Prénom Adonis

A la cour de Récré l’appel est pour Adonis et le rappel pour Ethel absente la semaine dernière

 

Mais où est-elle ?
Mais où Ethel passée ?
Avec Adonis
faire des kiss sur l’île de Kis Kos
Mais quoi de plus normal
Avec un tel mâle !
Ah Adonis ! Non je ne ferai pas la rime que vous craignez
Je n’ai pas cette malice.
Les yeux dans les volubilis et les amaryllis
La belle Aphrodite
Médite
Ce n’est pas un mythe
Quelque maléfice
Telle la chaude pisse !

Tableau du samedi – Léonor Fini

Née d’une mère italienne et d’un père argentin, Leonor Fini passe son enfance et son adolescence à Trieste en Italie, auprès de sa mère et de sa famille maternelle. Elle n’a pas connu son père, très tôt disparu. Dans un milieu bourgeois très cultivé, elle acquiert une culture cosmopolite. Elle quitte sa famille à 17 ans pour s’installer à Milan et commence à peindre, adoptant le classicisme et la peinture tonale à l’exemple de Carrà.

En 1937, elle quitte l’Italie pour Paris et rencontre André Breton et les surréalistes. Leonor Fini.jpgS’inspirant de leurs théories, elle expérimente le « dessin automatique ». Elle se lie d’amitié avec Georges Bataille, Victor Brauner, Paul Éluard et Max Ernst sans jamais intégrer le groupe, n’ayant aucun goût, selon elle, pour les réunions ni les manifestes. C’est en solitaire qu’elle explore un univers onirique mettant en scène des personnages aux yeux clos (des femmes le plus souvent). Des jeunes gens, un peu androgynes, alanguis face à des sphinges protectrices évoluent ou rêvent dans un climat de fête cérémonielle où l’érotisme flirte avec la cruauté. Chez elle, la femme est sorcière ou prêtresse, belle et souveraine.

Sa première exposition monographique a lieu à New York, en 19392. lire la suite ici

une exposition lui est consacrée à Paris jusqu’au 30 septembre à la galerie Minsky

36 - Fini-Leonor---Autoportrait-avec-un-scorpion---1943
autoportrait au scorpion 1938

photo du mois – septembre – palette

Palette de couleurs, thème choisi  par Philae

Il y a la palette d’automne, la palette d’été, et bien d’autre. je suis allée au plus simple en m’arrêtant sur le mot palette… Photo prise en Turquie où nous visitions justement un atelier de teinture.

septembre palette de couleur pour voir d’autres palettes

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l’Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Xoliv’, écri’turbulente, Sandrin

 

L’invention du martinet

Le martinet inventé par un  colonel de l’armée de Louis XIV

Au Moyen Age, et même au XVIIe siècle, la peine du fouet était souvent prononcée par les juges militaires et appliquée avec une rigueur extrême. Il fallut attendre le règne de Louis XIV pour qu’un certain colonel nommé Martinet adoucisse les peines, léguant son nom à un célèbre accessoire…u Moyen Age, et même au XVIIe siècle, la peine du fouet était souvent prononcée par les juges militaires et appliquée avec une rigueur extrême. Il fallut attendre le règne de Louis XIV pour qu’un certain colonel nommé Martinet adoucisse les peines, léguant son nom à un célèbre accessoire…

Officier contemporain du célèbre Charles de Folard (1669-1752), le colonel Martinet, de l’armée de Louis XIV, mérite une place à côté de ce tacticien par les changements qu’il a introduits dans les manœuvres de l’armée. Il est cependant probable que, sans quelques lignes de Voltaire, notre homme serait à peu près inconnu.

Il n’y avait point alors d’inspecteurs d’infanterie et de cavalerie comme on en a vu depuis (dit l’historien de Louis XIV) ; mais deux hommes uniques, chacun dans son genre, Martinet et le chevalier de Fourille, en remplissaient les fonctions. Martinet mettait l’infanterie sur le pied de discipline où elle fut par la suite. Fourille faisait la même charge dans la cavalerie.

Il y avait un an en 1669, que Martinet avait mis la baïonnette en usage dans quelques régiments. Avant lui on ne s’en servait pas d’une manière constante et uniforme. Cette arme terrible était connue, mais peu pratiquée, parce que les piques prévalaient. La formation des colonnes et des évolutions rapides dut aussi beaucoup aux combinaisons de Martinet. Il se distingua au fameux passage du Rhin chanté par Boileau ; mais le poète craignit de mêler à ses flatteries le nom vulgaire d’un officier de fortune. Martinet avait découvert au milieu du fleuve un gué qui ne laissait que peu de pas à franchir à la nage, et il avait imaginé des bateaux en cuivre ou pontons qui pouvaient se transporter aisément sur des charrettes ou à dos de mulet, comme cela se pratiqua dès lors.

Ses inventions furent d’une grande utilité à Louis XIV pour la réduction de la Hollande. On ne peut douter qu’il n’ait eu une part brillante aux autres faits d’armes du corps dont il avait perfectionné le service, et qu’en tout il n’ait fait faire à l’art des progrès plus considérables et plus réels que Folard. Cependant l’histoire, ne s’en est pas occupée.

source : la France pitorresque

Ne pas mettre le doigt entre l’arbre…

et l’écorce

Ne pas intervenir dans les querelles de personnes, en apparence bien unies.

Le motif qui fait que deux personnes se disputent momentanément ne peut durer, le différend n’étant que passager, si celles-ci sont, en général, bien unies. Divisées par des circonstances fortuites, elles doivent se rapprocher évidemment, au détriment d’un conciliateur indiscret.

Dans sa pièce du Médecin malgré lui, Molière (1666) met en scène un personnage qui croit devoir intervenir dans une querelle entre un mari et sa femme. Mal lui en prend, parce que c’est sur lui que tombent les coups du ménage réconcilié. Voici les paroles que l’auteur fait dire à Sganarelle : « Vous êtes un impertinent de vous ingérer dans les affaires d’autrui. Apprenez que Cicéron dit : Qu’entre l’arbre et l’écorce il ne faut pas mettre le doigt. »

Ce conseil s’adresse aux gens qui aiment à se mêler de tout et même souvent beaucoup moins de leurs affaires que de celles des autres. Il s’applique aussi aux imprudents qui veulent intervenir dans les querelles de ménage et qui ne font que se rendre désagréables aux deux parties. Un proverbe turc dit : Ne te mets pas entre l’ongle et la chair.

L’origine de ce proverbe est tirée probablement de l’anecdote suivante qui est puisée dans l’histoire ancienne. « Milon de Crotone était un athlète fort célèbre par sa force extraordinaire. Quoiqu’il eût cessé depuis longtemps déjà de concourir dans les jeux publics, il voulut, un jour, bien qu’il eût atteint un âge avancé, éprouver s’il lui restait encore quelque force. Il traversait tout seul une forêt ; près de sa route se trouvait un chêne fendu déjà de plusieurs côtés. Il mit ses doigts dans les fentes et essaya de séparer l’arbre en deux parties.

« Il commença bien à écarter les fentes jusqu’au centre et se reposa un moment de ses efforts tout en laissant ses mains dans l’ouverture. Mais, sans qu’il s’en doutât, les deux parties de l’arbre se rejoignirent et retinrent si fortement les mains de l’athlète, qu’il ne put se dégager. Les bêtes féroces de la forêt le mirent en pièces. »