Eugène Poubelle

16 juillet 1907 : mort de l’ancien préfet et ambassadeur Eugène Poubelle

Au lendemain de sa disparition, Le Petit Journal considère que c’est une figure fort intéressante à bien des titres qui disparaît. Jurisconsulte, administrateur ou diplomate, Eugène-René Poubelle a déployé dans chacune des carrières où il eut l’occasion d’entrer, les qualités les plus solides et les plus brillantes. Son nom restera comme celui d’un des hommes qui ont mis au service de leur pays le plus d’intelligence et le plus de courage. Et l’histoire n’oubliera pas qu’en 1870 il abandonna sa chaire de professeur de droit pour aller s’engager et qu’il gagna sur le champ de bataille le glorieux ruban de la médaille militaire.  pour en savoir plus

Eugène-René Poubelle

Nicéphore Niepce

5 juillet 1833 : mort de Nicéphore Niépce, Inventeur de la photographie

Fils de Claude Niépce, écuyer, conseiller du roi, receveur des consignations aux bailliage et chancellerie de Chalon-sur-Saône, et de demoiselle Claude Barrault, Nicéphore Niépce naquit dans cette dernière ville le 7 mars 1765. Nommé le 10 mai 1792 sous-lieutenant dans le 42e régiment d’infanteri, il passa le 6 mai de l’année suivante lieutenant au 2e bataillon de la 83e demi-brigade, et fit en cette qualité la campagne de Cagliari (Sardaigne) et celle de 1793 à l’armée d’Italie.

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Nicéphore Niépce

Histoire de la machine à coudre

5 juillet 1857 : mort de Barthélemy Thimonnier, inventeur de la machine à coudre.

Fils d’un teinturier, Barthélemy Thimonnier naquit à L’Arbresle (Rhône) le 19 août 1793, et fit d’abord quelques études, dans sa jeunesse, à la Manécanterie de la cathédrale de Lyon, que le cardinal Fesch réorganisait ; mais il dut bientôt les interrompre pour apprendre l’état de tailleur, qu’il exerça à Amplepuis, où ses parents s’étaient fixés en 1795. La suite ici 

Barthélemy Thimonnier

Ah les fraises !

Mais au fait d’où elles viennent…

Daniel Lejeune, responsable de la bibliothèque de la Société nationale d’horticulture de France, raconte l’origine des délicieuses fraises à gros fruit de nos jardins

En 1712, un capitaine du génie maritime prénommé François Amédée, quitta Saint-Malo pour dresser une cartographie des côtes chiliennes. Il y découvrit à terre une fraise locale à gros fruits parfumés, de couleur étonnamment blanche, dont il rapporta quelques plants. Ces derniers prolongèrent leur périple jusqu’à Marseille, au jardin botanique de Brest, et finalement, à Plougastel où quelques amateurs cultivèrent cette Blanche du Chili. Cerise, ou plutôt fraise sur le gâteau, ce marin portait un nom prédestiné : il s’appelait Frézier !

 

François-Amédée Frézier en uniforme d'ingénieur des fortifications

Peu après, Antoine Nicolas Duchesnes, jardinier à Trianon, réunit une somptueuse collection de fraisiers des deux mondes, l’Ancien et le Nouveau. Il hybrida le fraisier du Chili avec celui de Virginie, reçu du Québec et obtint les premières fraises à gros fruits.

« Saint Joseph », première fraise remontante
Plus tard, vers 1842, l’horticulteur Jamin, installé à Bourg-la-Reine (aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine) obtint une superbe variété de haute qualité qu’il dédia à la vicomtesse Héricart de Thury, épouse du président fondateur de la Société d’horticulture de Paris. Le jargon jardinier, toujours simplificateur, en réduisit le nom à Héricart de Thury, puis à Héricart, puis finalement à Ricart, encore qu’elle n’ait nullement un parfum anisé. La Ricart sera cultivée jusque dans les années 1930.

Autre date importante dans l’histoire de ce délicieux petit fruit rouge : en 1893, l’abbé Thivolet obtint par miracle la Saint Joseph, première des variétés réellement remontantes. C’est-à-dire capable de fleurir plusieurs fois dans la saison et donner des fruits jusqu’en octobre.

On a coutume aujourd’hui de dire que seul le naturel est bon. Pourtant, si l’on compare les fraises des bois, délicieuses au demeurant, avec les variétés euro-américaines cultivées dans nos jardins ou exposées sur les étals des primeurs, il est indéniable que, grâce à la sélection, le progrès existe en horticulture !

