Petit jeu de lettres – 140

140 - mots mélés perissologie

J’ai cru devenir folle… Des mots mêlés pour ma Lady .

Ne croyez pas que cela plus facile que d’écrire un texte… Courir la girole est-ce un vrai loisir ?

Et puis allez cueillir du persil en cette saison ; moi je fais grise mine. Heureusement le rossignol grisole à qui mieux mieux, si ce n’est dans les bois au moins dans ma tête. Et quelle  ogresse cette Lady, qui veut clarifier son bouillon avec de la gélose ;  la poisse moi je vous dis !

Et moi de conjuguer je ne suis pas grosse et je n’ai pas grossi en suçant de la réglisse.

Bon je brise là tout net et vais de ce pas préparer ma salade de gésier de volaille avec une petite frisée, un vrai bonheur pour mon fin gosier !

Comment c’est dimanche et je ne vais pas à l’église ? ben non, je préfère m’occuper de mes dernières roses ; elles sont si délicates avec leur corolle veloutée comme les soieries lyonnaises .

Ah mais au fait il manque un mot ; le trouverez vous ? Spolier non un autre de 12 lettres…

C’est un terme de littérature, une sorte de pléonasme qui consiste à ajouter à une pensée déjà exprimée d’autres termes qui sont surabondant.

Amusez-vous bien !

 

Petit jeu de lettres 139 – Se ventrouiller

C’est le mot choisi par Ma Lady cette semaine : se ventrouiller ce que le cochons adorent faire dans la boue.

les mots trouvés et les mots inventés : ritournelle, entrevoir, tellurien, tournille, vrille, touiller, voûté, vertouillés, ventre, trouille, tullière, orient, vitre, verrou, tourelle, rouiller, roullevitré, se ventrouiller, violente, tournevriller

Les trois petits cochons

Ah ils étaient beaux les trois petits cochons !!! Ils passaient leur temps à se tourner les sabots, avaler des monceaux de nourritures, se ventrouiller, et se tournevriller dans les bauges mal famées au parfum tellurien. Leur mère était au désespoir ; si bien qu’un jour, dans une violente colère :

« – Allez ouste fichez moi le camp ! Je ne veux plus vous voir… Je préfère rester seule plutôt que vous trainer comme des boulets. Ah bien comme votre père, fainéants, tout juste bon à faire du saucisson sec ! Je vous donne à chacun une bourse pleine de monnaie et allez vous faire roullevitrer ailleurs »
Complètement ahuris, sonnés par ce rejet, les trois petits cochons firent leur balluchons et quittèrent la maison familiale un peu la larme à l’œil. Au bout du village chaque cochon prit des chemins différents après longues embrassades.

Le premier cochon, bon vivant, guilleret comme un pinson et insouciant posa son barda dans une chaumière en paille bâtie sur terrain vague. Il vécut là continuant son train de vie se vautrant dans une gabegie à se rouiller le corniaulon*
Le deuxième cochon ne s’installa pas très loin mais plus prudent, il  investit  un peu de monnaie dans un tas de bois et se fit construire un petit chalet pensant attirer dans ses filets une petite cochonnette repérée depuis quelque temps, tullière de son métier dont il était tombé follement amoureux.
Quant au dernier cochon, dans un village proche du lac de la forêt d’Orient, il dégota une maison en pierre bien à son goût   dans laquelle il emménagea  ses pénates. Il arrangea la baraque, mit des verrous aux portes et des vitres aux fenêtres et rapetassa une tourelle.

