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Prénom Lucette

Maîtresse Jill appelle cette semaine Lucette

Lucette aime les sucettes
Les sucettes à l’anisette
Les sucettes à l’anisette de Lucette
Ont le gout des épinettes
Qui rend Lucette pompette.
Et quand il ne lui reste plus
Sur sa languette que la petite bâtonnette ,
Quand Lucette joue de la clarinette
Qu’elle met ses chaussettes en voilette,
Elle prend sa trottinette
Effectue quelques pirouettes
Et satisfaite, part aux galeries Lafayette.
Lucette aime les sucettes
Les sucettes à l’anisette,
Achète une omelette, des rillettes des paillettes
Et des sucettes à l’anisette
Caquète comme une pipelette
Lucette aime les sucettes
Les sucettes à l’anisette
C’est le jeu ma petite Lucette !

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Contes et légendes chez Evy – défi 36

Cette légende me fut racontée par une jeune femme native de Irkoutsk principale ville de Sibérie près de laquelle s’étend le lac Baïkal le plus profond du monde et le plus grand réservoir d’eau douce. Tellement pure que l’on peut la boire directement au bord du lac.

IMG_0083 le lac Baïkal (2010)Image_20170823_0001IMG_0066

 

Baïkal naquit d’un des éclats du cœur du vieil homme. Il fut le roi de ce peuple qui avait longtemps erré pour retrouver leur coin de Sibérie. Le lac formé était profond, le plus profond du monde. Ses eaux froides mais limpides et cristallines restaient calmes malgré les rigueurs du climat.
Jamais aucune tempête ne le rendait méchant. L’hiver, la glace recouvrait entièrement le lac et permettait aux habitants de traverser en traîneaux d’une rive à l’autre. L’été, les hommes pêchaient des poissons les plus succulents que l’on puisse trouver : des omouls et des ombres que l’on ne trouve que dans ce lac et qui sont des poissons sacrés. Baïkal était un roi bon et généreux avec son peuple. Un jour, du fond du lac, une nouvelle
source surgit. On la baptisa Angara la Belle. Elle était si mignonne que Baïkal l’adopta. En grandissant, Angara embellit encore. Partout il se racontait qu’elle était la plus belle des plus belles. Elle était plus claire que le ciel en été. Tous les habitants la vénéraient ; jusqu’aux oiseaux qui descendaient frôler ses flots sereins sans jamais oser se poser.

Cependant un jour que glissaient les eaux tranquilles, Angara entendit un doux murmure, un simple souffle. Tout de suite elle fut attirée. Pendant plusieurs semaines, le souffle persista et s’amplifia, puis l’appel prit l’apparence de Ienisseï. Qu’il était beau ce fleuve. Majestueux, fier et volontaire, souvent couvert de neige. Il dégringolait des montagnes de Saïan en bouillonnant t d’écume et se frayant un chemin parmi les énormes rochers pour s’étendre ensuite sur une vaste steppe et se jeter enfin dans l’océan le plus froid du monde. Angara ne pût que fondre pour lui. Baïkal,
lui, désirait la marier mais pas avec n’importe qui et surtout pas avec  Ienisseï, qu’il jugeait trop turbulent. Baïkal, ignora donc les sentiments de sa fille et lui interdit d’aller écouter le vent du plus fougueux des fleuves de Sibérie. Angara ne put se résoudre et voici ce que nous conte la légende.
Une nuit, alors que le lac était endormi, Angara prit toute l’eau qu’elle possédait et se mit à courir à perdre son souffle vers son bien-aimé. Baïkal fut brutalement réveillé et sa colère fut inouïe. Une violente tempête déchaîna toute sa fureur tel un cyclone. Le lac fut soulevé par des vagues géantes comme jamais on n’avait vu. Les montagnes éclatèrent en sanglots, les forêts se sont écrasées, les arbres furent arrachés. Le ciel devint noir
de chagrin.; quant aux animaux sauvages, leur terreur fut si grande qu ’ils s’enfuirent sans savoir où aller. Les ours grondaient en cherchant leur grottes, les oiseaux s’envolèrent au dessus des épais nuages, les poissons ont plongés au plus profond du lac. Baïkal ne pouvait permettre à sa fille unique si chérie de le quitter. Comme jadis il s’était arraché le cœur, il rassembla toutes ses forces et son courage pour arracher une montagne et l’a jetée en direction d’Angara. Le gigantesque rocher tomba sur la gorge
d’Angara la belle coupant sa fuite et retenant toute l’eau de ses flots. Elle se mit à implorer le pardon de son père et le supplia de la laisser partir et de lui redonner au moins une goutte d’eau. Baïkal refusa l’eau, ne lui accorda que ses larmes et la laissa à son destin.
Il y a déjà longtemps que Angara a rejoint le superbe l’Ienisseï avec ses eaux de larmes tandis que Baïkal est devenu solitaire et parfois effrayant.
La légende veut que le rocher jeté soit appelé « Pierre de Chaman ». Les peuples alentour croient que le lac abrite tous les esprits bons ou mauvais et l’appellent, le Lac Sacré. Pour apaiser ses colères aussi terribles que redoutées, Baïkal pourrait alors arracher la montagne et l’eau jaillirait en inondant toute la terre, les hommes du Baïkal font des offrandes et de riches sacrifices sur la Pierre de Chaman.

Le fleuve  Ienisseï (en russe : Енисей) est un fleuve de Sibérie en Asie qui naît de la confluence du Grand Ienisseï (Bii-khem) et du Petit Ienisseï (Ka-khem), en république autonome de Touva — le premier né sur le flanc sud des monts Saïan par 97° 30′ E et 52° 20′ N, et le second issu des marais quelques kilomètres à l’ouest du lac Khobso-Gol au nord-ouest de la Mongolie.

