Ça s’est passé un 19 octobre

À la saint René, couvre ton nez.

embrassons tous les René du latin « renaître »

Les René sont des hommes très dynamiques qui se dissimulent sous une apparence de calme. Ils font souvent en sorte d’ignorer les difficultés. Travailleurs, ils aiment plancher sur des questions épineuses pour le plaisir de creuser un problème délicat. En amour, ils sont très pudiques et préfèrent garder leurs sentiments pour eux.

les Ptolémée, les Vrain, Issac et les Laure prénom de ma fille aînée

19 octobre 1839 : mort de François Richard, dit Richard-Lenoir,

Au lendemain de Thermidor, il rencontre celui qui devint son associé : Joseph Lenoir. Les deux noms se trouvèrent si étroitement liés que l’on dit toujours Richard-Lenoir, même en ne parlant que de Richard.

François Richard dit Richard-Lenoir

D’origine modeste, Richard-Lenoir passa pour l’homme le plus riche du XIXe siècle et la façon dont il acquit son immense fortune est assez extraordinaire. A Epinay-sur-Odon, son père était un tout petit cultivateur, et le futur millionnaire reçut une instruction des plus primaires. Il commença par travailler chez un maréchal-ferrant à Villers-Bocage.

Il se rendit ensuite à Paris où il devint garçon de café. Avec ses économies et en faisant un peu de spéculation, il se lança dans le commerce du tissu anglais, le basin, une étoffe croisée fil et coton, une marchandise de luxe, quoique introduite en contrebande, et qui faisait fureur.

Sous le Directoire, l’Angleterre se trouvait toujours à la mode, on jouait aux courses de chevaux, on buvait du punch et il était de bon ton pour les Incroyables de porter un gilet de basin anglais. Richard-Lenoir découvrit bientôt le secret de fabrication du basin, si bien qu’il put le fabriquer lui-même au lieu de l’importer. Cependant, en homme avisé et rusé, il continua d’imprimer sur ses propres tissus la marque anglaise… en les vendant plus chers !

 1996 : La France passe à la numérotation téléphonique à dix chiffres.

 1960 : Les Etats-Unis décrètent un embargo sur les exportations vers Cuba.

 1987 : « Lundi noir » à Wall Street et sur les marchés boursiers où les cours s’effondrent. Les Américains attaquent deux plateformes pétrolières iraniennes dans le Golfe arabo-persique.

Histoire de l’arobase – Chez les moine

Arobase, arobas, arrobe, escargot… en français comme dans toutes les langues la forme de l’@, caractère né au Moyen Age et non à l’orée de l’ère numérique, lui vaut des appellations aussi fantaisistes qu’évocatrices. Quelle est son origine et comment fut-il utilisé ?

Les plus petits le surnomment l’ « escargot ». L’arobase, « @ », signe indispensable et désormais universel, est une clef qui ouvre toutes les portes. Placé entre un nom et un « gmail.com » ou un « yahoo.fr », il nous permet de communiquer avec n’importe qui, pourvu que nous ayons la bonne adresse. Ne serions-nous pas surpris d’apprendre que ce caractère a au moins quinze siècles ?

Pour le comprendre, il faut imaginer une époque avant Gutenberg. Avant l’apparition d’une technique révolutionnaire qui n’apparaît qu’au milieu du XVe siècle : l’imprimerie. Une époque où les moines copistes s’attellent au dur labeur de reproduction et d’ornementation, à la main, d’ouvrages religieux. Il faut être efficace et rapide. Alors, pour gagner en vitesse, toutes les techniques sont bonnes.

Moine copiste. Illustration extraite de Histoire de France, par Gustave Gautherot (1934)
Moine copiste. Illustration extraite de Histoire de France, par Gustave Gautherot (1934)

Selon le linguiste Berthold Louis Ullman, le signe @ provient de la ligature (fusion de deux caractères consécutifs) « du ad latin (à ou vers en français) où le a et le d cursifs ont fini par se confondre », peut-on lire sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Concrètement ? Le d s’enroule autour du a. L’apparition du caractère @ daterait ainsi du VIe siècle.

