Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience –

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Amis comme cochon

 

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Aller au gré des circonstances, librement et sans contraintes

Expression française basée sur une métaphore simple à interpréter. Elle rappelle le bateau qui se laisse emporter par le vent en errant sans but pour voir où le courant mène. Cela rappelle de fait d’errer sans plan ni rigueur, de manière désordonnée et naturelle.

Toutefois, le verbe « pousser »  peut être pris dans son sens propre avec le fait d’y voir un signe du destin qui pousse vers l’inconnu et il prendrait  donc dans ce cas une valeur d’assertion. Le verbe «aller » va exprimer l’acceptation. Selon d’autres explications, le verbe pousser prendrait le sens de grandir ou croître n’importe comment.

Ce serait plutôt la morphologie de l’expression qui prêterait à quiproquo car sa construction démontre un tout indissociable ce qui ferait que cette locution adverbiale serait invariable.

Les rapports continuaient de bric et de broc, va comme je te pousse, sans que ni l’un ni l’autre y eût beaucoup de plaisir ; un reste d’habitude, des complaisances réciproques, pas davantage. (E. Zola : L’assommoir)

 

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 19/18

Pourquoi mettait-on un bonnet d’âne aux mauvais élèves ?

Il était de coutume, il y a quelques années, de faire porter aux mauvais élèves un bonnet d’âne.

Sans titre

Mais contrairement à ce que beaucoup pensent, le fait de faire porter ce bonnet ne signifiait pas que l’âne était un animal bête ! C’était justement parce que l’âne était intelligent qu’on faisait porter un bonnet d’âne à un mauvais élève, pour qu’il puisse acquérir l’intelligence de l’animal !

Dans la mythologie, on dit même qu’Apollon, déçu que Midas ait nommé Pan meilleur musicien, se vengea en lui faisant pousser des oreilles d’âne.

Seul le coiffeur de Midas connaissait le secret, et ne pouvant le divulguer, creusa un trou dans la terre en répétant :  »Midas a des oreilles d’âne ».

Les roseaux poussèrent ensuite, et répétèrent à tous vents :  »Midas a des oreilles d’âne !  ».
Les oreilles d’âne furent alors perçues comme une honte, et quand des années plus tard le fait de porter un bonnet d’âne était une punition, on considéra cela aussi comme une honte : celui qui portait le bonnet d’âne était un cancre !

 

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 18/18

 

Se monter le bourrichon

Se monter la tête, s’exalter, s’illusionner, se faire une idée fausse de la vie

 

« Oh ! comme il faut se monter le bourrichon pour faire de la littérature et que bienheureux sont les épiciers ! »
Gustave Flaubert – Correspondance

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 17/18

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Signification : s’empiffrer ou boire beaucoup
Origine : Expression française du début du XXème siècle où le terme lampe ne fait pas allusion au procédé d’éclairage mais viendrait d’un ancien mot, lampas qui signifie gorge ou gosier. Aussi cette expression proviendrait tout simplement d’un glissement de lampas à lampe.
Exemple d’utilisation : Les officiers n’en disaient trop rien quand on chapardait; ils s’en foutaient plein la lampe.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 16/18

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Comme cul et chemise

Très liées ou complices, pour des personnes. Au XVIIe siècle, on disait ‘ce sont deux culs dans une chemise‘ ou ‘ce n’est qu’un cul et une chemise‘. Cette locution exprime simplement l’extrême proximité ou l’inséparabilité de personnes aussi liées que peuvent l’être le corps et son vêtement.

 

 

et la semaine dernière

Lady Marianne : Travail au noir

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 14/18

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Rôtir le balai jusqu’au manche

 

Vivre à la va-comme-je-te-pousse, de manière tout à fait désordonnée, et éventuellement obscure. Cette formulation déjà ancienne est attestée chez Alexandre Dumas qui écrit dans Ange Pitou (1850) :

« Le jeune Gontran, après avoir rôti le balai jusqu’au manche, se décide à épouser sa cousine. »

L’origine-même de l’expression est parfois discutée. Cependant ; si l’on se réfère à l’explication qu’en donne le lexicographe Alfred Delvau (Dictionnaire de la langue verte ;1866), elle s’utilise plus volontiers pour les filles de mœurs légères. Dans ce cas le symbole du balai chauffé à blanc est sans doute criant d’évidence.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 13/18

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Avoir maille à partir

 

C’est avoir un débat ou même seulement une discussion avec une personne ; c’est même quelquefois se quereller pour une bagatelle

L’origine de ce proverbe est très ancienne et remonterait, dit-on, même au temps des Capétiens.

Voici pourquoi : à cette époque, les monnaies courantes étaient : la livre, le sou (la vingtième partie de la livre), le denier (la douzième partie du sou) et la maille (moitié du denier).

Celle-ci était donc une bien petite monnaie et même de si peu de valeur qu’on ne pouvait la partir, c’est-à-dire se la partager ; on ne pouvait que se la disputer.

De là aurait pris naissance ce proverbe, et avoir maille à partir avec quelqu’un voudrait donc dire, tout simplement, avoir un différend avec lui. Au XVIIe siècle, on disait : Avoir maille à départir.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 11/18

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Être le  dindon de la farce

Comme toujours ; il ya plusieurs explications à une expression aussi courante que celle-ci.
La toute première viendrait du Moyen Age où les farces consistaient des intermèdes dans les spectacles et parmi elles on trouvait des personnages récurrents tels des pères crédules bafoués par des fils irrespectueux. Ces pères auraient été surnommés les dindons d’où « dindon de la farce. Sauf qu’il faut supposer que ce mot désignait autre chose que l’animal car delui-ci fut ramenés du Mexique beaucoup plus tard soit au XVIème siècle.
Laissons-là cette explication et passons à plus sérieux mais terrible… Claude Duneton pense qu’il s’agit d’une référence au spectacle de rue « le ballet des dindons » qui consistait posés les dindons sur des plaque métallique chauffées se qui obligeait les pauvres bêtes à « danser » pour éviter les brûlures aux pattes. Horreur !!!!
D’autant plus que les spectateurs se réjouissaient et appréciaient beaucoup les cruautés animalières…

Brisons net pour aller vers des explications plus prosaïques…
Une dinde, au sens figuré, et depuis longtemps désigne une jeune fille un peu niaise par comparaison avec l’animal présenté comme stupide. ( là on fait référence au dictionnaire de Trévoux qui donne cette acception en 1771). Mais ce n’est pas le privilège des jeunes filles que d’être dupée dons si on passe au masculin le dindon prend toute sa place et un homme peut être tout aussi nais donc un un dindon.
Quant à la farce , c’est surtout parce qu’on XVIIIème siècle on farcissait les dindons, il suffit d’un peu d’imagination pour corser la plaisanterie…
Cela dit, dans ma région, on disait un dinde et une dindonne de là à penser qu’une jeune fille se faisait dindonner…

Billevesées ou coquecigrues ?