Découvrir le pot aux roses

Ce qui était tenu secret

Voilà une expression très bucolique ou très piquante…qui remonte au XIIIème siècle ancêtre des deux autres « découvrir le pot » au XIVe et « découvrir le pot pourri » au XVe siècle.
Comme toujours lorsque l’on remonte aux expressions moyenâgeuses, l’utilisation est avérée mais l’origine est discutée.
Cherchons du coté « rose »
Rose parce c’est la plus belle des fleurs ? La plus parfumée et que l’arôme se dégageant trahirait, par analogie, un secret ? Cette fleur était le symbole du secret et de la virginité.
Une des explications est tout aussi plaisante. Le « pot aux roses » était le pot dans lequel les femmes conservaient leurs fards donnaient, aux Belles, un teint éclatant, ce qui constituait aux yeux des hommes une tromperie. Dans ce cas l’expression est au singulier.
Autre version dans le domaine de la beauté et de la toilette ; les femmes utilisaient de l’eau de rose comme parfum ; celui- si est très précieux donc protégé et très volatile donc il ne fallait pas soulever le couvercle du pot pour peine d’une évaporation dévastatrice…
Cherchons du coté de « découvrir »
Voilà la transition toute faite pour s’intéresser au mot « découvrir ». Le sens du mot a évolué dans le sens de « découverte » au XVIème siècle. Auparavant on utilisait dans le sens de « dévoiler » et là il s’agirait d’un secret de fabrication qui aurait été dévoilé.
Nous n’oublierons pas que la rose est le symbole du secret depuis toujours. Ces fleurs étaient gravées sur les confessionnaux, sculptées dans les salles de banquet afin que les convives ne souviennent qu’ils ne doivent pas divulguer pas les confidences qui seraient faites au cours des festivités
Enfin, in peut faire état de billets doux, déposés par des galants sous les pots de fleurs afin que les maris ne les découvrent pas.
Alors billevesées ?

Mais il existe encore une autre explication. Les alchimistes estiment qu’allusion est faite à la poudre « rose minérale » mélange de d’or et de mercure dont la composition rappelle la « pierre philosophale « grand mystère…
Ou Coquecigrue !

Et puisque le caractère philosophique apparait pour quoi ne pas évoquer de la légende qui veut que Cupidon ait sonnée une rose à Hapocrates, dieu du silence pour qu’il se taise à jamais les amours de Vénus.

 

2014 - 1

Les contes du lundi 83 – La chambre

Lakévio ici 

la chambre Sally

Sur cette image belle comme du Hopper, je vous propose le

Jeu des Papous N°1

1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : « Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. » (emprunt à Simone, jeune fille rangée.)

2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : « Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il » (emprunt à Jean-Paul, celui qui écrit sur le mur.)

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

« Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. » …. Je délaissais ce livre qui m’assommait un peu ce soir… J’avais la tête ailleurs.
Je n’étais pas revenue dans l’appartement depuis que j’avais épousé Laurent ; Je préférais la maison du bord de Saône où nous nous retrouvions tous en famille… quinze ans déjà ! Les expositions m’avaient pris tant de temps. Dernièrement encore j’avais découvert Sally Storch que j’avais confondue – mea culpa- avec Edward Hopper. J’avais décidé d’organiser une expo dans ma galerie. J’avais consommé tant d’énergie et j’avais presque terminé quand le coup de téléphone m’annonçant l’accident de voiture de mes parents m’avait anéantie. Après la cérémonie et le contrecoup de ces décès brutaux, j’avais usé mes dernières forces pour le vernissage d’un autre jeune peintre moderne talentueux et mis la dernière main pour l’expo de Sally. Puis je laissais la gestion de la galerie à mon associée. Il fallait régler les problèmes de succession. Heureusement nous étions d’accord, ma sœur et mon frère donc cela se passait bien. Nous devions nous retrouver dans l’appartement rue Raspail. J’étais arrivée ce matin et ce soir derrière les rideaux les souvenirs affluaient. La petite boulangerie en bas avait « grossi », la fleuriste avait fermé ses portes et laissé la place à un petit super marché, et l’ancienne bijouterie miteuse autrefois au coin de la rue arborait des vitrines rutilantes et occupait double de surface. Je me revis courant avec ma baguette de pain, jouant avec un chien errant quand je rentrais de l’école ; on aurait qu’il m’attendait mais maman avait dit pas d’animaux à la maison ! Seul le grand immeuble n’avait pas changé. Imposante bâtisse, je regardais les lumières qui brillaient ça et là yeux enfoncés dans les murs de brique brunes. Un peu plus loin, une affiche, le visage d’un homme beau comme un dieu grec vantait les mérites d’un parfum masculin. Laurent s’était approché sans bruit , il suivit mon regard brillant et sans crier gare :

« Je vais laisser pousser ma moustache, décida-t-il »

 

