Les plumes – 13- effort

Chez Emilie les mots : rentrée, patience, courage, faiblesse, caractère, poil vecteur, rien éteindre, exceller énerver.

j’ai laissé de coté vecteur qui ne me menait à rien…

Le lion et le rat ( version revue et corrigée)

Brutus le vieux lion du zoo a fait une rentrée fracassante dans son enclos, le voilà entortillé dans des rets solides qu’un visiteur a négligemment laissé trainer. Il fait appel à un ami mais…

Allez essaye encore, fais des efforts nom d’un rat , Ratounet, je perds patience dans ce filet !

Eh  Brutus, je fais ce que je peux. La  situation est grave  mais pas désespérée ; inutile de t’énerver cela n’ira pas plus vite. Et d’abord,  arrête de m’’interrompre,  je ne peux pas t’écouter et ronger ;  seul Manu peut être en même temps  et puis que les cordes sont en chanvre et le chanvre me fait tourner la tête ! Je ne te fais pas un dessin !

Holà,  Speedy, c’est pas parce que j’ai eu la faiblesse de te laisser la vie la semaine dernière que tout t’es permis .

Brutus, tu as vraiment un  caractère d’ours mal léché, tu es de mauvaise bourre  je le comprends bien mais ne me prend pas à rebrousse poil  sinon je n’excellerai pas dans ton sauvetage. Courage mon vieux, rien ne me résiste, juste encore un moment et je pourrai t’étreindre dans mes petites pattes musclées…

Les plumes – 12 – cible

Chez Emilie les mots :atteindre, concentrer, objectif, tirer, arme, bleu, pachydermique, amour doigt, flèche, fourreau flirter

Rien que pour Elle

Sur le pré du Bois Joli, les deux ennemis, autrefois amis, se sont retrouvés à l’aube ; objectif : désigner qui aurait les faveurs de la belle Emilie. La cible à atteindre a été installée par des complices, chacun témoin des deux imbéciles qui se croient encore sous Richelieu. Tout ça parce l’un a flirté d’un peu trop près et l’autre a écrit une lettre enflammée à la jolie Emilie. Le choix des armes et bien heu, ils se sont trouvés gros jean comme devant car ni l’un ni l’autre ne savent tirer ni à l’arc ni au pistolet. Alors les flèches sont dans les carquois, les pistolets à bouchon dorment dans un étui de velours rouge. L’écrivain, le doigt en l’air pour tester d’où vient le vent, l’autre accroupi cherche une fleurette bleue à offrir à la Belle lorsqu ‘il  aura détruit son adversaire.

Attention, les duellistes, à trois pas d’ici je vous le fait savoir,  restez bien concentrés, n’oubliez pas, messieurs l’enjeu. L’heure est grave !

Et pendant ce temps, Emilie dans son fourreau de soie grège, ignorant le drame qui se déroule entre les deux freluquets et leur amour pachydermique, se vernit les ongles en rouge vif.

Duel au gourdin - Magellan consulting

Les plumes – 11 – jeux

Chez Emilie les mots : rôle – violon – gratter – subtil – jetons – chance – ahurie – dépenser – manigances – séduction – suspens – soudoyer – mistigri.

Quand cela déborde

Manigances, manigances ! Ah ils ont voulu jouer au jeu de la séduction et ils nous jouent du violon à tour de rôle mais ils peuvent toujours se gratter pour arriver aux chevilles de Renaud Capuçon ou de Hilary Hahn. Le jeu n’est pas subtil et ils n’avancent même pas masqués. Je suis ahurie de voir le degré de mensonge qu’ils ont atteint. Cela pourrait même donner une idée de l’infini. Pas de chance, nous ne sommes pas si dupes, les jetons ont été mal distribués, ou alors ils ont soudoyé les mauvaises personnes et maintenant « suspens » qui va gagner. Une telle énergie dépensée pour un résultat plus qu’hasardeux. Au lieu de la roulette russe, il fallait préférer le mistigri.

Opera Chic: Hilary Hahn
Hilary hahn une violoniste merveilleurse

Les plumes – 10 – latitude

Chez Emilie les mots : changement – voyager – étoile – mesurer – équateur – positive – vaste – parallèles – liberté – trésor – cardinal – courrier conquérir .