Une fois sorti des chancelleries médiévales, l’@ resurgit en plein gothique au XIIe siècle. On le retrouve dans les comptes des marchands florentins symbolisant une unité de poids ou de mesure, l’amphore, sous la forme d’un a stylisé à la mode florentine. Pendant les siècles suivants il fut employé çà et là dans les écritures commerciales ou religieuses.

Mais c’est aux Etats-Unis que son usage s’est vraiment répandu dès le XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises. « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $ 20 » et se lisait « two chairs at twenty dollars ». L’usage en est resté pour les américains qui lisent toujours « at ». Et c’est tout naturellement pour cet usage comptable que ce symbole a fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885.

Lors de l’apparition des claviers informatiques quatre-vingts ans plus tard, le signe avait quasiment perdu son sens. Mais c’est précisément grâce à cette absence de signification dans le langage courant qu’il fut utilisé par les informaticiens comme marqueur logique et inséré dans les caractères informatiques standard (ASCII).

Et, comme le « at » américain pouvait aussi servir à localiser les choses, c’est sans doute pourquoi il a été choisi par l’ingénieur américain et inventeur du courrier électronique Ray Tomlinson en 1971 pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique. Rien de plus logique donc à ce que cette préposition ad, transformée en @, soit aujourd’hui utilisée pour distinguer le destinataire « arthur.dupont » de la messagerie qui l’abrite « gmail.com ». Si l’on devait traduire, cela donnerait : Arthur Dupont « à », « vers » ou « chez » gmail.com.

Mais alors pourquoi avoir baptisé ce glyphe « arobase » ? Les explications sont nombreuses. Selon la Bibliothèque Nationale de France, arobase serait la déformation de a rond bas (de casse), c’est-à-dire a minuscule entouré d’un rond. Un mot que l’on a confondu avec l’unité de mesure espagnole, l’arroba (25 livres espagnoles, soit 11,502 kg), elle-même issue de l’arabe ar-roub, signifiant le quart.

Le Petit Robert attribue au caractère @ le nom français « arrobe », également préconisé par la délégation générale à la langue française. La version française (AFNOR) de la norme ISO-LATIN-1 donne pourtant a commercial mais l’on a reproché à ce terme sa connotation mercantile dans le contexte massivement non commercial des débuts d’Internet.

Le Figaro et Bibliothèque nationale de France

source : La France pittoresque

Ça s’est passé un 8 octobre

Belle gelée d’octobre, rend le vigneron beaucoup plus sobre.
En octobre qui ne fume jamais rien, ne récolte jamais rien.

Aujourd’hui nous fêterons les Pélagie mais aussi les Thaïs et les Laurence. Nous aurons aussi une pensée pour   Calétric et Libaire

Sainte Pélagie (IVème siècle) martyre Cette jeune chrétienne d’Antioche s’est jetée dans le vide pour échapper à un magistrat qui voulait abuser d’elle.

Le 8 octobre 1967 : Che Guevarra est capturé en Bolivie sur ordre de la CIA.

8 octobre 1361 : duel entre le chien
d’Aubry de Montdidier et son assassin (voir son histoire ) 

Combat du chevalier Macaire et du Chien de Montargis
Combat du chevalier Macaire et du Chien de Montargis

Aubry de Montdidier, passant seul dans la forêt de Bondy, fut assassiné et enterré au pied d’un arbre. Son chien resta plusieurs jours sur sa fosse, et ne le quitta que pressé par la faim. Il vient à Paris chez un intime ami du malheureux Aubry, et par ses tristes hurlements semble vouloir lui annoncer la perte qu’ils ont faite.

Après avoir mangé, il recommence ses cris, va à la porte, tourne la tête pour voir si on le suit, revient à cet ami de son maître, et le tire par son habit, comme pour lui marquer de venir avec lui. La singularité de tous les mouvements de ce chien, sa venue sans son maître qu’il ne quittait jamais, ce maître qui tout d’un coup avait disparu ; tout cela détermina à suivre ce chien.

Dès qu’il fut au pied de l’arbre, il redoubla ses cris en grattant la terre, comme pour faire signe de chercher en cet endroit : on y fouilla, et on y trouva le corps du malheureux Aubry. Quelque temps après, il aperçoit par hasard l’assassin, que tous les historiens nomment le chevalier Macaire ; il lui saute à la gorge, et l’on a bien de la peine à lui faire lâcher prise ; chaque fois qu’il le rencontre, il l’attaque et le poursuit avec la même fureur. [….]

