Prédictions de Nostradamus

4 mai 1555

C ‘ est le jour de la publication des célèbres Prophéties de Nostradamus. Son vrai nom était Michel de Nostredame. Les prophéties ou Centuries consistent en des quatrains censés prédire l’avenir jusqu’en — tenez-vous bien — 3797 ! C’est un outil qui pourrait être précieux, mais certains vers sont tellement ambigus qu’il est possible de leur donner bien des interprétations.

Le plus célèbre exemple sans doute reste celui-ci :

Le lion jeune, le vieux surmontera
En champ bellique par singulier duelle
En cage d’or, les yeux luy crevera
Deux classes une, puis mourir, mort cruelle.

C’est tout simplement l’annonce de la mort du roi de France, Henri II, qui n’est survenue qu’en 1559 — donc quatre ans après la publication. Le roi a été tué accidentellement par un jeune chevalier, Montgommery, lors d’un célèbre tournoi. « Le lion jeune, le vieux surmontera » : sa lance a transpercé le casque doré du roi, puis son œil. « En cage d’or, les yeux luy crevera ». Ce qui colle avec les événements.

Michel de Nostredame

Qui était ce Michel de Nostredame ?
C’était un apothicaire (un pharmacien d’alors) et un médecin natif de Saint-Rémy-de-Provence. On lui reconnaissait beaucoup de sagesse. En ces temps pionniers pour l’imprimerie, il a publié des almanachs, mais aussi un livre de recettes de confiture aux vertus curatives !

Aujourd’hui, évidemment, on le connaît surtout pour ses oracles. Mais il jouissait déjà en son temps d’une grande notoriété — au point que la reine Catherine de Médicis, elle-même férue d’occultisme, l’ait fait venir à sa cour. 450 ans plus tard, il fascine toujours. On essaie de trouver des concordances entre les Prophéties et toutes sortes d’événements : parfois il faut reconnaître que les correspondances sont troublantes. Certains vont jusqu’à prétendre que Nostradamus aurait prédit l’assassinat de Kennedy, ou les attentats du 11-Septembre.

Source La France pittoresque

Le caddie

on l’utilise depuis longtemps, enfin depuis que les grandes surfaces ont envahi nos vies, nos anciens terrains vagues qui nous servaient de terrains de jeux. Mais au fait qui l’a inventé ? Un certain Raymond Joseph qui a déposé le brevet le 27 avril 1963.

De nombreux imprudents ont payé cher l’utilisation de Caddie comme nom commun alors que c’est une marque jalousement gardée et protégée par l’entreprise éponyme. Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers… chariots.

L’objet est né en 1937 dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l’un d’eux poser son panier sur une chaise, il imagine de flanquer chaque panier d’une chaise à roulettes. Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.

Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot — n° 1372459, en date du 27 avril 1963 — ainsi que la fameuse marque — n° 228178, déposée le 2 février 1960 — dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.

Voilà ; quand vous ferez vos courses, vous regarderez votre Caddie d’un oeil nouveau ou pas !

Source : La France pittoresque

Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience – 11/18

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Faire un chèque en bois

Gare à nous si l’on nous paie avec un chèque en bois ! Mais au fait depuis dans on emploie cette expression.

Déjà les Gaulois utilisaient le chèque comme moyen de paiement sous forme de pierre ou d’un plaque de bois gravée ; le bois étant préféré à la pierre car nos Ancêtres  avaient bien compris que le bois était plus facile à transporter.

Mais comme il n’y avait pas de banque pour « compensation », le Gaulois, pas dégourdi pour un sesterce, qui acceptait de se faire payer par ce moyen ce faisait gruger à tout les coups. Vous n’êtes pas convaincu par cette explication ? Comme je vous comprends !

Non en fait, il faut remonter aux locutions de bois  ou en bois qui datant du XIIIème siècle et XIVème siècle servaient à désigner des choses artificielles ou fausses comme une jambe en bois ou bien un sabre de bois. Il faut bien aussi se dire que ce matériau était très abondant et peu coûteux permettait de fabriquer des imitations de toute chose.

On peut alors citer d’autres expressions  dans lesquelles ces locutions sont employées : un visage de bois pour des accueils faux culs par excellence et  j’utilise ici la langue de bois pour ne vexer personne.

Donc tout naturellement le chèque en bois est un faux chèque, un facsimilé, non pas en tant qu’un bout de papier fabriqué dans le local secret proche de la cave ou sont imprimés les billets de banque à trois sous, mais comme un faux moyen de paiement car le montant ne pourra jamais être touché, le compte débiteur n’étant pas alimenté ou provisionné (chèque sans provision).

CQFD