Des mots, une histoire chez Olivia – 6

La récolte d’Olivia : Ivre, travaux, fantoche, matelot, esprit, théâtre, bicoque, allure

Un week end dans les Pyrénées

Il y avait des travaux sur la route nationale 22. Pour me rendre en Andorre, l’affaire était mal barrée surtout que j’étais en compagnie d’un matelot beau comme un dieu mais dont l‘esprit n’était finalement pas au rendez-vous et qui arborait comme un trophée son béret à pompon rouge
Il avait voulu m’embarquer pour un week-end coquin, dans la bicoque que son père lui avait léguée vers le Pas de la Caze ; bien située au demeurant dans ce massif des Pyrénées. Qui ne connait pas le col d’Envalira perd beaucoup ! C’est magnifique.
Ah, il avait belle allure le marin d’eau douce devant le panneau route barrée interdiction de franchir  ! Voilà le bellâtre ivre de rage. Le voilà qui s’agite comme un fantoche complètement désarticulé dans un théâtre de marionnettes anglais. Je ne sais si c’est à cause de la route fermée ou du week-end raté, ce qui ne me ravissait pas vraiment doutant ainsi de mon pouvoir de séduction. Nous nous en sommes allés bien marri et avons passé la soirée dans une caverne où même les ours ne viennent plus.
Ohé matelot va naviguer sur les flots

 

Petit jeu de lettres -214- Sardanapalesque

le mot choisi par Lady Marianne

SARDANAPALESQUE : vie luxeuse et débauchée

Piocher dans les lettres  pour composer des mots à glisser dans un texte

Si Renaud n’avait pas mangé des darnes de lieu noir
Si Alessandra n’avait pas rencontré un Sarde
Si Jean n’avait pas perdu les pédales
Si Josépha n’avait pas dansé la sardane
Alors Ma lady n’aurait pas pu faire du planeur avec Renaud,
découvrir la planque de Jean
Partir au  Népal Alessandra
Et moi je  n’aurais pas écrit cette histoire à dormir debout ! Quelle arnaque !

Les plumes d’Aphosdèle – 8 –

Avec la récolte : Duvet, horreur, aimer, temps, feu, froufrouter, vertige, sirop, froid, frôler, film, roulette, risque, réflexe.

Frissons sous la couette

Noémie tremble dans son duvet guettant le moment où le bruit cesserait. C’est l’horreur  Hier un temps superbe et Géronce, son nouveau pin-up-boy lui a proposé une balade en montagne, dans les Pyrénées plus exactement, un coin sauvage, pour… pour … Pour être tranquille, si vous voyez ce que je veux dire, lui avait-il expliqué. Et peut-être même verrons nous un ours ! Mais pourquoi avait-elle accepté un truc pareil. Ce type n’avait rien de particulier, un genre de paltoquet tout droit sorti du nid. Elle qui n’aime que les talons aiguilles, chemisier de soie qui froufroute et les jupes crayons Quand j’étais gamine on disait serrée, des jupes serrées mais il faut se mettre au goût du jour. Mais revenons à nos moutons si j’ose dire.
Elle avait eu le vertige toute la journée à marcher au bord des précipices dans des godasses aussi raides que les galoches de mon grand-père avec un coupe-vent qui la faisait transpirer trempant son pull angora. Ensuite après s’être « reposée », et avoir soigné ses ampoules dans une clairière, le froid l’avait saisie. Bon prince, Géronce avait allumé un feu avec du bois pas trop sec difficile à brûler sans faire de fumée, pour la tester pensait-il.  Il allait faire réchauffer leur popotte quand…

En fait ce Géronce sous des aspects policés, avait le vernis fragile. Il préférait vivre au grand air. Quand il avait rencontré Noémie, sa grande beauté, ses ongles vernis et tatoués de fleurs l’avait complètement séduit alors que sa hanche l’avait frôlée pendant la danse des canards au mariage de sa sœur où il n’y avait pas que du sirop pour se désaltérer. Noémie était invitée par la cousine du copain du frère etc. C’est en regardant le film ennuyeux à mourir qu’il avait décidé de reprendre contact avec elle au risque de prendre un râteau. C’est un peu jouer à la roulette russe s’était-il dit !

… Quand l’ours surgit des buissons attiré par l’odeur… Réflexe, ils plongent dans leur tente, bien mince rempart et attendent que le plantigrade affamé, les dévalisent. En fait Géronce, connait cet ours. Il l’a nourrit au biberon quand sa mère fut tuée par un chasseur indélicat. Voilà pourquoi, il a emmenée Noémie ici. Il sera le héros qui a chassé l’ours.
Vous croyez mon histoire ?

