Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 45/18

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Se mettre le doigt dans l’oeil 

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience –

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Considérer une situation plus mauvaise qu’elle ne l’est en réalité

Expression française inusitée en France métropolitaine mais qu’on retrouve fréquemment au Québec. Mais la question qui se poserait serait de savoir  pourquoi choisir de noircir un tableau sensé être noir.

Le tableau noir n’a pas besoin de plus de noirceur et le fait de lui en rajouter n’ajoute absolument rien à la situation. La comparaison est donc claire et cette expression est le plus souvent utilisée pour dire que des détails inutiles n’ajoutent rien à une situation déjà catastrophique.

Puis peu à peu le sens de l’expression dévia un tant soit peu et noircir le tableau prit le sens d’amplifier des détails pour rendre un acte encore plus sordide qu’il ne l’est. La pratique se retrouve généralement dans le milieu des affaires entre les concurrents.

 

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 43/18

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Mettre sa main au feu

Affirmer énergiquement quelque chose, au point d’y risquer sa main rappelant les lointains jugements de Dieu de l’époque médiévale. Lorsqu’un accusé ne pouvait faire la preuve de son innocence, il pouvait être plongé dans l’eau, pieds et poings liés. S’il surnageait, c’était que l’eau – élément pur et béni de Dieu – le rejetait. S’il coulait comme une pierre, il était innocent… mais parfois noyé! On pouvait également lui plonger la main dans l’eau bouillante, ou le faire saisir un fer rouge. Innocent, Dieu le protégeait et il sortait indemne de l’épreuve. Le plus souvent, il suffisait que la victime guérisse vite ou survive quelques jours pour qu’elle soit – un peu tard! – innocentée.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 42/18

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 42/18

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Avoir la tête près du bonnet

C’est avoir la tête chaude et être porté à la colère

Cette locution proverbiale est usitée pour indiquer un caractère si vif et si irascible que la moindre contradiction l’excite au suprême degré et ferait croire à de la folie. Effectivement, celui qui s’emporte démesurément perd l’usage de la raison d’une façon momentanée, car la colère est considérée comme une étape à la folie. C’est, du reste, la pensée des auteurs anciens, Tacite, Sénèque et Horace, qui émettaient que la colère est une courte démence. Ainsi Sénèque disait : Homo paratior irae, l’homme plus porté à la colère ; Horace, celer est irasci, il est prompt à se mettre en colère et l’historien Tacite, irae properus, enclin à la colère.

On peut attribuer à ce proverbe deux origines. Il fut un temps où, par plaisanterie, on appelait une pièce d’or bonnet jaune (bon et jaune), puis on a dit : Avoir la tête près du bonnet pour signifier : Avoir la tête près d’être bonne, c’est-à-dire mauvaise.

Voici l’autre origine ; elle est tirée de l’histoire. A la cour des Valois (XVe siècle) un personnage appelé le fou avait le droit de dire impunément aux princes les plus dures vérités. Les fous avaient un bonnet particulier qui était une marque distinctive de leurs fonctions : Avoir la tête près du bonnet signifiait donc : Être voisin de la folie. A cette époque-là, pour faire allusion au bonnet qui était la coiffure distinctive des fous, on disait : A chaque fou plaît son bonnet.

On rencontre encore dans les anciens auteurs quelques exemples de l’emploi de cette locution : Ainsi, dans les contes de Des Periers (1777-1832) et dans Brantôme (1540-1614), tome II de ses œuvres complètes, on trouve la phrase que voici : Il veut bien que l’on scache (sache) qu’il a la tête si près du bonnet, qu’il ne pourrait jamais endurer qu’on lui fist (fît) la part. Il se trouve un exemple semblable dans un livre qui date de 1588 et est intitulé : Les après-disnées de Cholières : Je cognois le seigneur Rodolphe il y a longtemps ; il a la teste assez près du bonnet.