Ephéméride du 6 septembre

À la saint Onésiphore, la sève s’endort.

Fêtons donc les Onésiphore si nous  en rencontrons mais nous aurons plus de chance d’embrasser les Bertrand, les Eve et Evelyne et pas d’impair avec les vénérées Impère.

 

6 septembre 1363 : rétablissement
du duché de Bourgogne

Vers la fin du Xe siècle, le duché de Bourgogne avait été détaché de la couronne de France par Hugues Capet, en faveur de Henri, son frère. Au mois de novembre 1361, Philippe de Rouvre, premier du nom, vint à mourir, un an après avoir été déclaré majeur. En sa personne finissait la première branche qui avait régné en Bourgogne pendant 330 ans.

Trois concurrents, qui descendaient des trois sœurs, filles du duc Robert II, se présentèrent pour lui succéder, savoir : Charles le Mauvais, roi de Navarre ; Jean le Bon, roi de France ; et Edouard, comte de Bar : mais le roi Jean précédait d’un degré ses deux compétiteurs, étant petit-fils de ce même duc Robert. et la suite 

6 septembre 1907 : mort du poète
Sully Prudhomme, premier lauréat
du prix Nobel de littérature

L’histoire d’hier et d’aujourd’hui

Police en sous-effectif :
fléau dénoncé voici un siècle

 

A la toute fin du XIXe siècle, le Recueil de la vraie police s’intéresse à la question de l’insuffisance numérique du personnel en la matière, et livre à ses lecteurs le fruit d’une enquête sur la police de Versailles, affirmant qu’il en est ainsi dans la plupart des villes de France

Selon le journal, l’insuffisance numérique du personnel chargé de la police est manifeste, et la réalité, après enquête sur le terrain, dépasse ses prévisions les plus pessimistes. Le rédacteur nous explique que Versailles est alors une ville de 55 000 habitants — la ville compte de nos jours environ 85 000 habitants — ; l’effectif de sa garnison peut être évalué à 10 000 hommes.

et la suite ici

Ça s’est passé un 3 septembre

À la saint Grégoire, il faut tailler la vigne pour boire.
Pluie de la saint Grégoire, autant de vin en plus à boire.

Les Grégoire et les Grégory sont donc à l’honneur aujourd’hui mais aussi les Euphémie et Aigulphe 

3 septembre 1732 : mort de Pierre Baux,
médecin spécialiste de la peste
Portrait véritable d'un médecin à Marseille, étant revêtu du marroquin et d'un étui de nez, rempli des parfums contre la peste, de même que portant à la main un petit bâton pour en tâter le pouls aux malades. Gravure (colorisée) de 1720 parue dans Les Gardes-malades congréganistes, mercenaires, amateurs, professionnelles (1901)
Portrait véritable d’un médecin à Marseille, étant revêtu du marroquin et d’un étui de nez,
rempli des parfums contre la peste, de même que portant à la main un petit bâton
pour en tâter le pouls aux malades. Gravure (colorisée) de 1720 parue dans
Les Gardes-malades congréganistes, mercenaires, amateurs, professionnelles (1901)

Ça s’est passé un 1 septembre

Histoire du mois de septembre

Ce mois conserva toujours, chez les Romains, le nom de September, qui désignait la septième place qu’il occupait d’abord dans le calendrier de Romulus, quoiqu’il devint dans la suite le huitième et le neuvième, et qu’on eût tenté de l’appeler Tiberius en l’honneur de Tibère, Germanicus en l’honneur de Domitien, Antoninus en l’honneur d’Antonin-le-Pieux, Herculeus en l’honneur de Commode, et Tacitus en l’honneur de Tacite.

Les Egyptiens appelaient ce même mois Paophi, et les Grecs Boedromion. C’est à l’équinoxe d’automne que la Grèce célébrait tous les ans les petits mystères, et tous les cinq ans les grands mystères d’Eleusis. A Rome, le mois de septembre était sous la protection de Vulcain ; le jour des ides, le dictateur ou le premier magistrat attachait au capitole le clou sacré.

