Petit jeu de lettres – 119 – Sphragistique

Sphragistique le mot de ma Lady désigne la sciences des Sceaux et des cachets

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Bon alors aujourd’hui nous allons débattre d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur annonce le secrétaire permanent en marmottant dans sa barbe.

Pépère Louis, décidément indiscipliné, renverse sa tasse de café en s’écriant :

  • Ah non pas encore ce mot imprononçable que le garde des sceaux nous a tant et tant repéter hier. Moi je préfère Sigillographie que sparadrap !
  • Louis ! Pas sparadrap mais saphragite… et même saphragite aigüe.. et puis Gistique n’est pas ici alors ne parle pas de lui ! mon chien ne mord pas na !

Le secrétaire voulait se faire entendre mais il est aphone car hier il est aller supporter l’auipe de rugby de son petit-fils et il avait oubliée la corne de brume. Alors comme un célèbre avant lui, il prit sa chaussure et tapa de toute se force sur le bureau ! A coté de lui, Gustave se pince le nez en s’écriant :

Mais il fouette des pingots  ! bou hou ça schlingue grave !  oh oui renchérit ma Lady en sortant son flacon de Shalimar en respirant une bouffée à se faire sauter le diaphragme.

Le silence à peu près retrouvé, Paul, Paulo pour les intimes commença son laïus tandis que Robert, le gros Robert, les paupières papillonnant glissait dans un sommeil profond.

Pépère Louis repris la parole pour préciser qu’on avait déjà eu ce genre de débat pour la « procrastination », que cela avait duré des plombes et que finalement on avait refusé le mot qui était parti chez le « Petit Robert Illustré ».

Finalement, quittant son dentier, Denis lança un « SPHRAGISTIQUE » sonore que tous reprirent en chœur sur l’air des lampions…

Le mot fut adopté à l’unanimité. C’est alors que Joseph sortit de son silence pour dire :

  • Question logistique vous êtes au point ! mais au fait cela veut quoi votre satistique phrasée.

Le secrétaire apposa le sceaux graphique sur le mot qui fut ainsi validée par l’Académie du jeu de lettres chez ma Lady.

 

 

Petit jeu de lettres – #110 – Ribaudequin

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Quelle différence y a-t-il entre un ribaudequin, le mot de ma Lady cette semaine, et un brodequin ? A vue de nez, je pourrai dire un brodequin, un étalon équin, un mannequin faquin ou pas ou bien une solution de Daquin mélange d’eau de javel et de permanganate.
Non rien de tout cela ! C’est la ribaude la différence… Ah la ribaude du moyen âge ! Celle qui porte casaquin de dentelle brodé, qui boit du marasquin et qui ne badine pas pour rien. D’ailleurs on se demande bien pourquoi cette devinette qui ne rime à rien. Alors me voilà toute quinaude ! Mais nom d’une bique, un défi est un défi et je n’abdique pas si dur soit-il !
Pourtant il y avait tant de mots que je pouvais caser. Par exemple urine c’est pas mal ça, associée à l’aubier du chêne d’Adrien cela aurait pu constituer une belle histoire. J’aurai aussi pu jouer sur des similitudes dîner et biner. Stoppons là et tout net, mon cerveau est en ruine et mes idées aussi en vrac que dans un tableau de Georges Braque.

petit jeu de lettres – 109- Episynalèphe

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J’abandonne les mots sont trop compliqués, tu penses ma Lady, nous a collé un épisynalèphie de derrière les fagots, un  ou une épimachin, j’en sais fichtrement rien, enfin  un truc à vous coller le spleen pour la semaine en attendant le nouveau mot. Alors  avant que prenne l’ humeur d’une hyène en chaleur,  et j’ai décidé d’aller au zoo avec la petite Hélène, la fille de ma voisine, cela la distraira ; la pauvre, sa mère est encore bourrée à force absorber  cette  saleté d’absinthe anisée et elle ne lésine pas sur la quantité. Je lui retire une épine du pied en emmenant la petite.

Le nouveau parc grand, la promenade est agréable et dernièrement on a installé un aquarium marin géant avec des espèces inconnues comme des physalies pour lesquelles il faut une phanie d’importance.