Pour terminer ces citations, il ne faut pas omettre ce qu’a dit Voltaire (1694-1778) à ce sujet : « J’ai pris mon parti sur tout et je jette mon bonnet par dessus les moulins, afin de n’avoir pas la tête si près du bonnet. » Les Italiens possèdent également ce proverbe et s’expriment ainsi : Avere il cervello sopra la beretta, ce qui veut dire : Avoir la cervelle au-dessus du bonnet.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 40/18

J’ai dû m’absenter ces derniers jours mes excuses pour le retard…

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Nul ne peut servir deux maîtres

Signification
Il est nécessaire de choisir sa ligne de conduite

Origine de l’expression
Expression proverbiale française qui puise ses origines dans l’Evangile de Saint Mattieu. En effet dans la vie chrétienne, il faut s’affranchir de l’esclavage du monde et acquérir la liberté des enfants de Dieu. Selon des théologiens, le passage de Saint Mattieu s’applique principalement à l’amour de l’argent amis quelques soient les maitres, il n’est pas possible de plaire à tout le monde. Les deux maitres selon l’Evangile sont Dieu et Mammon, ‘un symbolisant les valeurs spirituelles et l’autre le Dieu syrien des richesses.

Pour d’autres le texte biblique porte 2 dimensions qui sont bonnes et bénies de Dieu. La nature de l’homme est à la fois matérielle et divine et le défi consiste à savoir laquelle de ces deux natures l’emportera.

Selon le texte hébraïque, la même version existe sous une autre forme qui postule que « tu ne peux servir « qodesh » à savoir la lumière et « hol », les ténèbres. En d’autres termes tout ce qui est l’objet d’appropriation par l’homme car on ne peut servir les biens et Adonaï qui est le dieu éternel en même temps

Expression française synonyme
On ne peut pas plaire à tout le monde, on ne peut contenter tout le monde et son père.

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 39/18

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Prendre la mouche 

Expression française du milieu du XVII ème siècle qui signifie se fâcher brusquement pour un sujet de peu d’importance.

L’expression « prendre la mouche » s’approche d’autres expressions dans le même sens comme « discuter sur un pied de mouche » et « quelle mouche t’a piqué« .

Dans cette expression le verbe « prendre » signifie « prendre ombrage » ou « ressentir l’effet de quelque chose« .

Il se peut aussi que cela se rapporte aux effets des piqûres d’insecte sur le bétail. Cette expression peut être également prise au figuré où mouche au XVI ème siècle se définissait comme une pensée ou souci brusque.

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Lady Marianne : Faire danser l’anse du panier

TOrtue : Dépouiller Pierre pour habiller Paul

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 36/18

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Le torchon brûle
profond désaccord.
L’atmosphère est à la dispute.

 

Si, dans une cuisine, le mari met par inadvertance le feu au torchon, il est inévitable qu’il va se faire tirer les oreilles par son épouse. Dans ce cas, on peut indubitablement dire que le torchon brûle.
De là, on peut facilement concevoir que le torchon qui brûle est un simple symbole de la dispute, même si aucun véritable torchon ne prend feu et si c’est simplement de la vaisselle ou des couteaux bien pointus et tranchants qui volent au travers de la pièce.

Mais c’est voir cette expression avec nos yeux modernes que d’imaginer cela. En effet, dans cette locution qui date de la fin du XVIIIe siècle, le torchon n’est pas celui du ménage.

Le Dictionnaire Historique de la Langue Française nous dit que le premier sens du mot, au XIIe siècle, correspondait à un coup que l’on donne. On peut donc déjà faire un rapprochement avec la bagarre qui s’annonce lorsque le torchon brûle.
Mais il rajoute ensuite que, dans notre expression, le mot est un dérivé de ‘torche’, ce machin qui, en brûlant, permet d’éclairer un endroit sombre. Hélas, cette affirmation n’est suivie d’aucune explication indiquant quel est le lien entre cette torche qui brûle et le désaccord ou la dispute qui s’annonce, ce qui est plutôt frustrant.

Claude Duneton, lui, nous propose autre chose, indirectement lié au tout premier sens de ‘torchon’ : l’expression serait un double jeu de mots.
D’abord, ‘torchon’ serait une plaisanterie basée sur ‘torcher’ ou ‘se torcher’ au sens de « se battre » (c’est l’histoire du ‘coup’ qui réapparaît). D’ailleurs, « un coup de torchon », c’est autant une bagarre que quelque chose qui a fait place nette, et une ‘torchée’, c’est une sévère correction.
Ensuite, vous vous rappelez certainement ce jeu où, gamin, vous deviez retrouver quelque chose ou quelqu’un caché et, lorsque vous vous approchiez très près de l’endroit, on vous disait « tu brûles ». Dans ce cas, ‘brûler’ indiquait la proximité.
Le torchon brûle voudrait donc simplement dire « les coups sont très proches ».

