Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 28/18

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C’est être complètement indécis entre deux parties ou deux avantages

Une personne, indécise entre deux partis à prendre ou sur une question qui se présente sous plusieurs faces, dont les inconvénients et les avantages semblent exactement balancés, est comparée à l’âne dont parle le philosophe français Jean de Buridan (XIVe siècle), alors recteur de l’Académie de Paris.

L'âne de Buridan

Voici le sophisme qui a contribué à sa célébrité : « Il supposait cet âne, également pressé par la soif et par la faim, embarrassé entre un seau d’eau et une mesure d’avoine, placés à égale distance de lui. »

Aux yeux du philosophe cette situation donnait une preuve que l’âne jouissait comme nous de son libre arbitre, c’est-à-dire qu’il avait acquis la faculté de choisir après examen, puisqu’il pouvait se tourner d’un côté comme de l’autre.

Montaigne, dans ses Essais (livre II, chapitre 14), exprime la même opinion : « Entre une bouteille et un jambon avec un égal appétit de boire et de manger, il n’y aurait pas sans doute d’autre chance que de mourir de soif et de faim, n’y ayant aucune raison qui nous inclinât à la préférence. »

Cette hypothèse, appliquée aux personnes, ne pouvait manquer de devenir vulgaire, ne fût-ce que par sa bizarrerie. Aussi ces mots passèrent-ils à l’état de proverbe. Dans le style familier on emploie encore assez souvent cette comparaison quand une personne se trouve dans la situation énoncée plus haut.

 

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Autrefois, on disait « jeter sa langue au chien ». Cette expression avait un sens dévalorisant car à l’époque, on ne « jetait » aux chiens que les restes de nourriture. « Jeter sa langue aux chiens » signifiait alors ne plus avoir envie de chercher la réponse à une question. Petit à petit, l’expression s’est transformée pour devenir « donner sa langue au chat », au XIXe siècle. En effet, à cette époque, le chat était considéré comme un gardien de secrets. Sa parole serait donc de valeur considérable, et il pourrait s’agir en « donnant sa langue au chat », de lui prêter la parole pour qu’il nous donne la réponse à une devinette.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 26/18

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Autrefois, quand les chevaux étaient encore utilisés pour faire la guerre, on utilisait les « chevaux de bataille », autrement appelés « destriers » (car les chevaliers les conduisaient de la main droite). Ces chevaux étaient très hauts et forts, si bien que l’on dominait mieux son adversaire. L’image du courageux chevalier partant défendre ses intérêts ou ceux de son pays « sur son fidèle destrier » est restée, et c’est depuis le XVIe siècle que l’on dit d’une personne qu’elle « monte sur ses grands chevaux » lorsqu’elle s’emporte et devient parfois agressive lorsqu’elle tente de défendre son point de vue.

 

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Sauter ou passer du coq à l’âne

Dans une discussion ou un écrit, passer brutalement d’un sujet à un autre, sans transition ni liaison.

 

Lady Marianne :  Pile ou face

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Se ranger sur une même ligne, se placer, s’asseoir par ordre

D’après Littré, en rang d’oignon, locution adverbiale, signifie sur une même ligne ;

se mettre en rang d’oignon, c’est « prendre place dans une réunion où l’on n’est pas invité, dans une assemblée à laquelle on n’a pas le droit d’assister. On fait venir cette expression proverbiale, être assis en rang d’oignon, d’Artus de la Fontaine, baron d’Oignon, qui, faisant l’office de grand maître des cérémonies aux États de Blois [1576], assignait les places et les rangs des seigneurs et des députés. »

Mais Antoine Le Roux de Lincy (Proverbes, tome II), rapporte également Littré, s’interroge : « Ne vient-elle pas tout simplement de la manière dont les gens de la campagne assemblent les oignons avec des liens de paille, en plaçant les plus gros les premiers, et ensuite les autres ? »

Littré cite également l’opinion de Henri Gourdon de Genouillac (Les Mystères du blason, de la noblesse et de la féodalité, 1868), qui lui donne encore un autre sens : Artus de la Fontaine, baron d’Ognon — sans le i — originaire de la Picardie, fut nommé ambassadeur à Vienne et à Constantinople, puis grand maître des cérémonies sous les rois Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Aussi les Picards étaient-ils fiers de cet Artus, et chaque fois qu’un petit gentilhomme de la contrée se disposait à venir à Paris pour se produire à la cour, ne manquaient-ils pas de dire : Laissez-le faire, il veut se mettre au rang d’Ognon.