Voilà nos gorets sortis de l’adolescence et installés mais ils avaient oublié que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Alors lorsqu’un loup crevant de faim, souffla sans crier gare sur la maison de paille la transformant en un torchis innommable, le cochon prit d’une trouille bleue, malgré ses poils grillés fila ventre à terre chez son frère forestier. Le canidé furieux de son échec n’en resta pas là. Il se rendit sans tarder chez le deuxième se prépara à un festin de deux cochons au lieu d’un seul ; vous connaissez la ritournelle : il souffla, souffla de toutes ses forces sur la maison de bois et trouva le nid vide… Encore une fois les cochons s’étaient carapatés, vertouillés à toute allure.
Mais, il ne faut pas oublier que  quand il un loup crève la dalle, il  est particulièrement  tenace ; alors déçu, de plus en plus furieux, et  épuisé par ses efforts mais par l’odeur alléché et la certitude de dévorer un cochon bien gras, il se précipita chez le dernier frangin qui touillait une soupe parfumée. Ils ne firent qu’entrevoir le loup couvert de boue, le dos voûté, le regard vitreux faisant des tournilles et des vrilles pour grimper sur la cheminée…^

Alors que se passa-t-il ? Chaque conte à sa fin je vous laisse deviner.

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petit jeu de lettres – Embrouillamini

C’est le mot choisi cette semaine par ma Lady

 

  • Lenoir, Leblanc dans  mon bureau  illico presto !!

Les deux compères ne se le firent pas répéter deux fois et suivirent tête basse ma Lady qui  semblait bouillir de colère.

  • Bon alors qu’est-ce que cet embrouillamini? Faites pas trop les malins hein !
  • Ben ma Lady, c’est Leblanc…
  • Oh ben non !  c’est toi qui a voulu faire un détour par le chemin du moulin
  • Oh mais c’est qui, qui a oublié son portefeuille dans la maison de la belle  Marilou
  • Quoi ? Vous allez chez la Marilou pendant les heures de boulot !
  • Ah ! Ma Lady  vous la connaissez ! Elle est chouette non ?
  • Heu C’est pas le sujet, revenons à nos belons.
  • Moutons Lady, on dit moutons ! pas belon les belons c’est…
  • Oui bon passons ensuite,
  • Ben ma Lady,  c’est que la femme de Leblanc s’est tirée avec un limonier du port  alors il a parfois quelque démangeaison. Et puis c’était notre chemin…
  • M’en fiche, pourquoi n’avez vous pas ramener vos paniers de poissons !
  • D’anguilles, ma Lady ! Des belles et grasses anguilles.
  • Peu importe ! alors j’attends vos explications !
  • Ben chef, après sa petite affaire, nous avons repris la camionnette. Leblanc au volant et j’ai vérifié la cargaison ; tout était au poil !  rien d’anormal.
  • Bon et alors ! Elle est où l’embrouille!
  • C’est pas ma faute Lady ! Laissez- nous raconter, vous nous embrouillez. Lenoir, il avait faim et nous nous sommes arrêter pour un petit casse -croûte ! Hé ma Lady  c’est la pause syndicale, hein y a rien à redire ! Et les œufs brouillés de la mère Ellina et le sauciflard aux lardons, un délice !
  • Non mais je rêve, c’est quoi ce babil!
  • C’est pendant ce temps que le renard a dû grimper dans la carriole ! C’est roué un renard vous savez chef !
  • Ouais et comme la porte du van est rouillée, elle a dû s’ouvrir et pis il a vidé la cargaison ! Voilà ma Lady c’est comme on vous le dit !

petit jeu de lettres – 135

 

A comme aspirer
R comme respirer
G comme grisard
Y comme Yraspie comme on n’a pas on invente c’est le pays que Ma lady a choisi pour son nouveau roman
R comme regard
A comme agape surtout ne pas
S comme sapide
P comme piger
I comme Isidore et c’est pour le cas où ma Lady voudrait envoyer un télégramme
D comme diaprer comme le paysage dans le pays imaginaire de ma Lady
E comme égayer ma Lady n’a pas son pareil pour dérider une tablée endormie
S comme saper comme ma Lady quand elle va au marché

Et mon tout donne Argyraspides

Petit jeu de lettres – 134 – Barguigner

Cette semaine Ma Lady nous propose de Barguigner.  Marchander plus ou moins longuement ; hésiter ne pas arriver à se décider

La barguigneuse

Gainée dans un tailleur le plus chic et dans une dix huit heures de Playtex, chapeautée d’une cloche rouge andrinople souligné d’un ruban de velours noir pour se protégée d’une légère bruine, une grande bringue, suivie d’un petit chien aux poils bringés, pénétra dans la boutique de Ma Lady, bijoutière dans la grande rue de la bourgade de Guigne sur Arzon. Il était environ 14h et elle désirait acquérir une bague pour sa nièce demanda à ce qu’on lui présente la nouvelle collection.

