13 à la douzaine – – Que la fête commence

Chez AnnickSB  liste 18

A la fête comme à la fête

Et bien cher ami bonjour bonjour, bonjour.

Je me présente, je suis Herbert, dit Bébert et j’ai le bonheur et l’immense plaisir d’animer cet après-midi festif qui restera dans les annales de notre village.
Merci d’être venus si nombreux pour notre premier festival de la planche en tous genres. Le thème a été choisi avec beaucoup de soin par monsieur le Maire que nous remercions pour son initiative. Ah je vois que les spectateurs retardataires arrivent et s’installent prudemment.
Les candidats sont prêts pour cette course en planche… Nous leur souhaitons une réussite à la hauteur de leur entraînements et des leur performances. Ils méritent tous un bouquet de glaïeuls ou d’anémones mais certainement de chrysanthèmes… Hi hi hi, ha ha ha, je suis …Drôle vraiment très drôle !!!

Comme dans toute course, il y a un règlement à respecter.
Toutes les sortes de planches sont autorisées mais pas dans n’importe quelle condition.
Tout d’abord, les planches à pain concourront dans la même catégorie que planches à laver et à repasser.
Attention, les planches à billets ne sont pas autorisées à couper la route aux planches pourries. Elles peuvent juste doubler ou les croiser. Et prendre gare aux planches à clous !

Les planches à voile partiront du phare de Hyalin en compagnie des planches à roulettes, surfs mais devront se rabattre pour laisser passer les candidats qui seront entre quatre planches. Ils ne doivent pas circonvenir à ce règlement particulier ni faire mine de s’éloigner du chenal. Pour les plus perfides qui oseront se servir d’ilote, une cloche sonnera qui signifiera leur exclusion de la partie.
Le gagnant de cette course trouvera sa planche de salut.

Et maintenant que la fête commence !

 

13 à la douzaine – liste 5

le thème : contrainte et les mots choisis par Annick ici 

 

Quelle aventure ! Pauvre ton tonton Nestor contraint de rester assis sur une chaise percée !
Tonton Nestor revenait du champ de la pie où il avait fini les foins. Il sifflotait « La fleur aux dents » de Joe Dassin. Nous étions réunis sous le grand mûrier pour notre quatre heure ; la collation incontournable imposée par Tata Agathe. Nous n’avons pas pu le prévenir, nous avons vu Tonton trébucher sur une racine qui traversait son chemin, s’emmêler les pieds et les chevilles dans un entrelacs de lierre et s’envoler désarticulé tel une marionnette pour atterrir promptement à califourchon sur la margelle du puits que Papi Dédé avait rafistolé avec des briques en terre cuite pour le boucher ; heureusement sinon Tonton aurait piqué une tête jusqu’au fond !
Tata Agathe décida d’un ton péremptoire qu’il fallait l’accompagner aux urgences. Elle attrapa son trousseau de clef et guida le pauvre Nestor qui clopinait.
Lorsque le médecin lui demanda où se situait le siège des lésions ; le pauvre Nestor répondit en serrant les dents, le regard aussi terne que celui d’un crocodile repu qu’il avait des lésions du siège. Personne n’a compris pourquoi, il est revenu avec une gouttière enserrant sa cheville gauche.
Farfelu non ?