Prénom Corneille

Corneille tu bées aux corneilles !  Si tu crois que les cailles vont tomber toutes rôties, tu te mets le doigt dans l’œil ! Tu ferais bien de ne pas prendre racine ou tes vers ne feront pas merveille ; et comme dit la belle marquise de Brassens  « en attendant mon vieux Corneille, j’ai vingt six et je t’..

 

Mes excuses pour le retard mais WordPress a failli et nous étions bien ennuyés…

Prénom Donald

A la cour de récré, Maîtresse Jill appelle Donald – et c’est là que l’on se souvient d’un certain Donald Canard

Depuis quelques six mois, le commandant Donald Canard remontait la pente. Il était presque heureux. Il avait rejoint un tranquille commissariat dans la Bresse et s’était refait une santé/ Il avait arrêté de fumer (ce qui est bien  le moins pour un canard) et les cendres de ses mégots ne souillaient plus sa bière. Pas facile de se  reconstruire quand on a tout perdu.

Là il faut que j’explique ; Canard, nom déjà difficile à porter pour un policier de son grade, quant à Donald pour prénom…,  avait subit les assauts de la vie. Après bien des palabres il avait réussi à convaincre une jolie canette de l’épouser. Elle était arrivée un jour avec un groupe d’eiders sauvages. Il l’avait sortie des latrines publiques où elle avait chu et l’avait prise sous son aile.

Mais voilà qu’un jour au sein de la brigade débarqua une espèce de galopin, un rien  de rien qui immédiatement la séduisit. Il en fit son jouet ; une vraie poupée de son. Il a su lui parler en termes vaseux de son jardin secret ;  celui où l’on cultive des navets et où il fait tellement chaud que l’on se désaltère avec du jus d’orange parfumé d’une larme de Cointreau. La jeunette s’embrasa comme une torche et suivit ce sombre malandrin au col vert. Donald Canard resta sans voix parcouru de frissons. Il visita tous les coins, les recoins même les petits coins, se dandina sur tous les chemins en pure perte, jamais elle ne revint. Il se laissa aller à la déprime. La chair à vif, il s’aigrit et volait dans les plumes de tous ses voisins. Un de ses adjoints, le gay gai Pinson  se vit même menacé d’être enfermé toute une nuit en cellule pour avoir osé siffler comme un merle.

Pour oublier son chagrin, il demanda et obtint sa mutation. A Basse-cour, il vivait tranquille  près de la mare au milieu de laquelle une fontaine naturelle lui fournissait l’eau pure et claire. Il avait repris sa vie en main et avait juré qu’on ne l’y prendrait plus. Il s’était aménagé un loft dans la tourelle et y demeurait à l’abri. Enfin remis au travail, il mena avec panache et l’aide d’une bande d’oies serviles, des enquêtes délicates comme la mystérieuse affaire des trois petits cochons. Il découvrit, comment Blanquette, la chèvre du père  Seguin cassait sa corde pour fuguer et ramena à la raison Petit Pierre parti pour  capturer le loup. Pour couronner tous ses magnifiques résultats, il avait su avec doigté, résoudre sans aucun dommage la prise d’otages des sept chevreaux. Tout allait donc pour le mieux. Eh bien non !

Malgré ses résolutions voilà que le commandant Donald Canard tombe en amour ; oui amoureux,  Tout  alangui. Un matin revenant de sa piscine, il aperçut sur le bord une petite poulette. Oh, Qu’elle était jolie, pimpante, la robe orangé et  la crête rouge vermeil bien dressée. Une envie d’effeuiller ses plumes couleur de blé mur le saisit. Il s’approcha de la coquine l’invita à prendre un ver qu’elle refusa. Il lui proposa alors des grains de maïs à picorer, des larves bien grasses ou encore des petits cailloux roses et transparents de ceux qui font les plus belles coquilles d’œufs. Mais rien ne plaisait à la frêle poussinette qui partait le bec en cul de poule.

C’est alors que le vieux coq noir et gris arriva et lui murmura à l’oreille :

«  Pépita n’est pas comme nous. Je n’ai pas su la tenir sous mon joug. Pour la séduire tu dois lui offrir des pizzas et encore des pizzas rien que des pizzas. »

 

Prénom Bretemette

Cette semaine maîtresse Jill met à l’honneur Bretemette mais elle n’est pas seule ; elle est avec Annette