 

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 36/18

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Signification : Sentence utilisée pour dire que tout est perdu, fini en parlant d’une entreprise ou d’une situation
Origine : Expression française du début du XXème siècle qui découlerait d’une autre expression nettement plus ancienne à savoir « avoir ses carottes cuites » qui signifiait mourir. Selon une autre interprétation, la comparaison avec les carottes cuites viendrait de l’état de ces légumes quand ils sont réduits en bouillie. Mais la question qui se poserait serait de savoir pourquoi les carottes. Certains auteurs ont tenté d’expliquer cette expression française en utilisant une autre définition de la carotte. En effet cette derniere au sens figuré devient une ruse pour tirer un quelconque avantage de quelqu’un.
Par contre la carotte prise hors son contexte ne peut expliquer la métaphore de la  perte et le verbe cuire y est beaucoup. En effet dans notre expression, cuire est conjugué au passé et fait allusion à ce qui est fini, achevé et donc non modifiable.
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Lady Marianne : Reprendre du poil de la bête

 

Le clin d’oeil à Martine : Avoir une araignée au plafond

Cette expression, qui date du XIX° siècle, viendrait du vocabulaire des filles de joie parisiennes [mais on ne sait pas exactement dans quel contexte elles l’utilisaient]. Elle n’implique cependant pas que la personne désignée soit une menace pour les autres, ou réellement atteinte d’une pathologie sévère. Elle signifie plutôt qu’elle est singulière, originale, fantaisiste.

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 35/18

Abandonner une chose aux chances du hasard.   (jouer à pile ou face) 

Tout le monde connaît le jeu désigné par l’expression Jouer à croix et à pile (devenue ensuite Jouer à pile ou face), qui est venue de ce que les monnaies du temps de saint Louis et de quelques-uns de ses successeurs, portaient sur une face l’empreinte d’une croix, et sur l’autre celle de deux piles ou piliers.

Les uns pensent, avec l’historien italien Villani, que ces piles représentaient des bernicles, instruments de torture dont ce roi avait été menacé durant sa captivité, et dont les figures devaient rester pour rappeler un tel affront jusqu’à ce que lui ou ses barons en eussent tiré vengeance. Les autres croient qu’elles étaient des colonnes pareilles à celles que Louis le Débonnaire avait fait mettre sur ses monnaies où elles soutenaient une église surmontée d’une croix, avec cette légende : Xristiana religio.

Gros tournois : monnaie d'argent créée par saint Louis lors de sa réforme monétaire (1260)
Gros tournois : monnaie d’argent créée par saint Louis lors de sa réforme monétaire (1260)

Borel a rapporté d’autres explications que voici : « Pile vient d’un ancien mot qui signifie prince (aussi est-ce le côté où est la tête du prince qu’on nomme pile), ou bien de pileus, bonnet, parce que le piIeus étant la marque de la liberté, on l’avait mis sur certaines monnaies ; ou bien encore de pyle qui en ancien gaulois se disait pour navire (d’où dérive pilote), car en la première monnaie, qui fut celle de Janus ou Noé, était représentée le navire ou arche, et j’en ai plusieurs de telles (monnaies) tant d’argent que de bronze. » (Antiquités gauloises)

Les monnaies de plusieurs villes de la Grèce et celles de Rome offraient d’un côté la tête de Janus, et de l’autre un vaisseau, qui était quelquefois remplacé chez les Grecs par une guirlande. Ces signes avaient été choisis en raison de ce que Janus passait pour l’inventeur de l’argent monnayé, des vaisseaux et des guirlandes. Les Romains jouaient comme nous en jetant en l’air une pièce de monnaie, et ils disaient : Caput aut navis, tête ou vaisseau. Macrobe et saint Augustin parlent de ce jeu.

Les Italiens disent : Fiore o santo, fleur ou saint, parce que les monnaies de Florence et de quelques autres villes sont marquées de ces signes. L’expression des Espagnols est : castillo y léon, par allusion aux figures empreintes sur leurs pièces, dont un côté présente un château qui forme les armes du royaume de Castille, et l’autre un lion qui forme les armes du royaume de Léon. En Angleterre, on appelle king’s sidecôté du roi, celui où est l’effigie du monarque, et cross sidecôté de la croix, celui où se trouve ce signe du christianisme.

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un clin d’œil à Martine  : Adorer le veau d’or  signifie aimer l’argent, les biens matériels et ne fréquenter que les gens riches.