Salle où se tinrent les Etats Généraux de Blois (Château de Blois)
Salle où se tinrent les Etats Généraux de Blois (Château de Blois)

 

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Avoir la berlue

Se faire une fausse idée (de quelque chose)
Avoir des illusions

Origine

L’étymologie du mot ‘berlue’ est discutée. Mais il est possible qu’il vienne au XIIIe siècle du verbe ‘belluer’ qui voulait dire ‘éblouir’, mais également ‘tromper’ ou ‘duper’.

Son premier usage s’appliquait à un discours trompeur, une fable.
Tombé ensuite dans l’oubli, il réapparaît au XVIe siècle pour désigner en médecine un défaut de la vue qui fait percevoir des objets imaginaires ou qui déforme la réalité.
C’est de cette acception, et du sens figuré « impression visuelle trompeuse », qu’est assez logiquement apparue notre expression au XVIIe siècle, sans qu’on puisse en être éberlué.

 

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 22/18

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Il faut se montrer plus audacieux que celui qui nous attaque

Effectivement, vis-à-vis d’un homme agressif qui a la dureté et l’audace d’un corsaire, il faut se montrer encore plus agressif et plus audacieux, opposant ainsi à cette espèce de corsaire un autre corsaire et demi.

Le mot corsaire nous est venu de l’espagnol corsario, qui lui-même dérive de corsacourse, mot italien et provençal en même temps. Cette expression s’appliqua d’abord aux vaisseaux des pirates du nord de l’Afrique qui, partant des Etats barbaresques, couraient sur la mer Méditerranée, après les vaisseaux des chrétiens non pour les convertir à l’islamisme, mais pour s’emparer des personnes et des cargaisons.

On a donné, par la suite, le nom de corsaires aux brigands qui montaient ces bâtiments, moins grands que d’autres, mais très bons voiliers. Au XVe siècle on écrivait coursaire et l’on peut être à peu près certain que cette locution proverbiale ne devait pas remonter beaucoup au-delà.

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Amis comme cochon

 

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Aller au gré des circonstances, librement et sans contraintes

Expression française basée sur une métaphore simple à interpréter. Elle rappelle le bateau qui se laisse emporter par le vent en errant sans but pour voir où le courant mène. Cela rappelle de fait d’errer sans plan ni rigueur, de manière désordonnée et naturelle.

Toutefois, le verbe « pousser »  peut être pris dans son sens propre avec le fait d’y voir un signe du destin qui pousse vers l’inconnu et il prendrait  donc dans ce cas une valeur d’assertion. Le verbe «aller » va exprimer l’acceptation. Selon d’autres explications, le verbe pousser prendrait le sens de grandir ou croître n’importe comment.

Ce serait plutôt la morphologie de l’expression qui prêterait à quiproquo car sa construction démontre un tout indissociable ce qui ferait que cette locution adverbiale serait invariable.

Les rapports continuaient de bric et de broc, va comme je te pousse, sans que ni l’un ni l’autre y eût beaucoup de plaisir ; un reste d’habitude, des complaisances réciproques, pas davantage. (E. Zola : L’assommoir)

 

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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 19/18

Pourquoi mettait-on un bonnet d’âne aux mauvais élèves ?

Il était de coutume, il y a quelques années, de faire porter aux mauvais élèves un bonnet d’âne.

Sans titre

Mais contrairement à ce que beaucoup pensent, le fait de faire porter ce bonnet ne signifiait pas que l’âne était un animal bête ! C’était justement parce que l’âne était intelligent qu’on faisait porter un bonnet d’âne à un mauvais élève, pour qu’il puisse acquérir l’intelligence de l’animal !

Dans la mythologie, on dit même qu’Apollon, déçu que Midas ait nommé Pan meilleur musicien, se vengea en lui faisant pousser des oreilles d’âne.

Seul le coiffeur de Midas connaissait le secret, et ne pouvant le divulguer, creusa un trou dans la terre en répétant :  »Midas a des oreilles d’âne ».

Les roseaux poussèrent ensuite, et répétèrent à tous vents :  »Midas a des oreilles d’âne !  ».
Les oreilles d’âne furent alors perçues comme une honte, et quand des années plus tard le fait de porter un bonnet d’âne était une punition, on considéra cela aussi comme une honte : celui qui portait le bonnet d’âne était un cancre !

 

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