A l’est pas de changement

Sous quelle latitude suis-je née ? J’en suis encore à me le demander. J’ai toujours la tête dans les étoiles à mesurer le temps qui passe… Temps astral ou temps sidéral ? Qu’importe puisque dans ma tête je peux voyager. Une liberté pas offerte à tout le monde. Souvent on me prend pour une demeurée ; mais ils ne savent pas que l’énergie positive que je dégage en   regardant le cardinal est ou le cardinal sud est un trésor. Je rêve de conquérir le monde mais je ne pourrais jamais ; trop vaste ! Et pourtant partir de l’équateur en Equateur pour vérifier si les parallèles le sont bien et les compter avec le plaisir peut-être d’en trouver une de plus c’est une idée qui me séduirait  bien !

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J’ai pris cette photo l’an dernier – 

Les plumes – 9 – ferme

Avec les mots : poule, produit, tracteur, poulailler, lessiveuse, travailler, ouvrir, pruneir, terre, construire, continuer courroie

La ferme du bonheur

Shalala, twibilidi, shalala, twibilidi,   on entend les oiseaux qui chantent à la ferme du bonheur,  c’est le bonheur est dans le pré…

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Ah c’était le bon temps en ces temps- là. Le matin après un bon verre de lait arrosé d’un tord-boyau et quelques tartines de pain rassis trempées, Noémie allait voir ses poules. Elle faisait très attention à ne pas ouvrir le poulailler n’importe comment ! Ah non ; dès fois que le renard ou une fouine s’y  seraient introduits. Elle les comptait et recomptait, ramassait les œufs,  puis en chantonnant

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Elle allait voir le Crésus, son pin up boy, le paysan qui bricolait une vieille charrue pour travailler ses terres, en attendant de pouvoir acquérir un tracteur flambant neuf. Mais pour cela, elle devait faire attention au porte monnaie,  un sou est un sou.  Elle vendait à bon prix et le cœur léger les produits bios de sa ferme du bonheur… Les œufs, les fromages des chèvres… Ah les chèvres parlons-en ! Tous les après midi, elle les menait dans le verger où les maguettes boulottaient tous les vieux pruniers, débroussaillage garanti.  On la voyait passer la  Noémie, sa longue jupe à fleur traînant sur ses talons , son tricot dans les mains. Elle s’arrêtait sur le chemin pour glandouiller avec la Marie ou la Léonie.  Elle pissait tout debout en causant et tricotant puis continuait son bonhomme de chemin…

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Elle avait construit un petit muret  avec des briques réfractaires où elle installait sa lessiveuse. Elle faisait bouillir son linge avec de la cendre pour le blanchir et le détacher…

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Et quand le soir descendait sur la plaine, elle chantait les « Blés d’or », et après avoir avalé une soupe chabraut, elle allait au dodo avec Crésus et se frottait le dos.

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Et si vous ne connaissez pas les « Blés d’or »

Les plumes d’Aspho – 8 – Echo

Avec les mots : montagne, ragot, iodler, radar, corbeau, boomerang, hoquet, résonance, journal, gronder, profond, glacial

Là haut sur la montagne

Là haut sur la montagne, l’était un vieux chalet. Murs blancs toit de bardeaux, Jean  l’avait reconstruit de tout son cœur pour que sa Bien-aimée  puisse faire les plus belles photos pour le journal de mode qu’elle avait l’intention de lancer

La- haut sur la montagne, dans le vieux bouleau devant le chalet, un corbeau, tenait dans son bec un fromage volé quelques instants auparavant à la belle Emilie. Oui c’est elle, la nôtre qui défile avec talons aiguilles dont la résonance sur le carrelage de la cuisine, n’a d’égale que l’écho des grognements  d’un ours sortant d’hibernation ; robe moulante l’air grave, elle regardait le Phoenix des bois  se débattre avec son camembert. Tout en bas, un promeneur, se croyant seul au monde iodlait comme un tyrolien,  on aurait cru un radar des temps anciens. Il se guidait à l’écho pour ne pas se perdre.

là haut sur la montagne, un vieux renard rusé, après une cour assidue  chipa le fromage au corbeau qui se mit à croasser de dépit. L’histoire revint comme un boomerang !

