Des mots, une histoire récolte 50

Avec les mots : liste, palabres, misère, mur, oniromancie, danse, chimérique

Suzaâ ââââ ne ?

  • Oh, sacrebleu j’ai perdu ma liste !

Pas étonnant tu perds tout… quelle  liste celle des courses ou de ce que tu as perdu ? Tu en referas un de plus

  • Mais non la liste de toutes les misères du monde, et tu peux me croire elle était longue du genre à ne pas pouvoir l’apprendre par cœur.

Bon tu as fini avec tes palabres en tous genres, tu viens ou tu restes ? …

  • Attends, j’écris sur mon mur, mes rêves de danse chimériques !  Oh si tu savais c’est pour cela que j’ai besoin de ma liste, pour refaire le monde il faut bien s’y prendre avec méthode.

Ouais et bin moi je pense qu’il faut faire appel à l’orniromancie, c’est plus sûr. Et surtout plus drôle… Allez le ciné a rouvert  ses portes,  je t’invite tu auras deux fauteuils pour toi toute seule. Ca le pied !

Des mots, une histoire récolte 49

Avec les mots : fricot, bâfrer, fuir, abstème, meunier, négocier

Meunier, tu dors ? Parce que ton fricot grille sur ton feu de bois. Tu ferais mieux d’aller chez Maminette, elle, elle fait de la bonne, de la vraie cuisine de chef.  Pas du truc à bâfrer comme un cinglé ; du délicat, du raffiné, du propre en fait.

Meunier tu dors ? Ah, tu encore bu toute la bonbonne de Beaujolais que, hier  encore le père Lulu t’a livrée. Au lieu d’apprécier avec modération, tu t’es enivré et tu ne profite pas de la vie, de la lumière du petit matin, du frais de la rosée et des lapins qui gambadent en grignotant par ci par là des  brins de luzerne ou de thym sauvage.

Meunier tu dors ? Ta belle est partie avec Dédé, le beau pâtre des montagnes. Réfléchis bien , Meunier lui, il est abstème (fallait bien le caser). Toi tu t’es toujours boissonné comme un vieux pochard alors sans négocier,  elle a fuit.

Meunier, tu dors, et qui c’est qui va faire la farine ?

Meunier tu dors, ton moulin va trop vite - YouTube

Des mots, une histoire récolte 48 – L’agent

L’agent

Nous nous étions enfin sortis et notre rando après avoir traversé une sorte de jungle dont les lianes s’emberlificotaient autour de nos chevilles gênant notre progression. Oncle Dan pour nous remettre de nos émotions avait proposé une baignade dans les eaux claires du lac Amabié. Il nous avait avoué qu’il avait fait partie du contre espionnage dans sa jeunesse et que ses missions avaient toujours été couronnées de succès.  Faut dire qu’avec  Jim Phelps comme adjoint et Barney comme technicien, les taupes devenaient vite des pigeons.

Aie,  pour nous faire mettre en maillot de bain ?  Certaines comme Ghislaine toujours prévoyante en avait apportés plusieurs, tandis que Guillemette et Jamadrou exhibaient un bikini avec des ficelles limite décence, Jacou et Adrienne affichaient un sorte deux en un, un truc original et  moi  et bien heu, comment vous dire  heu, je me retrouvai, et bien… heu… Et c’est là que,  mais alors, me posé-je la question, Dan  était-il toujours en exercice ? Voilà le pourquoi de la baignade. Le filou oncle Dan, recherchait l’empreinte du scorpion tatoué dans le  dos de l’agent traître. J’allais devoir abattre mon masque et griller ma couverture. mais Quid de Pathcach ? elle avait disparu…

avec les mots chez Olivia : couverture, espionnage, taupe, filou , masque, empreinte, pigeon

Betty Boop   de Fleischer Max  Format Album

 

 

 

 

Chez Olivia la récolte 48 c’est : couverture, espionnage, taupe, filou, masque, empreinte, pigeon

 

