Les croqueurs de môts – #182

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Un logorallye pas facile avec des mots anciens.

 

par la cuite de la veille et se demandait bien pourquoi, il portait une fustanelle… Là Dédé sortit de sa fonçaille, la tête embrumée il faut dire qu’il avait fait fort avec Lulu. Tous deux étaient partis saucissonner sur les bords de l’Ain. Ils voulaient fêter leur retrouvailles ; vingt ans qu’ils ne s’étaient pas vus. Tous les deux étaient filetoupiers à l’usine à Bourg en Bresse quand sans savoir pourquoi, le fidéjusseur, un type apparemment bien sous tout rapport avait décidé de retirer ses billes de l’entreprise qui avait dû fermer ses portes mettant les ouvriers au chômage.
Lulu s’était reconverti en boucher mais après quelques mois de travail, il s’était blessé avec un fentoir ; il ne lui restait que le pouce à la main gauche, il avait dû rechercher du boulot.
Dédé n’avait pas eu plus de chance après avoir aidé les éleveurs à la ferrade, l’agence pour l’emploi l’avait dirigé vers le nettoyage des étangs et bords des rivières mais le faucard était trop difficile à manier, il s’était demis une épaule, de surcroit, il était allergique aux fétuques. De nouveau le chômage et sa femme l’avait quitté pour un ferrandinier de Lyon qui avait quelques monnaies sonnantes et trébuchantes plus qu’attractives.
Mais hier après midi, le hasard avait réuni les deux compères, et quoi de mieux que de trinquer avec un bon verre de Beaujolais… Enfin un verre, un verre ou deux et même le tonnelet car pas de fausset pour le reboucher. Et après, ils avaient refait le monde et décidé de forlonger ces dernières années !

10 commentaires sur « Les croqueurs de môts – #182 »

  1. Coucou Lilou, on dirait qu’il manque le tout début ? Peu importe, cette histoire n’a qu’une surface farfelue, dessous la gravité de la vie réelle … Je souhaite à Dédé et Lulu qui viennent de se retrouver de continuer à s’épauler pour bien redresser le cours de leur vie. Bisous, Lenaïg

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  2. bien triste réalité et ils boivent pour oublier…
    bravo pour cette histoire et comme dit Hélène le manque du début est vite compensé.
    beau défi pas si facile, à prévoir avec un peu plus de temps !

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  3. Croustillant petit texte sur une réalité assez triste ! et je confirme, ta proposition n’était pas facile facile … merci de nous avoir agiter les neurones. Les résultats vus ici et là donnent de savoureuses lectures
    belle journée

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  4. Ah oui quand le fausset vient à manquer il faut bien se dévouer pour le tonneau …
    Pas chanceux les deux là dis donc , mais ils se sont retrouvés espérons que tout va s’arranger maintenant pour eux .

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  5. Bonsoir,
    Oui, il y a de quoi rouler sous la table avec une reconversion si peu réussi, enfin deux larrons qui se retrouvent et c’est du bonheur, il faut en profiter.
    Bises

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  6. Super Lilou! Tout comme j’aime! Je m’étais lancé moi aussi dans ce défi sur mode humour mais je n’ai pas réussi à placer tous les mots et ai capitulé en route faute de temps! Corsé quand même mais sympa ! Je finirai le texte quand j’aurai un moment histoire de… J’ai le cerveau lent que veux tu ! Chloé

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  7. C’est sûr, lorsqu’on égare le fausset, le Beaujolais risque de virer piquette et comme il ne faut pas gâcher, Dédé et Lulu se sont sacrifiés…
    Ce défi peu banal et très intéressant, qui remet à l’honneur des mots anciens, a bien plu aux Cabardouche, merci Lilou !

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