Là haut sur la montagne, au plus profond de la nuit glaciale, on entendit gronder et craquer les rochers et dans  un hoquet phénoménal la terre s’ouvrit et engloutit chalet, renard, promeneur etc. Sauf la belle Emilie et le corbeau.

Vous ne me croyez pas, pourtant ce ne sont pas des ragots.

Les plumes d’Aspho – 7 – Délice

Avec les mots : pâtisserie, amour, sucre, orgue, sel, fraise, sortilège, caprice, famille cookie, douceur, écœurant trio

Délice

Qu’as tu mis dans ton panier, jeune fille, jeune fille,   Qu’as tu mis dans ton panier ?

J’ai des mots, pleins de mots à conjuguer, à tricoter, à assembler, à marier ! Je me rends chez Emilie pour à l’atelier des Plumes. Là bas tout est amour et sortilège. Nous sommes comme en famille ; pas de critique, de la douceur, de l’écoute et surtout beaucoup d’humour ; un délice !

Ah mais non ! Ce n’est  pas cela que tu dois dire. Petit Chaperon Rouge, dans le conte tu dois dire que tu as de la galette au sucre, du beurre demi-sel, des fraises, des cookies au chocolat, enfin bref des pâtisseries que tu apportes  à ta Mère Grand et ensuite…

Tu vas la boulotter… et d’abord, je ne suis pas le Chaperon Rouge..

Mais non, tu n’y es pas Chaperon Rouge, c’est écœurant de dévorer une grand-mère. Vois-tu je préfère lui jouer le trio n°2 de  Schubert, une vraie merveille ou bien un caprice de Froberger . Tu sais pendant mon absence qui dura le temps où j’ai été mis en cage par Petit Pierre, j’ai bien réfléchi et avec deux autres congénères, nous nous sommes mis à jouer de la musique, orgue, violon et clarinette n’ont plus de secrets pour moi.

Vieux loup, je me rappelle bien les grandes oreilles, les grands yeux es grandes dents etc… Alors pour jouer du violon tu es un virtuose depuis bien longtemps.

Qu’as tu mis dans ton panier, jeune fille,  dans ton panier ?

 

Le Petit Chaperon rouge — Wikipédia

Les plumes d’Aspho – 6 – Marée

Le thème choisi : marée

Avec les mots : horaires, variation, remous, haute, lune, oscillation, va-et-vient, vent, mascaret, plage, brouillard, grain, syzygie, basse.

Marée

 

As-tu consulté les horaires de marée – Elle est haute ? Ah basse !  Non je dis ça parce que on va arriver à la lune haute et l’oscillation de ton humeur est fortement en syzygie avec les variations lunaires

Non je ne dis pas que tu es lunatique, c’est plus subtil ! en attendant, tu peux descendre chercher une bouteille de pinard. Ah mais  si tu allumes le va et vient en même temps que moi va y avoir des remous. Je ne vois plus rien,, dans cette cave  je suis dans le brouillard.

Comment tu dis –  y a plus de mascaret – non je t’ai dis de remonter du muscadet. Par les temps qui courent, un petit coup de blanc nous fera du bien.

Quoi ? Tu disais que le mascaret avait envahi la plage ? Pas étonnant avec ce vent ! Tant pis, pour la promenade sur la plage, de toutes façons on est confiné alors autant écrire pour les Plumes.

Les Plumes celle d’Aspho ? je croyais que c’était Emilie… comprends plus rien, dois avoir un grain  dans ton cerveau !

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Les plumes d’Aspho – 2/20 – Original

Le thème choisi : Original et les mots proposés

Avec les mots : extraordinaire – fantastique – bizarre – orignal – unique – surprendre- olibruis – tournesol – visionnaire – innover – idée – interloquer.

