour rejoindre un peu l’actualité, il faut noter que sa dernière escale, prévue en Italie, les autorités de Livourne ont interdit l’accostage. C’est ainsi qu’il est arrivé sur Marseille. On lui a imposé une quarantaine, mais légère, qui n’a duré qu’une vingtaine de jours, qui de plus ne s’est pas effectuée sur les îles autour mais en terre ferme… Cette non-observation fait que la ville a été immédiatement touchée et que le bacille a franchi le Rhône.

Il y a en plus des dérogations et de la contrebande et les marchandises ont franchi les barrages. J’ajoute qu’il y avait des billets de santé de délivrés aux gens pour aller d’un endroit à un autre, un peu comme aujourd’hui. Ainsi, Alès, La Canourgue, Mendes et Marvejols ont été contaminées. Ce qui a provoqué la mort de 30 000 personnes au total dans le Languedoc. Pour être juste, il faudrait en fait parler de peste de Provence et de Languedoc. Des recherches réalisées dans les sépultures (analyse de séquences de génomes) laissent à penser que cette dernière peste française pourrait être une résurgence de la peste bubonique de 1348.

Puis est arrivé le choléra ?
En effet, en 1832, et cela a été particulièrement dramatique. Ce qui a marqué les esprits, c’est que le choléra a touché Paris, où il y a eu environs 20 000 victimes en six mois. De Marseille à Paris, tous les départements ont été pratiquement touchés. Au total, près des 100 000 morts. Il est arrivé des Indes, en passant par Moscou et la Finlande.

La dernière grande épidémie française est la grippe dite « espagnole » ?
Elle marque la fin de la guerre 14-18 et s’étend dans les mois qui suivent. C’est une pandémie générale qui n’a rien d’espagnole. Mais comme l’Espagne est le seul État qui a diffusé les informations, on l’a baptisée ainsi. Elle a fait des dizaines de millions de morts dans le monde, avec des taux de mortalité très fort, en dehors des zones de conflit, 18 millions de morts en Inde, six en Chine, six en Russie, quatre en Europe. En France, où il y a eu 240 000 morts, on a cherché à ne pas trop en parler pour ne pas provoquer une désorganisation au moment de la fin du conflit. On peut parler d’une censure de guerre si bien qu’il n’y a pas eu de quarantaine.

Y a-t-il des constantes à toutes ces épidémies ?
Oui. D’abord l’absence de réactions drastiques, rapides et coordonnées. Elles se font au coup par coup, avec beaucoup de dérogations et d’infractions. Comme on le constate aujourd’hui, le facteur de contact est essentiel. Il est rare que sur un territoire important les pouvoirs publics aient la possibilité d’intervenir de manière drastique. La deuxième constante, ce sont les intérêts économiques qui prévalent souvent dans un premier temps sur les intérêts sanitaires.

Enfin, il y a la constante psychologique qui a longtemps considéré que toutes ces épidémies étaient un châtiment de Dieu. On y voyait un signe providentiel qui poussait les gens à se convertir et à avoir une meilleure rigueur morale et un meilleur comportement. C’est à la fois ridicule et sensé. Ridicule car cela dénie tout caractère biologique à l’épidémie. Mais pas totalement faux vu certains comportements de vie en société.

Sans jugement de valeur, force est de constater que les virus profitent des failles qui émanent de l’homme et de son environnement. Le fait de ne pas respecter un certain nombre de normes écologiques, une discipline de comportement, facilite la propagation des virus. Enfin, il est clair que toutes ces maladies sont la rançon de la mobilité de l’humanité. Après la guerre militaire, c’est la guerre commerciale qui a pris le relais.

Source : La France Pittoresque