Bricabook – 282 – La statue

Leiloona

Nous avancions à pas prudent dans la forêt. Les lianes nous caressaient les cheveux et nous piégeaient les chevilles. Plusieurs fois, Marinette avait chu ;  courageusement et douloureusement le bras droit ensanglanté, elle avait continué. Pas question de retourner au camp de base.
Nous étions partis en deux groupes de dix , le guide avait prévenu : chaussures montantes et chaussettes épaisses et malgré la chaleur, pas de décolleté profond, sous -vêtements confortables et anti-transpirant, chapeau ou casquette et manches longues. Rémi avait dû en râlant renoncer à son marcel ; d’ailleurs dans cette jungle on ne bronze pas, il attendra avant de séduire Noémie qui préférait Gilles qui lui avait l’air plus attiré par Jean Luc enfin une espèce de chenille sentimentale se construisait. Betty, elle selon son habitude avait ignorer le règlement, elle n’en faisait qu’à sa tête.
Quant à moi j’avais flashé sur le guide qui ne me regardait même pas très occupé à donner ses ordres ; un macho de première ce Laurent. Il paraît qu’il et calé en archéologie asiatique… Bof !! Pourtant cette nuit la fraîcheur l’avait fait sortir de son duvet pour s’assurer que nous ne courions aucun risque de rhume… Il s’était glissé près de moi sous prétexte de… Enfin j’avais pris son épaule pour oreiller et ne s’était pas défendu mais pas plus loin ; il y avait du monde autour !
Nous recherchions depuis deux jours, une statue réplique d’un lion. Selon les indications elle devait se trouver à quelques kilomètres de notre camp de base. Mais nous marchions depuis longtemps dans rien trouver.
Vers 14 h, la faim nous tenaillant, nous nous installâmes en rond pour nous sustenter. Betty s’éloigna pour se soulager d’un besoin pressant. C’est alors qu’un cri suraigu retentit. Laurent lâcha son assiette tandis que Popeye se précipitait… Betty avait dévalé une pente et se retrouvait l’a entrée de la statue, et sortait la tête par un trou béant de la gueule du lion… Photos !

betty boop pour bricabook

Mes excuses pour avoir bricolé ta superbe photo.

Petit jeu de lettres 139 – Se ventrouiller

C’est le mot choisi par Ma Lady cette semaine : se ventrouiller ce que le cochons adorent faire dans la boue.

les mots trouvés et les mots inventés : ritournelle, entrevoir, tellurien, tournille, vrille, touiller, voûté, vertouillés, ventre, trouille, tullière, orient, vitre, verrou, tourelle, rouiller, roullevitré, se ventrouiller, violente, tournevriller

Les trois petits cochons

Ah ils étaient beaux les trois petits cochons !!! Ils passaient leur temps à se tourner les sabots, avaler des monceaux de nourritures, se ventrouiller, et se tournevriller dans les bauges mal famées au parfum tellurien. Leur mère était au désespoir ; si bien qu’un jour, dans une violente colère :

« – Allez ouste fichez moi le camp ! Je ne veux plus vous voir… Je préfère rester seule plutôt que vous trainer comme des boulets. Ah bien comme votre père, fainéants, tout juste bon à faire du saucisson sec ! Je vous donne à chacun une bourse pleine de monnaie et allez vous faire roullevitrer ailleurs »
Complètement ahuris, sonnés par ce rejet, les trois petits cochons firent leur balluchons et quittèrent la maison familiale un peu la larme à l’œil. Au bout du village chaque cochon prit des chemins différents après longues embrassades.

Le premier cochon, bon vivant, guilleret comme un pinson et insouciant posa son barda dans une chaumière en paille bâtie sur terrain vague. Il vécut là continuant son train de vie se vautrant dans une gabegie à se rouiller le corniaulon*
Le deuxième cochon ne s’installa pas très loin mais plus prudent, il  investit  un peu de monnaie dans un tas de bois et se fit construire un petit chalet pensant attirer dans ses filets une petite cochonnette repérée depuis quelque temps, tullière de son métier dont il était tombé follement amoureux.
Quant au dernier cochon, dans un village proche du lac de la forêt d’Orient, il dégota une maison en pierre bien à son goût   dans laquelle il emménagea  ses pénates. Il arrangea la baraque, mit des verrous aux portes et des vitres aux fenêtres et rapetassa une tourelle.

Voilà nos gorets sortis de l’adolescence et installés mais ils avaient oublié que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Alors lorsqu’un loup crevant de faim, souffla sans crier gare sur la maison de paille la transformant en un torchis innommable, le cochon prit d’une trouille bleue, malgré ses poils grillés fila ventre à terre chez son frère forestier. Le canidé furieux de son échec n’en resta pas là. Il se rendit sans tarder chez le deuxième se prépara à un festin de deux cochons au lieu d’un seul ; vous connaissez la ritournelle : il souffla, souffla de toutes ses forces sur la maison de bois et trouva le nid vide… Encore une fois les cochons s’étaient carapatés, vertouillés à toute allure.
Mais, il ne faut pas oublier que  quand il un loup crève la dalle, il  est particulièrement  tenace ; alors déçu, de plus en plus furieux, et  épuisé par ses efforts mais par l’odeur alléché et la certitude de dévorer un cochon bien gras, il se précipita chez le dernier frangin qui touillait une soupe parfumée. Ils ne firent qu’entrevoir le loup couvert de boue, le dos voûté, le regard vitreux faisant des tournilles et des vrilles pour grimper sur la cheminée…^

Alors que se passa-t-il ? Chaque conte à sa fin je vous laisse deviner.

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