Chez Ghislaine – 99 – les mots, les thèmes

Le thème policier
Les mots en gras dans le texte

Une aventure du commissaire Canard

Le commissaire Canard était tenu en haute estime par ses chefs. Sa hiérarchie lui avait confié une mission particulièrement périlleuse ! Il fit preuve d’entêtement et il poursuivit assidûment, l’individu Momo, Maurice Lacaille, un dangereux voleur de quelques poulets et quand on parlait de poulet, le commissaire Canard voyait rouge. Un simple hasard avait suffit pour coincer le délinquant ; une lettre anonyme pas signée avait suffit à recouper les infos personnelles, secret de polichinelle. Avec son autorité naturelle, celle qu’il dégageait quand il mettait son imper gris, il fit subir au pauvre Momo un interrogatoire en règle.

Enfin, il avoua que les poulets avaient bien été volés et qu’ils étaient actuellement en train de griller à la rôtisserie de Dédé dans son food truck au coin de la rue des trois canards et des trois maries…

Son opinion fut alors décisive pour qu’une perquisition soit montée et c’est en soupirant qu’il fut décidé d’aller interroger les victimes.

Arrivé sur les lieux, ce fut une déroute, tous les volatils s’étaient volatilisés !

Maintenant, dépité, il faisait du coloriage !

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Chez Ghislaine – 98 – les mots, les thèmes

Pays ville et village

Pour une fois qu’elle avait un moment de liberté, elle ne voulut pas attendre pour prendre sa voiture, un vieux tacot sans valeur, et filer tout droit sans arrêt, voir cette vieille masure dont elle venait d’hériter ! Surprise quand elle avait reçu un avis d’un notaire inconnu pour un immeuble bien connu pour elle.
Aussitôt elle avait replongé dans les souvenirs de cet amour un peu oublié, il faut bien le dire, jamais abouti ; ses parents se voulant bienveillants avait opposé une fin de non recevoir à ce jeune homme timide, agréable certes mais évalué sans intérêt et sans avenir  pour leur fille si raffinée, si cultivée, promise à de grandes études à Paris bien sûr. Il n’avait rien à lui offrir ! Et pourtant, lui  ne l’avait jamais oublié puisqu’il en avait fait son héritière. Elle avait versé quelques petites larmes en apprenant son décès victime d’une crise cardiaque. Il était réfractaire aux médicaments et ne s’était pas soigné. Un peu jeune pour mourir à quarante ans.
Sur la route, son esprit vagabondait,  réminiscences, quand tu nous tiens ; leurs  titillements la piquaient  juste assez pour lui donner le sourire. Elle frisait le burn out dans son boulot ! Ce village perdu dans la campagne lui apporterait la tranquillité dont elle avait besoin.

 

Atelier de Ghislaine – 94 –

Amitié

Ami entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine.
Ami entends-tu les cris sourd du pays qu’on enchaîne…
[ …]
Ce soir l’ennemi connaîtra le pris du sang et des larmes.
Maurice Druon et Joseph Kessel académiciens français

Ah non, maintenant ce n’est plus le propos ;
Maintenant nous avons la clé de la paix, où que tu te trouves !
Toutes les portes sont ouvertes pour notre bonheur !
Plus de pleurs, plus de bruit, plus de geste brutal.
Tout est calme, reposé, nous n’avons plus rien à jeter
Nous sommes tous amis !
Unissons nous, chantons nous à l’unisson !
Un peu d’amour et d’amitié comme Gilbert Bécaud

 

 

l’atelier de Ghislaine 72

cinq mots en ERS et/ou  paysan, contraire, version, mélodrame, signe, pensée, loisir, salon

Nous nous sommes de pauv’ paysans ; on est pas riche !  Certes, on ne paie pas les légumes et heureusement ils sont hors tarif, on ne paye pas la viande, juste quèques  lapins et des  poules pis on tue  cochon une fois l’an. Mais le matériel et le glyphosate faut bien sortir les sous… Et vous savez combien ça coûte tiens une herse ? Non et bien moi non plus ! Pour survivre heureusement Germaine, Germaine c’est ma bourgeoise elle s’débrouille. Elle fait pousser des fleurs, surtout des pensées, qu’elle vend sur son banc au marché, elle dit ça aère les siennes,  avec les champignons.

Ma Germaine, elle est pleine de ressources, elle arrondit encore ses fins de mois avec un atelier tricot. Y a bien cinq ou six personnes qui rappliquent tous les jeudis dans le salon qu’elle s’est aménagée ;  boudoir qu’elle appelle son coin, et là ça cliquette des aiguilles et caquette des langues. Une maille à l’envers une maille à l’endroit, je pique dans le trou, je tire une boucle, je jette un fil etc.

Ce jeudi-là j’avais rien à faire, une averse du tonnerre de Zeus m’avais fait battre retraite. J’ai donc eu tout le loisir de les observer. Ah mes aïeux quelle rigolade. Pourtant c’était un vrai mélodrame ! Ma Germaine s’était époumonée à expliquer que pour faire les jours, les trou-trous comme elle dit, y faut pas lâcher les mailles de l’aiguille, la pauv’ Gersande à tout compris de travers et quand elle a tiré sur le fil tout s’est débiné heu débobiné et elle s’est mise à hurler, tempêter et les larmes ont tellement coulé que j’ai failli aller chercher la wassingue enfin la serpillière.  La discussion qui s’en suivit tourna en pugilat. Tout fut dit et son contraire. Et moi dans mon coin, je buvais du petit lait devant ce crêpage de chignon. Germaine fut traitée de perverse du tricot et Noémie fit un signe que je n’ose vous décrire.