Atelier de Ghislaine – 94 –

Amitié

Ami entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine.
Ami entends-tu les cris sourd du pays qu’on enchaîne…
[ …]
Ce soir l’ennemi connaîtra le pris du sang et des larmes.
Maurice Druon et Joseph Kessel académiciens français

Ah non, maintenant ce n’est plus le propos ;
Maintenant nous avons la clé de la paix, où que tu te trouves !
Toutes les portes sont ouvertes pour notre bonheur !
Plus de pleurs, plus de bruit, plus de geste brutal.
Tout est calme, reposé, nous n’avons plus rien à jeter
Nous sommes tous amis !
Unissons nous, chantons nous à l’unisson !
Un peu d’amour et d’amitié comme Gilbert Bécaud

 

 

Des mots, une histoire chez Olivia – 6

La récolte d’Olivia : EXcellence, férié, présence, solidarité, argile, muguet cahot espérance, phlegmon, évidence

Solidarité

« En ce jour de grande solidarité, je vous remercie tous de votre présence… » S’époumone Monsieur Excellence, maître de cérémonie qui, un brin de muguet à la boutonnière cherche à capter l’attention des administrés de sa commune. En ce jour férié, on allait dévoiler le monument d’intérêt public qui allait redorer le blason de la commune et en parallèle, on rendrait hommage à l’architecte qui avait réussi cette création hors norme. Pauvre homme, mort peu avant la fin des travaux d’un phlegmon dentaire. La famille, sollicitée, s’était nourrie de cette espérance ; le brave homme serait honoré à titre posthume.
Nous sommes en 1920 et la petite commune de Bressy souffre d’un manque d’intérêt. Pas de tourisme vert, ce n’est pas encore à la mode et le conseil municipal à bout d’idées avait proposé de construire des vespasiennes publiques, car à l’évidence les rues étaient souillées par des messieurs indélicats et quelques mégères qui vidaient délibérément leur pot de chambre.
Personne ne s’était posé la question de l’inauguration et comment allait se présenter les choses… C’est la raison pour laquelle, un gamin passant par là, fut pratiquement happé pour faire ce que personne n’osait faire ; et au moment même où le maire remerciait la foule massée devant cet édifice, il s’effondra. Colosse au pied d’argile !
Je ne vous raconte pas ce qu’il fut écrit dans les gazettes le lendemain ; un véritable cahot médiatique, des invectives injurieuses. Seul le gamin fut applaudit !

 

vespasienne

Au temps des Romains les toilettes publiques servaient aussi de lieu de réunion et de  discussion.

Petit jeu de lettres -213- Parthénogénèse

le mot choisi par Lady Marianne

parthénogénèse :   Mode de reproduction où l’ovule se
développe sans fécondation, mais qui nécessite tout
de même l’intervention d’un gamète. 

Piocher dans les lettres  pour composer des mots à glisser dans un texte

Nous voilà plongés dans la biologie… Parthénogenèse, je connaissais ce mot,  études  de biologie oblige mais je n’avais jamais fait le rapprochement. Naïve je suis !

C’est en voyant le ventre plus qu’arrondi de la Jeanine que j’ai compris. La Jeanine comment la décrire ; c’est une sainte. Pas question de nager en eaux troubles, pas question de se rouler dans la garenne avec des petits copains. En fait on dit petit mais c’est plutôt des grands. Elle étudiait la sténographie avec le plus grand sérieux. Elle voulait être une jeune femme accomplie.

Ce qui est étrange, c’est qu’elle était partie avec Ernesto, pas l’Argentin, le rebelle, el Commandante, non Ernesto,  dit Toto le trépané, parce qu’il a toujours l’air étonné, cet été faire du bateau. ils avaient rapporté des espèces de poissons bizarres,  la chasse aux harpon  avaient-ils expliqué. Pourtant ces espèces rarissimes semblaient sortir tout droit de chez la Zézette la poissonnière  du super U. Les esprits mal tournés pensent ce qu’ils veulent ; là je dis «  aucun soupçon ne pèse sur ces deux âmes simples ». Jamais l’Ernesto n’aurait osé biquer la Jeanine, il avait trop d’éducation !

C’est alors que le mot me revint en mémoire ; parthénogénèse, cela n’avait pu être autrement. La Jeanine était victime de la parthénogénèse. Oui victime !

De là à penser que c’est une opération du saint esprit, il n’y a qu’un pas. Mais au fait voilà l’explication pour la vierge Marie ! C’est bête comme chou…

 

A saute-mots – 2

Je vous propose un jeu d’écriture, chaque lundi, en alternance avec les Plumes d’Asphodèle, animées par Émilie.

Il s’agit d’inventer un mot qui pourra alphabétiquement s’intercaler entre deux autres, extraits d’un dictionnaire officiel, de le définir (dans les normes) et de l’illustrer par une ou plusieurs citations, fantaisiste(s) évidemment. Voir ici 

Entre bibiche et bibine  je propose  deux mots assez proche mais de sens bien différent.

Bibileur : n.m ; qualité ou défaut de celui qui se fait beaucoup de soucis donc de la bile. Le bibileur a souvent le teint jaune tellement il est vert de peur.