Souvenirs

L’après midi touchait à sa fin. Les vaguelettes blanchissaient le sable roux du petit lac derrière la maison. Dans le ciel au loin, une alouette voltigeait comme elle cherchait son chemin puis elle disparut au-delà de l’horizon.
Allongées dans l’herbe, Bretemette et Annette, déballèrent leur goûter ; un tranche de cake et quelque gaufrettes à la crème de noisette. Elles dégustaient en papotant comme des dames comme elles disaient autrefois. L’une critiquait la salopette de la cousine Mariette, pauvre cousine un peu simplette qui s’obstinait à porter du jean délavé ; l’autre se moquait de la Tantine avec sa collerette blanche à froufrou amidonné, datant du 19ème siècle.
Elles aimaient bien leur Tantine. Elles passaient leurs vacances chez elle depuis qu’elles étaient nées.
– Tu te souviens Bretemette quand Tantine nous faisait des papillotes avec du papier joseph pour que le lendemain nos cheveux longs fassent des frisettes très serrées.
– Je me souviens surtout quand nous mettions de la poudre de riz partout avec la houppette en plume de cygne et que nous laissions accuser la chatte Perlette.
– Et le soir quand près de la grande cuisinière, la chaufferette sous les pieds, elle nous contait des histoires tout en mâchonnant des bouts d’allumettes ; des vraies sornettes et nous étions mortes de rire !
– Elle portait toujours son bracelet, on aurait dit un lacet de tonton Henri, comme une amulette.
Elles s’interrompirent un instant pour déplier une sucette parfum d’anisette comme autrefois. Elles se précipitaient abandonnant leurs trottinettes, les couettes voletant pour se jeter sur Tantine qui leur offrait leurs friandises adorées ? Tantine en avait glissées dans le panier.
Soudain Bretemette se mit à faire des galipettes des cuplettes et des cancubelles dans l’herbe tendre ; d’abord étonnée Annette finit par l’imiter en riant.
Demain, elles rentreraient à la pension… Finies les tartelettes aux cerises, les andouillettes au Pouilly avec des pommes dorées au beurre et la tartiflette de Tantinette. Saperlipopette.

 

Prénom Ute

Prénom Ute

« Non et non Lilou, tu ne nous refais pas le coup d’Adonis avec la rime. Ute est une pure jeune fille innocnete tout de jute vétue. Elle vit dans une cahute et crapahute du soir au matin et rien de la rebute. Dès la première minute du jour elle court parmi le thym et la rosée jouant du luth et de la flûte en récitant ce beau poème du Grand Charles, pas de Gaulle, ignarde que tu es, mais Baudelaire »

Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
L’Espoir, dont l’éperon attisait ton ardeur,
Ne veut plus t’enfourcher ! Couche-toi sans pudeur,
Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.

Résigne-toi, mon cœur ; dors ton sommeil de brute.

Esprit vaincu, fourbu ! Pour toi, vieux maraudeur,
L’amour n’a plus de goût, non plus que la dispute ;
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte !
Plaisirs, ne tentez plus un coeur sombre et boudeur !

Le Printemps adorable a perdu son odeur !

Et le Temps m’engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur ;
Je contemple d’en haut le globe en sa rondeur
Et je n’y cherche plus l’abri d’une cahute.

Avalanche, veux-tu m’emporter dans ta chute ? ( le goût du néant – Les fleurs du mal)

Alors Lilou, tu ne discutes plus ?
Tu ne nous persécutes plus ? Tes idées tordues ne font plus recettes, Belzébuth a fait la culbute !

Prénom Adonis

A la cour de Récré l’appel est pour Adonis et le rappel pour Ethel absente la semaine dernière

 

Mais où est-elle ?
Mais où Ethel passée ?
Avec Adonis
faire des kiss sur l’île de Kis Kos
Mais quoi de plus normal
Avec un tel mâle !
Ah Adonis ! Non je ne ferai pas la rime que vous craignez
Je n’ai pas cette malice.
Les yeux dans les volubilis et les amaryllis
La belle Aphrodite
Médite
Ce n’est pas un mythe
Quelque maléfice
Telle la chaude pisse !

Prénom Messoye

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Pardonnez chère Maîtresse, mais Irène, Briac, Omerille et moi, Messoye avons quitté notre village d’Essoyes pour parcourir le vaste monde. Un incident de dernière minute priva, Privat de cette escapade. Alors la cour de Récré….

Nous étions amis d’enfance, tout comme « Yvan, Boris et moi » (très belle chanson de Marie Laforêt) bien sûr en grandissant nous avons tout abandonné pour faire notre vie ailleurs alors que nous avions le bonheur à portée de main.

Dans notre village d’Essoyes, la restauration de la  maison familiale de Renoir nous a de nouveau réunis grâce à Moi, Messoye,  et des projets plein la tête, nous sommes retrouvés joyeux, sur les chemins de la Route de la soie en Chine du nord.

Maîtresse, un voyage magnifique, un vrai bonheur…. Mais Maïtresse, c’est aussi avec joie que nous revenons dans la cour de Récré.