Sûr que les mémères vont raconteront une tout autre version de l’incident….

l’atelier de Ghislaine – 67

le sujet  est ici

Jérémy était adepte d’ étrange pratiques physiques. Elle consistait à se tamponner le coquillard sans penser à rien d’autre que les préceptes du fameux Tenzin Gyatso, alias le Daïli-lama afin de garder l’esprit bien clair. Rika Zaraï,  il y a plusieurs années préconisait de se tremper les fesses dans l’eau froide le plus souvent possible voire tous les matins et de consommer des artichauts pour pouvoir soulager son foie. Moi je crois qu’il y a anguille sous roche et que ceci n’est que prétexte à des pratiques attribuées à un Kama sutra qui  ménage la chèvre et le chou. Comment ?  Tu dis Ghislaine ? Mon texte n’a ni queue ni tête ? Alors là tu chipotes…

 

Chez Ghislaine – 46 – la convocation

Des mots à placer : poser, pousser, presser –  Clé, choc, crise – ouvert, ambré, content

Ah quel choc, monsieur le commissaire, c’est comme je vous l’dit

Quand j’ai poussé la porte, j’ai posé les clefs sur le meuble dans l’entrée. J’étais pressée car j’étais en retard, un incident sur la ligne de métro, un suicide. Les gens sont bizarres quand même, vous ne trouvez pas monsieur le commissaire, se jeter sous le métro ; nous avons changé de rame mais  nous n’étions pas contents ! Enfin bref ce n’est pas le sujet.

J’ai d’abord été étonnée que le bureau soit ouvert, je m’en suis aperçue tout de suite car Monsieur Leroy utilise toujours un parfum d’ambiance ambré boisé. Il n’aime les odeurs de  renfermé. Je me suis avancée pour lui dire bonjour et là je l’ai vu comme je vous vois monsieur le commissaire, il était assis dans son fauteuil avec un trou dans le front qui dégoulinait de sang… J’ai d’abord dû calmer la pauvre Sophie sa secrétaire au bord de  une crise de nerf et je vous ai appelé…

Voilà Monsieur le commissaire

Virtuel ou pas

Chez Ghislaine 

Quelle tristesse ! J’étais installée dans le train qui m’emmenait à Paris où je souhaitais visiter une expo impressionniste dont on m’avait dit le plus grand bien. Et que vis-je ? Plongée dans mon polar, en face de moi, une jeune femme emmitouflée de la tête, bricolait un téléphone portable pendant qu’un gamin d’à peine 18 mois se vautrait sur ses genoux. Soudain,  elle mit le doudou magique dans les mains du petiot qui,  de suite  joua de l’objet avec une dextérité qui m’épatât. Le pouce calé sur le petit écran,  il faisait défiler les images… Pendant ce temps, la mère se déguenilla  et dévoilée avec un bien être évident  prit un jouet identique. Aucun mot ne fut échangé entre eux. Pas même quand elle lui donna un biberon d’eau colorée qu’il repoussa d’un air de dire : «  fiche moi la paix. » A n’en pas douter, ce moutard-là ne jouera pas aux  « Petits chevaux »

Cela méritait bien que je l’écrive

 

 

Bande dessinée téléphone portable

Chez Ghislaine – des mots et des mots

 

Brave Julot

Je me rappelle de ce sketch de Fernand Raynaud qui disait «  toi t’as une tête à vendre des lacets ».

Eh bien, le pauvre Julot, lui a une tronche à faire du troc. Et il ne fait pas semblant ! Installé devant la Citadelle des pêcheurs à Saint Malo, il déballe son sac rempli de bric et de broc et de tout un lot hétéroclite d’objets aussi divers que variés, pose en évidence son pot à menue monnaie, sa serviette qui lui sert de bandeau sur le front et déclame son boniment au moindre péquin qui passe… Ah il fait sensation dans la période touristique et il fait son beurre le brave Julot. Le soir, il fait ses comptes d’apothicaire et ses yeux sont plus clairs que le lac Majeur quand la journée a été bonne…

Atelier de Ghislaine 24 –

Histoire  à  dormir  debout !

Un soir, une ingénue peu ingénieuse avait trop abusé de boissons alcoolisées et s’était laissée embarquer dans une partie un peu bizarre. Dans son ivresse, elle se laissa aller à une curiosité coquine et assise en tailleur, se mit à guetter par les interstices des volets gris et délabrés de la maison isolée dans la verte campagne. (Cliché volontaire, ne vous faites pas d’illusions). Dans une petite impasse éclairée par une bougie, elle aperçut fugacement une scène incroyable ; un tigre blanc avec les rayures en travers qui creusait dans la terre pour inhumer un objet bizarre ressemblant trait pour trait à un ours en peluche indigo. Prise de vertige et d’une indigestion indicible, elle se leva précipitamment et se retrouva en complète immersion dans la piscine du club de tennis. Impassible, elle émergea du bassin, dégoulinante et inconsciente de sa tenue devenue très indécente et se précipita vers ses amis pour raconter son aventure. Ces amis infatigables qui continuaient à faire la bringue, la crurent victime d’une hallucination et jugèrent que ce témoignage n’était pas  irréfragable  et les inconstants lui tournèrent le dos. Imbéciles leur cria-t-elle et prise d’un mouvement de terreur, elle se mit à courir dans tous les sens et s’engagea imprudemment et de manière irréfléchie dans le bois avoisinantElle fit alors un drôle de rencontre : le Petit Chaperon rouge qui venait de s’échapper de la maison du loup en chantant « trou la la itou », pour récupérer son nounours, son  doudou, son  ninnin en peluche que l’ignoble  chat Ignace, avait pris pour sa proie imaginaire.

Si cette histoire à dormir debout vous a plu, vous me décernerez bien une  petite image.

Ghislaine me pardonnera ce petit recyclage….

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