Bibileurre : n. f ; pratique de prestidigitation qui trompe un adversaire. Ex ; un président qui pratiquerait la bibileurre pour prendre de la main droite ce qu’il donne de la main gauche.

 

 

Petit jeu de lettres -212- Impedimenta

le mot choisi par Lady Marianne

IMPEDIMENTA ce qui empêche  le mouvement, l’activité.

Piocher dans les lettres  pour composer des mots à glisser dans un texte

Nos services de santé viennent d’isoler les causes d’une nouvelle maladie l’IMPEDIMENTA. Et ce n’était pas facile parce que bien des symptômes sont similaires à d’autres maladies.
Au départ, les autorités médicales ont cru que la consommation de piment était à l’origine de cette maladie. Les tests effectués n’ont pas été très probant que l’on utilise du piment fort du Mexique, du piment d’Espelette ou du piment fraîchement moulu, filtré dans une fine étamine.
Alors dépité, le médecin chef du groupe d’étude, une certaine Emmatie s’est penchée sur d’autres symptômes, comme l’anémie par exemple, sans résultats. C’est alors qu’elle pédalait en tandem durant une promenade détente dans la forêt du Ténamide, avec son associé Damien, qu’elle s’aperçut que son compagnon se laissait aller à musarder, à regarder les petites fleurs au lieu de mettre en mouvement ses jambes. Ce constat fut à effet  immédiat… Pas besoin de méditer plus longtemps, voilà pourquoi le bicycle patine se dit-elle ! Il ne pédale pas ! Elle regarda sans aménité ce flemmard, décida que celui-ci rentrerait « pédibus jambis ». Elle comprit  que l’inactivité provoquait ce que les experts avaient baptisé IMPEDIMENTA. La comparaison avec une autre  maladie fut évidente ;  bien connue celle-ci, la flémingite aigüe, ou IVI c’est-à-dire Inertie Volontaire Innée ; rien d’inédit en somme !
Son rapport pour la haute autorité fait, elle décida de s’accorder une matinée de congé ; la contemplation des oiseaux picorant les dernières cerises lui fit le plus grand bien. Elle ne savait pas encore qu’elle était atteinte des premiers symptômes de cette maladie. Elle se rendrait compte bien assez tôt que la théorie entre l’inné et l’acquis allait être un sujet de grand débat !

Jeu de lettres chez Lady Marianne 210

Quel drôle de mot  A A E E I U N Q R R S T T ou T A R T A R I N E S Q U E

Comme la grande voyageuse que je suis, je suis allée sur Saturne et je peux vous dire que ça tourne sur Saturne. Je me suis risquée dans un quartier encore inexploré, Pas de nitrates ici et  là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied. Bref, il faut marcher très prudemment avec des raquettes spéciales, celle que le brave vieux Tartarin m’a fabriquées sur mesure,  pour ne pas choir à chaque pas ! A peine me suis- approchée d’un petit ru sautillant au milieu de pierres de lune, que de suite je me suis sentie attirée par cette eau vive et que j’ai eu envie de taquiner le goujon. En tartine sur du beurre de sarriette c’est divin !

Comment ? Vous dites que c’est une tartarinade ? Tartarinesque en somme ? Et ben oui vous avez raison, je suis sur mon fauteuil de luxe et je regarde Columbo ! je ne m’en lasse pas tout en dégustant un pisco chilien.

Allez bises à tous et à la prochaine !

Les plumes d’Aphosdèle – 5 –

Je me lève et je te bouscule tu ne réveilles pas ; comme d’habitude je bois mon café

Non ! Deux cafés ! Je ne suis pas dans la bonne histoire. C’est vrai que tu n’as pas d’insomnie ! Je bois deux cafés parce que comme me l’a dit une guide en Grèce on a deux yeux ! Je tire le rideau de la cuisine, j’ouvre la fenêtre et là quelle fanfare !!! Un raffut incroyable ; des oiseaux piailleurs qui sautillent et volent de branches en branches sur le lilas dont les chatons viennent d’éclater marquant le renouveau, les prémices du printemps… Les brins d’herbe de la pelouse tel  du velours vert anglais  se pare de pâquerettes et pissenlits. Tiens il faudrait que je fasse une bonne salade fraîche de cette verdure dont les bienfaits sont reconnus ; avec des petits lardons chauds et des œufs mollets , la combinaison sera  délicieuse. Le soleil pointe à l’horizon et je savoure ma deuxième tasse de café. Soudain, je sursaute, la chienne me donne des petits coups de patte ; elle réclame sa gourmandise matinale et veut sortir. A h mais la voilà la vraie histoire !

La matinée se lève
Toi debout, il est temps

Attends encore, attends
J’ai pas fini mon rêve

Le soleil nous inonde
Regarde-moi ce bleu

Attends encore un peu
Je refaisais le monde
Chanson de Jean Ferrat et Christine Sévres