Ausone dit : « Septembre cueille les grappes ; c’est en ce mois que les fruits tombent. Il se plaît à tenir en l’air un lézard attaché par la patte, et qui s’agite avec grâce ».

éphéméride :

Quand la cigale chante en septembre, n’achète pas de blé pour le revendre.
Orages de Septembre, neiges de Décembre.
S’il fait beau à la saint Gilles, cela durera jusqu’à la saint Michel.

Bonne fête donc aux Gilles mais aussi aux Loup et Douceline  prénom que j’aimerais bien partager.

1er septembre 1715 : mort de
Louis XIV, surnommé le Grand

Depuis quelques mois, le roi dépérissait à vue d’œil ; cependant le 9 août, il courut encore le cerf dans sa calèche, qu’il mena lui-même. Le dimanche 11 il tint conseil, et se promena ensuite dans les jardins de Trianon ; mais il en revint si abattu, que ce fut sa dernière sortie. et ensuite 

Portrait équestre de Louis XIV, par Pierre Mignard (1674)
Portrait équestre de Louis XIV, par Pierre Mignard (1674)

Ça s’est passé un 26 août

À la saint Césaire, la dernière forte chaleur en l’air.

Alors bonne fête aux Césaire, Edern, Circé, Pélagie  et Séphora que nous les femmes nous connaissons bien et Zéphirin

C’est l’anniversaire de ma seconde fille.

26 août 1648 : Journée des Barricades,
commencement des guerres de la Fronde

La minorité de Louis XIV fut troublée par deux guerres civiles, dont la principale cause fut la mauvaise administration des finances, source ordinaire des plus grandes révolutions. Le cardinal Mazarin, qui gouvernait alors la France, sous la régence d’Anne d’Autriche, avait pour surintendant un italien nommé Emeri, dont l’âme était encore plus basse que la naissance, et qui inventait des ressources onéreuses et ridicules.

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Pierre Broussel
Pierre Broussel

Ca s’est passé un 25 août

S’il fait beau temps pendant la lune de saint Louis, tout le monde s’en réjouit.
Beau temps pour la saint Louis, plusieurs jours sans pluie.
À la saint Louis le foin non rentré, est à moitié gâté.

 

Fêtons donc les LouisAloïs et autre Ludovic ; mais aussi les Géronce et les Marcien si vnous en croisons.

25 août 1270 : mort du roi de France
Saint-Louis en Afrique

Décès du roi Saint-Louis

Louis IX, fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, avait succédé à son père en 1226, sous la tutelle de sa mère, qui réunit pour la première fois les qualités de tutrice et de régente. Louis IX paraissait un prince destiné à réformer l’Europe si elle avait pu l’être ; à rendre la France triomphante et policée et à être en tout le modèle des hommes. Sa piété, qui était celle d’un anachorète, ne lui ôta aucune vertu de roi.  Pour connaître la suite

N’oublions pas quand même que les Croisades ont été des barbaries ignobles et que rien ne justifie que l’on soumette un peuple quel qu’il soit à une religion. L’Infidélité religieuse n’est qu’un prétexte… Ce n’est bien sûr que mon avis.

Argot richesse du langage

Dictionnaire d'argot

 

Remontant au XVe siècle et tenant son nom, d’après certains étymologistes de Ragot, célèbre truand du XVIe siècle, l’argot primitif fut d’abord un langage de Cour… des Miracles, qui eut plus tard ses écoles, ses grammairiens, ses professeurs, avant de s’immiscer au sein des différents corps de métiers et classes de la société, formant un ensemble si considérable de mots et d’expressions que Rigaud n’hésitera pas à affirmer en 1878 qu’il ne faudrait pas moins de 40 académiciens pour les consigner tous.

Le jargon parisien est ce langage étrange, libre d’allures, tantôt sombre et bref, tantôt imagé et plaisant, tantôt masqué comme Arlequin, comme lui habillé de pièces et de morceaux, qui court les rues et se recrute dans la rue, dans les prisons, dans l’échoppe, à la boutique, au comptoir, à l’atelier, à la caserne, à l’école, au théâtre, chez les artistes et chez les gens de lettres, chez les banquiers et chez les banquistes.  voir la suite