Les croqueurs de môts – 178

J’ai lancé le défi ici…croqueurs-de-mots

Jean et Marie Louise en bon lyonnais discutaille le bout de gras…

– Hola qu’y sont drôles ces gones… Emporter des chippes au paradis et pis des godiveaux (saucisses) et pourquoi pas des gratons… et toi ma Marie Louise c’est quoi que t’embarquerai au paradis quand tu vas passer ?

– Je vas t’y dire mon Jean, le paradis y éziste pas ; un point c’est tout… Mais bon j’y voudrais bien emporter… bon sang de bon sang ! Qu’est-ce que j’y pourrais bien emporter.. Pourquoi tu me pose des questions que je ne peux pas répondre. Tiens, j’partirai bien avec le vieux Matador et pis la Minouchette ; au moins si je suis dans la tenue de la Eve, y m’teindront chaud !

– T’es t’y pas folle ma catole, point d’animaux au paradis, déjà que le serpent y rôde.

– Et bin ça  devrait, Eusses y font de mal à personne… Ah mais mon vieux Jean j’emmènerai bien mes rêves..

– Et quéque t’en ferai ; déjà qu’ici t’en as la tête toute chamboulée.

– Oui mais là-haut, c’eest pas pareil. Assise sur le nuage, je regarderai bien en bas,  je voyagerai et pis tiens, je prendrais bien la main du Dédé… Celui qui s’est fait tué pendant la guerre. On danserai sans arrêt et on s’f’rai des mimis et on s’biquerai et pas comme Cendrillon, point b’soin de pendule, pas besoin de sortir par tout les temps pour rentrer les poules, le foin, pas de vaches à traire.. Là-haut rien que des rêves que je te dis.

– Te  voilà bin  phililophe ma Marie-Louise sers moi donc un coup de rouge et allume la télé

– Fais le toi-même

– C ’est ce qui me manquerai le plus !

– Quoi la chopine et quéque tu fais de toutes les biautés après qui tu as tant couru… Tu chercherais t’y pas à les rattraper ; la Jeanine ou la Francette ou la Mireille, tiens la belle Mimi avec ses mèches blondes frisées comme la rue longue qui voltigent tout partout t’l’aurai bin fifrer. Mais oublie pas que même  là-haut t’y f’rai pas beaucoup de mal ! Mon pauvre Jean quand on peut plus, on peut plus et pas la peine d’agiter un martinet, éternité au pas… Allez pendant que je prépare la bouilotte, donne donc un coup de couève (balai) et hop au plumard… Demain y f’ra jour…

 

16 commentaires sur « Les croqueurs de môts – 178 »

  1. Dis donc, Marie Louise a quand même encore des regrets et elle retrouverait bien un amoureux là-haut en laissant son Jean en attente sur terre. Oui, mais …malgré tout, une pointe de jalousie pointe, alors qu’il ne parlait que de sa chopine !
    Qu’est-ce que j’ai aimé ce dialogue entre ces deux vieux.
    Bonne nuit Lilou

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  2. Coucou Lilou, délicieuse incursion chez ce vieux couple, qui me font penser un peu aux Bodin devant leur télé … Je ris encore de ce que chacun d’eux voudrait emporter ! Bravo et encore merci pour ce défi, sourire et bisous !

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  3. Bravo Lilou et en patois en plus. Ils m’ont bien amusés. Ils auraient pu amener au paradis un Jésus de Lyon. Dieu aurait aimé. J’ai participé à ce défi. Merci pour l’avoir animé avec ce thème original. Bisous

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