Ensuite, Hélène me traina vers les singes qui sautant de branches en branches s’amusent à regarder les pauvres péquins que nous sommes, baguenauder autour de leur enclos. Tiens, il y a ici une guenon baptisée Elise épépine une grenade et la déguste entre deux sourires aux spectateurs béats. Sa compagne, Dialèphe, l’antonyme de épisunatruc, (et moi aussi je trouve des mots), elle, a dégoté une sucette probablement qu’un alien qui n’a rien compris à l’alimentation des singes lui a balancé, et elle se régale. Dans un coin, un jeune babouin en épouille un autre et l’épile avec ardeur.

Plus loin, les lions ont une haleine si fétide que nous fuyons rapidement pour nous retrouver dans une petite bicoque  où des lapins nains angora courent partout au milieu de nippes qui leur servent de litières. Sans peine, nous filons vers les grands flamands en passant par l’enclos des éléphants et des girafes qui ont l’air de planer. Hélène gambade, elle est joyeuse, elle bavarde sans cesse ; elle doit avoir une pépie de païen. Je l’emmène manger une glace et assise devant sa coupe, elle semble visiter par les sylphes.  Et si j’ai pu diluer un peu ce quotidien sépia, je dis merci à ma Lady qui m’a secoué l’épiphyse.

Petit jeu de lettres – 108 – Ferronnière

La Belle Ferronière  : ce bijou porté sur le front jeu-de-lettre-lady-marianne

Léo, pinceau en l’air recula un peu pour contempler la toile qu’il était en train d’achever.
Pas mal se dit-il ! Même la belle Lucretia ne pourrait la renier On ne lui avait pas laissé assez de temps et c’était un vrai challenge.
Copier la Belle Ferronnière du Grand Léonard lui avait donné des frissons. Copiste, il l’était depuis toujours, il faut bien vivre, il en avait le talent ! Et puisque sa propre peinture ne plaisait pas son style trop moderne, trop épuré, couleurs trop criardes, il s’était résigné à une carrière de copiste surtout des De Vinci et cela l’avait aidé à sortir de l’ornière dans laquelle il s’était embourbé. Il signait ses œuvres au dos des toiles son nom Léonard en omettant son nom de famille Ferron.
Tout en mettant les touches finales à son tableau, il se dit que son ancêtre le vrai Léonard, était un génie. Il avait poussé le détail, ce bijou sur le front, qui conférait la beauté à la « Belle Ferronnière » dont on ne savait plus, tant d’erreur de répertoire, avaient été commises si c’était le portrait de Lucretia Crivelli dit la belle ferronnière ou Cecilia Gallerani dite la Dame à l’hermine dont Ludovic Sforza avait commandé les portraits afin de ne pas oublié ses maitresses. Lui Léo Ferron pensait après avoir plongé dans son précieux livre du XV et XVIème siècle trouvait plutôt une ressemblance avec Béatrice d’Este épouse légitime dudit Ludovic.
Mais quelle importance finalement dans cette « foire « aux épouses et maitresses, chacun avait trouvé son compte. Lui il allait livrer son œuvre et empocher un petit pactole et bien malin l’expert qui trouvera le défaut. Cependant, il devait maintenant mettre un frein à cette activité certes lucrative car à inonder le marché de faux, il allait se brûler les ailes…
Bon demain, il s’attaquerait au Giotto , une copie pour le musée du Louvre…

Petit jeu de lettres… 107

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Déjà la semaine dernière nous n’étions pas gâtés par un tirage de lettres mais cette semaine c’est le pompon… le mot c’est ACOSSOLDAHORS. Il parait que ce sont des conseillers anciens… Enfin c’est parti…

 