Le vendeur, genre grand sifflet un peu bugne, apporta différents plateaux sur lesquels étaient délicatement posés émeraudes et diamants et autre perles fines. Un rayon de  soleil baignait le comptoir faisant jaillir tous les reflets des pierres de grande qualité.

Pendant que la cliente barguignait entre les pièces proposées, ma Lady lui offrit un thé aromatise à la bugrane. Le vendeur très amène offrit une gamelle d’eau fraiche au chien qui s’impatientait et commençait à mettre ses pattes sur la banque.

Finalement la cliente, se décida  pour un petit anneau muni d’une perle fine somme toute assez modeste, paya son achat et sortit dignement.

Dérangé par sa petite amie, son béguin du moment, c’est l’oreille collée à son doudou addictif qu’il rangea les présentoirs sans prêter vraiment attention jusqu’au moment où ma Lady poussa un cri déchirant. Il manquait deux bagues ; un solitaire et un saphir œil de paon.

La cliente installée à la pâtisserie d’à coté dégustait un Paris-Brest onctueux quand la police l’interpella.  L’interrogatoire se prolongea par une garde à vue ; sans succès, aucun bijou ni  dans le sac ni dans ses poches. La dame répondait aux questions  avec un l’air satisfait d’un sanglier dans sa bauge.

Le commandant de police, un jeune homme énergique fortement agacé par cette pimbêche qui lui faisait du gringue et  le narguait avec aplomb, se résignait à signer la fin de la détention quand le brigadier Gruge hurla sur le perron du  commissariat. Un chien attaché dehors s’était laissé aller et  il avait glissé sur sa crotte. Les copains riant de la mésaventure sortirent et là devant eux, les joyaux brillaient de tous leurs feux…

Petit jeu de lettres – 131

Le mot à trouver cette semaine concamération

Debout sur le balcon, Romane grignotait un macaron doré tout en trempant le bout de ses  lèvres rouge carmin dans un verre de crémant du Jura, une sorte de nectar ambré qu’elle préférait nettement au cacao matinal que la matrone de l’auberge lui imposait. Elle toussa légèrement, decidément cette allergie aux acariens ne disparaissait pas facilement malgré les médicaments.

Elle contemplait d’un œil vague,  un mainate qui discourait avec un perroquet sous un grand tamarin. En fait, elle réfléchissait à son prochain concert. Jouerait-elle du Brahms ou Schubert ? La romance ou la fantaisie. La crainte l’envahit ; pour la première fois depuis la mort de Mariano, elle retournait en Croatie. Elle se souvint des regards hostiles et accusateurs de la famille de son ancien compagnon, mort pour avoir consommé un plat de champignons, des amanites hallucinogènes. Romane écrasa une larme de crocodile sur sa joue ronde.

L’air frais lui fit du bien. Tout à l’heure, elle irait voir le cartomancien que le  notaire lui avait recommandé… Elle prit un deuxième macaron respira profondément ;  Il était temps de se mettre au piano…

 

Petit jeu de lettres 129 – Cyanoleuque

C’est le mot choisi cette semaine par Ma Lady

Un lycéen peu loquace plein de cloques sur le nez, touillait dans une caque une loque pour la teinter en bleu. C’est un cas d’école, on brasse du lapis lazzuli pilé rehaussé d’une pointe saphir foncé, avec un bâton long comme une queue de billard. Quant au liant,  il reste à ce jour inconnu ; on parle de  peaux de lapin lacées et piquées avec une alène comme un paquet de couâne lyonnais qui donnerait un chamarré cyanoleuque. Une fois la mixture liquéfiée,  avec une petite canule, on prélève un échantillon pour être sûr que la couleur soit bien fixée. Ensuite on lance la coloration des guenilles !