Des mots, une histoire récolte 47 – La rando

Chez Olivia la récolte 47 c’est : Tipi, révélation, turlupiner, tranquille, amabié, dormir;

La rando

Nous étions crevés de cette rando et j’avoue que poser mes fesses sur un siège même inconfortable me fit du bien soit une pierre un peu pointue. Le groupe d’inconnus que nous étions au départ, s’était soudé peu à peu et au bout de trois jours nous étions amis comme cochons. Olivia menait sa troupe de main de maître.
Pendant ce temps, Jamadrou, la cheffe des tipis accompagnée de Guillemette les préparait et faisait la répartition des chambres ; qui avec qui ? Ghislaine vit là l’occasion de jouer au cow boys et aux Indiens se mit à tourner autour des tentes en poussant des cris d’Apache, se prenant pour Geronimo. Pathcach, toujours espiègle voulait jouer à cache-cache. Comme personne ne semblait vouloir l’accompagner, elle partit dans son coin de tente en marmonnant des borborygmes : « mabié, mabbé amié »… Oncle Dan l’entendit et sans comprendre turlupiné par ces paroles sans queue ni tête. Quant à moi, je ne faisais rien et regardais les autres s’agiter, je réglai mon Garmin afin de tracer la route de demain.
Oncle Dan, seul homme de la troupe s’improvisa cuisinier étoilé et après nous avoir servi un riz bien conglué et conglutiné, nous étions tranquilles comme Baptiste, sauf qu’il n’était pas là Baptiste, tels les Scouts de Baden Pauwels avec Adrienne qui nous chantait quelques tubes des années 60. Enfin Guillemette sonna l’heure du dodo.
Oncle Dan dormait à la belle étoile. Pas question de partager une tente avec les filles. Soudain, un cri déchira nuit. Nous nous précipitâmes toutes dehors qui en nuisette, qui en pilou. Oncle Dan était debout au milieu du campement « Amabié, criait-il, elle a dit Amabié. »
Pour sûr, un ours devait roder, ou alors il avait eu la révélation et la Vierge lui était apparue en pyjama !

Des mots, une histoire récolte 46

Avec les mots : cabinet – tergiverser – tantale – abêtissement – pinailleuse – emballage – partager – concvivial – Sniper –

La brocante

Laurie était dans son cabinet de curiosités. Il y en avait tant ! Chaque matin elle comptait et recomptait ses pièces de notamment sa collection de miniatures de parfums. Elle en possédait des anciens, des nouveautés d’essence qui ne feraient qu’un déjeuner de soleil et qui pour l’occasion prendraient de la valeur. Pensive, elle se dit qu’elle occuperait bien son après midi à fouiner dans les brocantes ou alors se retrouver sur le plateau des achats « affaires conclues certains acheteurs de cette émission mettait en vente leurs objets. Elle tergiversait en se parlant tout seule : oui mais tu crois, oui mais si je passe à coté »..Toutefois, elle considérait un peu cette émission au demeurant conviviale comme un abêtissement de la culture de la brocante ; trop d’argent y était échangé les snipers de l’achat dégainaient trop facilement leur billets de cent euros comme d’autres un pièce de cinq centimes.. Elle, pinailleuse au possible, voulait le très bien pour le moins que le pas cher alors…Supplice de Tantale. Aller chercher des beaux objets comme elle les aimait ou alors des bricoles sans leur emballage déposées çà et là dans la boutique du vieux Dédé. Chez le vieux Dédé, elle partageait ses choix, ses idées, ses collections avec les autres « brocantantier »s à la petite semaine.
Ne sachant que faire, elle partit faire un tour sur la quais de Saône, la chaleur du mois d’avril lui réchaufferait le cœur.

 

La brocante – Commune de Sillery

Des mots, une histoire récolte 44

Avec les mots : délétère, terre, extrait, prologue, grotte, ours, guérisseuse, atmosphère, vaticination, marri.