Il n’en était resté plus que deux : deux lascars qui se trouvaient devant nous. Cela devait être les meilleurs ; le hasard dans ce domaine n’existait pas.
Chacun portait beau ayant la certitude qu’il serait le seul l’unique, l’élu du peuple. Pour un débat organisé au débotté à Arras , il avait fallu réunir des techniciens rapidement.
Ma Lady, assistante réalisatrice, acossodahors,(ouf), pour l’occasion s’y était collée avec beaucoup de courage et de dévouement ; oui bon enfin, faut pas exagérer non plus, et pour la circonstance avait retrouvé son équipe de bras cassés, pour réaliser le reportage.
Rapidement Carlos, s’adossa au galandage du décor et cadra plein champ Dédé qui blablatait,  mèche de travers qui tombait sur l’œil. Il avait l’air d’un dandy du XIXème siècle. Joséphine, la maquilleuse colora les joues de Lulu pour tenter de déjouer la ressemblance avec une endive cuite…
– Alors maintenant,  il faut y aller cash avait scandé le réalisateur dans l’oreillette de ma Lady qui a cru que son pavillon avait explosé. Et pas de faux fuyant, vider vos sacs… sans nous faire du chant choral. Je veux du vrai, du vécu.. ; des trucs à faire pleurer dans les chaumières.
Sarah la documentaliste, avait préparé toutes les fiches et le synopsis, seulement voilà rien ne se déroula comme prévu.
Dédé était venu avec Dorlo, son chat siamois et Lulu était accompagné par son pitt bull Solossa qui ne supportait pas les chats. Au milieu des deux molosses, le ara tigré de Clara, la secrétaire de l’émission. L’assistant qui tenait le chien en laisse, plus occupé à se couper des tranches de lards et  saucisson avec son schlass de chasse, ne prit pas garde, la laisse cassa et …
Quel pugilat, les poils et les plumes volaient partout. Le perroquet braillait :

–  « Cossard Solosa » mord le mord le !  » Le chat, vent debout le dos hérissé toutes griffes dehors rossa le pauvre pitt bull qui s’en revint le truffe écorchée avec la peur de sa vie…
Carlos affairé continuait à filmer la scène mais le décor de carton pâte bascula et c’est les quatre fers en l’air… la suite ne sera qu’aposiopèse…

Vous pensez bien que j’attends avec impatience le mot de lundi !

 

Jeu de lettres 106 – Aposiopèse

Et cette semaine le mot choisi est aposiopèse; Vous ne connaissez pas ce mot ? Ah vous êtes comme monsieur Jourdain, vous faites des aposiopèses régulièrement sans le savoir.

Figure de style (appelée aussi réticence) qui consiste à suspendre le sens d’une phrase en laissant au lecteur le soin de la compléter.

 

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Le déjeuner du dimanche

Décidément elle nous gâte ma Lady. Voilà un mot super ! Essayez de placer ce mot savant dans une conversation, le dimanche au cours du repas et annuel quand Mamie Ginette et tonton Joseph viennent déjeuner. Mamie, sapée comme au XIXème siècle, chemisier sépia en soies bouillonnées de dentelle, apporte les traditionnels choux à la crème, une couche épaisse de chantilly qui tient avec  bonheur par l’opération du Saint Esprit et qui viennent depuis toujours de la même pâtisserie « Machin » la meilleure de la ville même si le propriétaire a changé  trois ou quatre fois en soixante dix ans. Il faut dire que Mamie Ginette a quatre vingt ans bien tassés et  que si le pied est bon,  l’œil l’est moins et sa mémoire encore moins ; quant à la notion du temps qui s’écoule, elle lui est complètement étrangère. Quant à tonton Joseph, vieux garçon par la force des choses, sa fiancée s’en est allée un jour avec un type genre espagnol plein de pesos, sosie de Robert Redford (jeune). Le pauvre tonton, on a bien tenté d’épisser les morceaux mais rien à faire, la belle est partie convoler  ailleurs à l’opposé de notre coin de France. Depuis, il fait de l’apepsie chronique.

Et en ce jour de Pâques, mamie Ginette n’arrête pas de jacasser, pire qu’une pie ! Elle doit avoir la pépie car subrepticement, elle avale quelques  gorgées de vin rosé dans mon verre en me disant :

«  Ma petite le vin n’est bon ni pour ton estomac, ni pour ta vessie ; tu pisseras tout vert !   Puis elle enchaîne :

«  Et l’école comment cela va ? Est-ce que tu es prête pour le bachot ? Elle disait bachot à l’ancienne ! Et la poésie, tu as préparé tes récitations »…

J’avoue que je suis restée pantoise… Cela fait plus de quarante ans  que j’ai fini mes études et je suis moi-même grand-mère…

«  Et bien mamie, je révise, je révise, je révise. J’écris même en faisant des aposiopèses…

«  Des aposio quoi ?

Aposiopèses…