Marc Mennessier et Valérie Lejeune
Le Figaro

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Alphonse de Lamartine : l’enfance du poète

Seul garçon parmi les six enfants de la famille, le jeune Alphonse coule des jours d’enfance heureux au cœur de la maison de famille située dans la campagne mâconnaise, s’adonnant à la contemplation de la nature avant qu’on ne se pique de le placer dans une pension contre son gré.

Il ne vivra pas ! annonçait-on de l’enfant chétif qui naquit le 21 octobre 1790, dans la petite maison de la rue des Ursulines, à Mâcon, où le capitaine de Lamartine, récemment marié à Mlle Alix des Roys, et ayant rendu son brevet d’officier de chevau-légers, était venu chercher le bonheur et le repos.

La première enfance du petit Alphonse se passa donc au milieu des effroyables angoisses de la Terreur. Une fois la tourmente traversée, ses parents eurent hâte de retourner au pays natal, dans le bon calme de la campagne. La propriété de Milly, aux environs de Mâcon, appartenait à la famille Lamartine depuis plusieurs siècles.

Habitation d'Alphonse de Lamartine à Milly. Dessin du marquis de Courval (1826)
Habitation d’Alphonse de Lamartine à Milly. Dessin du marquis de Courval (1826)

Le petit Alphonse était resté délicat. Mais c’était… la suite ici et vous serez étonnés peut-être !

Prédictions de Nostradamus

4 mai 1555

C ‘ est le jour de la publication des célèbres Prophéties de Nostradamus. Son vrai nom était Michel de Nostredame. Les prophéties ou Centuries consistent en des quatrains censés prédire l’avenir jusqu’en — tenez-vous bien — 3797 ! C’est un outil qui pourrait être précieux, mais certains vers sont tellement ambigus qu’il est possible de leur donner bien des interprétations.

Le plus célèbre exemple sans doute reste celui-ci :

Le lion jeune, le vieux surmontera
En champ bellique par singulier duelle
En cage d’or, les yeux luy crevera
Deux classes une, puis mourir, mort cruelle.

C’est tout simplement l’annonce de la mort du roi de France, Henri II, qui n’est survenue qu’en 1559 — donc quatre ans après la publication. Le roi a été tué accidentellement par un jeune chevalier, Montgommery, lors d’un célèbre tournoi. « Le lion jeune, le vieux surmontera » : sa lance a transpercé le casque doré du roi, puis son œil. « En cage d’or, les yeux luy crevera ». Ce qui colle avec les événements.

Michel de Nostredame

Qui était ce Michel de Nostredame ?
C’était un apothicaire (un pharmacien d’alors) et un médecin natif de Saint-Rémy-de-Provence. On lui reconnaissait beaucoup de sagesse. En ces temps pionniers pour l’imprimerie, il a publié des almanachs, mais aussi un livre de recettes de confiture aux vertus curatives !

Aujourd’hui, évidemment, on le connaît surtout pour ses oracles. Mais il jouissait déjà en son temps d’une grande notoriété — au point que la reine Catherine de Médicis, elle-même férue d’occultisme, l’ait fait venir à sa cour. 450 ans plus tard, il fascine toujours. On essaie de trouver des concordances entre les Prophéties et toutes sortes d’événements : parfois il faut reconnaître que les correspondances sont troublantes. Certains vont jusqu’à prétendre que Nostradamus aurait prédit l’assassinat de Kennedy, ou les attentats du 11-Septembre.

Source La France pittoresque

Le caddie

on l’utilise depuis longtemps, enfin depuis que les grandes surfaces ont envahi nos vies, nos anciens terrains vagues qui nous servaient de terrains de jeux. Mais au fait qui l’a inventé ? Un certain Raymond Joseph qui a déposé le brevet le 27 avril 1963.

De nombreux imprudents ont payé cher l’utilisation de Caddie comme nom commun alors que c’est une marque jalousement gardée et protégée par l’entreprise éponyme. Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers… chariots.

L’objet est né en 1937 dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l’un d’eux poser son panier sur une chaise, il imagine de flanquer chaque panier d’une chaise à roulettes. Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.

Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot — n° 1372459, en date du 27 avril 1963 — ainsi que la fameuse marque — n° 228178, déposée le 2 février 1960 — dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.

Voilà ; quand vous ferez vos courses, vous regarderez votre Caddie d’un oeil nouveau ou pas !

Source : La France pittoresque