Le bonimenteur

Venez, venez, approchez, approchez , mesdames et messieurs… Voici l’appareil le plus formidable, le robot plus extraordinaire, le plus fantastique, celui qui va révolutionner vos vies et vos apéros, qui va vous permettre de réaliser vous-mêmes des cocktails faramineux, les meilleurs du monde, oui n’ayons pas peur des mots, oui je dis bien, du monde.

Il était bizarre ce bonimenteur de foire. Un olibrius aussi fluet et dansant qu’un orignal était épais et bourru. Un tablier autour de ses reins le faisait paraître encore plus étrange. Son nez pointu, ses yeux perçant et sa bouche lippue qui égrenait toute cette logorrhée, lui donnaient un air de conquérant. Il se tenait sur une estrade devant un éventaire en bois où s’alignaient fruits et légumes brillants de fraicheur et très colorés.

Je le regardais, interloquée par sa volubilité et son aisance dans ses démonstrations.

  • Regardez bien Mesdames et je dis bien Mesdames, car bien sûr c’est vous qui allez officier, et innover des boissons avec ce robot magique et unique. Je vais vous surprendre! Regardez bien dans le bol (il fit un clin d’œil à la personne juste devant qui buvait ses paroles), je mets carottes, oignons, et oui, non pas une ni deux ni trois mais quatre oui c’est ça,  quatre oranges (pelées à vif avec mon éplucheur spécial dont je vous ai démontré toutes ses qualités tout à l’heure et cinq euros seulement aujourd’hui rien que pour vous) , j’ajoute un peu de gingembre pour parfaire la boisson et là regardez-bien mesdames, hop un coup de manivelle et un deuxième tour et vous obtenez un jus le plus précieux et vous pouvez encore le sublimer en ajoutant un cuillère d’huile de tournesol et là, je vous assure, mesdames et messieurs vos papilles ne vont pas y croire , elles vont percevoir une telle saveur ;  une vraie explosion de bonheur ! …

Les yeux écarquillés, chalands et badauds, l’écoutaient dérouler son baratin ;

… et encore, additionner de poivrons, de framboises  et de ciboulette fraîche et Vous dites Madame du piment d’Espelette , mais oui pourquoi pas  c’est une très bonne idée … Mais vous êtes visionnaire, nous allons avoir un jus… Au fait comment savez-vous ?

Et bien, vous avez raconté le même boniment sur le marché, hier à Saint Martin et l’an dernier à saint Julien. D’ailleurs, j’ai acheté votre robot et je viens vous le rapporter pour faire une affaire conclue car chez moi il dort dans le placard.

 

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Les plumes d’Aspho – 1/20 – Révolution

Le thème choisi pour ce retour :

Révolution

Sire, sire,  une mutinerie secoue Paris

Que nenni,  vous n’y pensez-pas ma douce, une mutinerie c’est sur un cuirassé comme le Potemkine, et nous en sommes loin ; au château tout est calme…

Sire je vous dit que c’est une émeute alors, les sans culottes sont aux portes de la capitale   envahissent même l’avenue du faubourg Saint Honoré.

Ah que veulent t-ils ses troubles fêtes, que leur manque –t-il ? Décidément ma Mie le changement n’est si simple !

Mais Sire c’est une utopie que de vouloir faire travailler les manants et vilains sans les rémunérer à juste titre.

Ecoutez ma mie, ne pouvez-vous pas les distraire, recommencer à faire du théâtre. Pendant qu’ils boiront vos paroles, nous pourrons préparer le bois nous nous allons les chauffer.  Oh ma Mie je vois déjà le tableau, nous, en voyage pour les îles, n’importe lesquelles feront l’affaire et eux, ces énergumènes à peine lettrés  réclamant encore des congés payés, des droits à la retraite et que sais-je encore… Tiens et pourquoi pas des  la relocalisations de leurs industries pendant qu’ils y sont ! Ah je vous dis, en vérité ma Mie, tout de tapage me fatigue. J’ai bien peur de tourner calotte.

Oh Sire vous avez bien raison, je vais reprendre les pièces jaunes de la duchesse  (en fait elle sont rouges serait-ce un signe) histoire de continuer mine de rien à leur faire encore les poches ; ils ne s’apercevront de rien…