Il reçoit ensuite son principal affluent, l’Angara,  rivière de Sibérie, en Russie. Elle est l’unique émissaire du lac Baïkal et coule dans l’oblast d’Irkoutsk, puis dans le kraï de Krasnoïarsk, en Sibérie orientale. C’est un affluent de l’Ienisseï en rive droite.

L’Angara est la seule rivière issue du lac Baïkal alors que celui-ci reçoit 336 cours d’eau. En aval de son confluent avec la rivière Ilim, l’Angara était autrefois connue sous le nom de Toungouska Supérieure (en russe : Верхняя Тунгуска, Verkhniaïa Toungouska).

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l’atelier de Ghislaine – atelier 74

avec les mots..

Songe, méconnu, image, pareil, nocturne, éphémère, harpies, utopie.

ou la phrase : Nul besoin de miroir pour…

Nul besoin de miroir pour observer cette image. Je sais combien le temps a fané mon visage, pareil à la pomme ridée qui sèche au grenier. Comment vaincre la vieillesse ? J’ai essayé toutes les crèmes et tous les sérums si chers ceux qui promettent la jeunesse éternelle ;  ils n’ont pas effacé les méfaits des nombreuses années écoulées. Elle était là la vieillesse ennemie !

Et pourtant, je ne l’ai pas vu s’approcher de moi. Elle était à mes cotés cette harpie, envoyée de la mort. Elle cheminait près de moi depuis longtemps déjà sans bruit, comme dans un mauvais songe nocturne, sans se faire remarquer, déposant tantôt une ride, tantôt une nouvelle douleur ou bien une marche trop haute, une escalier sans rampe trop difficile à gravir. Quand j’ai découvert sa présence, j’ai voulu la chasser, la faire tomber dans un fossé pour qu’elle quitte mes pas à jamais. Mais non, elle était toujours là, avec son faux sourire presque rassurant ; toujours là me prenant pas le bras pour m’entraîner sur ses chemins. Alors, j’ai cessé ce combat éphémère. J’ai pris sa main. Depuis ce moment, je la suis en marchant vers l’ombre, tranquillement sans révolte.

avec la complicité de mon amie Geneviève

 

Nul besoin d’un miroir pour refléter les songes ; ils sont trop éphémères ! Ce serait une utopie que de croire ces visions nocturnes venues de la douce musique de Mendelssohn entendue une nuit d’été.

Nul besoin de miroir pour refléter l’image de cette harpie méconnu pareil à l’aigle noir chanté par Barbara.

Nul besoin de miroir pour …

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Les titres de Charles

Les Impromtus rendent hommage à Charles  ici 

Joséphine, légère et court vêtue, munie de son joli petit panier d’osier garni d’une galette et d’un petit pot de beurre était partie joyeuse pour souhaiter un bon anniversaire à sa mère-grand plus connue sous le pseudo la Mamma.

Et pourtant, elle était prévenue, bien mise au parfum par sa mère qui lui avait recommandé d’être très prudente en traversant le petit bois de Trousse-chemise ; hier encore, elle avait lu l’article dans la feuille de chou locale ; un loup rodait. Pas question de s’arrêter cueillir des fleurs ou des champignons ! Mais Joséphine fit fi de tout ce verbiage suranné. Elle alla donc dans les chemins de traverse, se rendit près de l’étang  pour couper quelques joncs.

Ah mais qu’il était beau cet énergumène sorti d’on ne sait où qui  lui susurra avec  une voix de velours à faire damner Yves Montand :

« Viens voir les comédiens, les magiciens, c’est ma troupe et je t’assure ; tu t’laisses aller aux plaisirs démodés. » Comme une dinde digne d’une oie de noël, elle est tombée dans le piège ; la ligne et l’hameçon qu’elle a avalés la Joséphine.  Ah non mais,  sur ma vie, jamais vu un musicien jouer de deux guitares en même temps !

Faut oser Joséphine, ça c’est Bashung) et maintenant,  ( c’est Bécaud), il faut savoir

 En cloque (Renaud) la Joséphine, un polichinelle dans le tiroir, la brioche est au four.

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Contes du lundi – Gonflé

La consigne est là : chez Lakévio

 

Edgar Bundy - Little Donkey 1889

Ma petite maîtresse m’aimait beaucoup ; elle était si gentille, toujours gaie avec ses nattes ornées d’un petit ruban rouge et quand elle mettait sa petite casquette blanche, elle était irrésistible. Elle me soignait, et quand elle me brossait on aurait dit que l’étrille était en soie. Elle curait mes sabots pour ne pas que je me blesse avec les gravillons du chemin. Elle me caressait les oreilles et me faisait des bisous sur mon museau humide. Quand il faisait mauvais, que la pluie tombait avec force, que l’aquilon hurlait ou que la neige recouvrait les sentiers et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans mon écurie. Elle m’apportait du pain  ; elle veillait à ce qu’il soit bien sec et bien croquant, elle savait que le pain frais me donnait des coliques, de l’herbe fraîche, des feuilles de salade, des carottes et des pommes qu’elle cueillait au verger. Elle me tendait la paume de sa main dans laquelle je posais mon museau et d’un petit coup de langue j’attrapais ses dons. Elle restait avec moi longtemps, bien longtemps; elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas; elle me contait ses petits chagrins, quelquefois elle pleurait mais souvent elle riait en me fredonnant une de ses comptines surtout celle qui parlait d’un âne qui avait mal à la tête et à qui on confectionnait un bonnet. Quand elle repartait, je pouvais me coucher dans le foin bien frais et j’attendais le lendemain…