Et les tables tournaient

L’atmosphère était lourde presque délétère; le manque d’air pur se faisait de plus en plus ressentir et ce n’était que le prologue. Je n’avais jamais assisté à une séance de ce genre. Des diseuses de bonaventure, j’en avais rencontré un certain nombre, chacune d’elles me prédisait un avenir différent et je ne savais pas vraiment à quel saint me vouer. Mais là cette guérisseuse étrange m’avait convaincue, je ne sais comment – peut-être m’avait-elle fait respirer des plantes hallucinogènes -, de participer à une séance de tables tournantes. Dans un sourire, je me souvins que Victor Hugo était adepte de cette pratique et que je ne risquais pas grand-chose, surtout quand on n’est pas dans ces vaticinations. J’avais donc sans appréhension suivi cette compagne d’un jour dans la grotte de son amie, « la princesse Lilas ». Aussitôt j’avais été saisie par l’odeur de terre et de bougie parfumée avec des extraits d’encens un peu écœurant pour tout dire… Nous étions cinq ou six autour d’une table ronde en ébène dominée par des bougies. La Princesse prononça quelques borborygme et…
Alors tout devint absolument invraisemblable. Du fond de la grotte, un bruit assourdissant suivi d’une odeur aussi fétide que répugnante, nous vîmes, les quelques participantes à cette séance et moi, une masse sombre se diriger vers nous. Deux yeux se mirent à briller dans la lumière des bougies, accentuée par la boule de cristal qui la reflétait, un ours ! Oui un ours, un vrai qui, ayant terminé son hibernation avait envie de sortir.
C’est sans savoir si mon ancêtre Joséphine allait m’aider dans ma quête de vérité nous sortîmes à la vitesse de l’éclair persuadées que notre dernière heure était arrivée.
Nous nous étendîmes sur le sol malgré quelques cailloux pointus, il s’agissait de faire le « mort »
C’est alors que la grosse bête s’approcha de moi et me chuchota à l’oreille
« Ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! »
J’ai cru rêver… me voilà bien marrie.

Des mots, une histoire récolte 43

Avec les mots : Hurluberlu, pastiche, s’enliser, épiler, logorrhée, fantasque, purée ukulélé, panier

Le bouc

Un hurluberlu s’enlisait dans une purée de boue où il s’était imprudemment aventuré pour récupérer son cochon qui était parti découvrir l’autre coté d’un ban de sable. Il s’était installé à la l’orée du petit bois, Il avait vidé son panier pique-nique et maintenant, il jouait du ukulélé, et débitait une logorrhée yaourt  en guise de chant, un pastiche de « Only you », il était sensé surveiller un troupeau hétéroclite composé de quelques moutons, chèvres et un goret. La bestiole fantasque avait migré en direction de la mer. Peut-être pour prendre un bain – une thalasso c’est bien pour un cochon et pas besoin de jouer de la pince à épiler. Le pauvre homme essayait de se dépêtrer de ce magma quand, le bouc, un vénérable animal se posta derrière lui et s’élança… Le coup de corne reçu sur son postérieur libéra le pauvre humain de sa gangue.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi !

Des mots, une histoire récolte 42

Avec les mots : espérance, piano, sécher, courge, feuille, courage transformer, anamorphose, symphonie, cerisier

Ils  avaient mis toutes leurs espérances en cette belle petite fille qui venait de naître. Elle ferait de grandes études, du piano, voire même être chef d’orchestre. Elle dirigerait les superbes symphonies comme celles de Malher avec le philharmonique de Berlin ou le grand orchestre de Philadelphie.

Seulement voilà la vie déforme et transforme les espoirs comme une anamorphose. Noémie préférait courir dans les chemins et les bois. Elle se baignait dans le lac d’eau froide, cela lui faisait une peau fraiche et douce et se laissait sécher au soleil couchée sur les feuilles sèches en automne ou vert tendre au printemps. Elle fit de belles études certes mais dans la sylviculture et l’horticulture. Il lui a fallut beaucoup de courage pour se faire une place dans ce monde d’homme… Souvent on l’appelait  « la courge » ou la courgette. Peu chaut lui faisait. Elle traça son chemin et installa des vergers dans ce petit coin de Provence qu’elle choisit pour sa douceur climatique. Elle planta des oliviers, des cerisiers et des pommiers d’anciennes variétés. Elle ne ferait peut-être pas fortune mais elle vivrait en harmonie avec sa chère nature…

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Des mots, une histoire récolte 39

Avec les mots : Truculent, exagérer, anecdote, borborygme, tentation cirque coquelicot

La fable

Monsieur de la Fontaine est fatigué. Cela fait vingt fois que monsieur Saussure lui demande de raconter une anecdote truculente, pour ses invités ; un petit souper fin avec quelques compagnons. Il sait si bien narrer des histoires surtout quand il a un petit coup de vin de Champagne dans le nez. Mais Monsieur de la Fontaine, rêve. Il rêve à une certaine petite Perrette, laitière de son état, qui court d’un pas léger au milieu d’un champ de coquelicots. Enfin il lève la tête, se racle la gorge, crachouille quelques borborygmes, se racle encore une fois le gosier et déclare :
« Il était une fois, une cigale qui avait chanté tout l’été et qui se trouvait fort dépourvue quand la bise fût venue. La pauvre petite cigale alla crier famine chez sa voisine une grosse et vilaine fourmi et la pria de lui donner quelques grains pour subsister jusqu’à la belle saison. »
A ce stade de l’histoire toutes les paires d’yeux étaient écarquillées ; tout le monde suspendu aux lèvres de Monsieur de La Fontaine ; qu’allait – il arriver ? Une certaine hilarité se peignait sur les visages des convives. Tous connaissaient la fable de A à Z mais ils espéraient une nouveauté. Alors et alors ?
« La petite cigale supplia de toutes ses forces la fourmi… Rien n’y fit. La fourmi n’est pas prêteuse et ce n’est pas là son moindre défaut.
« Ah non s’époumona la fourmi, tu exagères Cigale. Si tu viens encore une fois faire ton cirque, je t’écrabouille et je te fais griller comme une saucisse, siffla t’elle à l’insecte chanteur, ne me soumet pas à la tentation, et elle l’envoya danser ailleurs sans autre forme de procès.
Oh s’écria le maître de maison, pour une fois, vous ne voulez pas changer la fin de l’histoire ?
Mais Monsieur de la Fontaine ne répondit pas. Il était retourné près de la petite laitière dans son ailleurs à lui.

 

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Des mots, une histoire récolte 38

Avec les mots : Inconnu, restriction, claire, test, transmission, masque, zèle, louvoyer, émerger, arquebuse, pétiller.

Le bal masqué

Il émergeait à peine de sa rupture avec Claire. Quel imbécile ! Pourquoi diable avait-il écouté son collègue de boulot qui lisant son horoscope lui avait dit :

Ah ça c’est pour toi : « En cette semaine de carnaval, vous transgresserez toutes les règles de fidélité s et osez faire l’essai des clubs échangistes. »

  • Vas-y, il faut tenter toutes les expériences. Laisse tomber ton masque d’homme fidèle et file vers de nouvelles tentations. Tiens moi par exemple, je vais me déguiser en vieux militaire, arquebuse en main et je suis sûr que je vais déchirer à mort ! En disant cela ses yeux pétillaient de malice. Tu te trouves dans un endroit inconnu et c’est flippant.

Et surtout ne fait pas de zèle, reste naturel, choisis un costume simple, je te verrai bien en Belzébut en string, ne louvoie pas, ne te mets pas de pression, pas de restriction. Et puis prends cela comme un test. Tu verras, Claire n’en saura rien  et tu vas t’E C L A T E R

Et voilà le pauvre Vivien, sans sa Claire adorée. Le jeu de la soirée devait lui permettre de trouver la moitié qui lui était dévolue. Mais par une erreur de transmission, il se retrouva  en compagnie d’un jeune mec au sourire digne d’un carnivore affamé

Comment Claire fut au courant, mystère ! et Vivien est bien malheureux.

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