Les plumes – 9 – ferme

Avec les mots : poule, produit, tracteur, poulailler, lessiveuse, travailler, ouvrir, pruneir, terre, construire, continuer courroie

La ferme du bonheur

Shalala, twibilidi, shalala, twibilidi,   on entend les oiseaux qui chantent à la ferme du bonheur,  c’est le bonheur est dans le pré…

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Ah c’était le bon temps en ces temps- là. Le matin après un bon verre de lait arrosé d’un tord-boyau et quelques tartines de pain rassis trempées, Noémie allait voir ses poules. Elle faisait très attention à ne pas ouvrir le poulailler n’importe comment ! Ah non ; dès fois que le renard ou une fouine s’y  seraient introduits. Elle les comptait et recomptait, ramassait les œufs,  puis en chantonnant

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Elle allait voir le Crésus, son pin up boy, le paysan qui bricolait une vieille charrue pour travailler ses terres, en attendant de pouvoir acquérir un tracteur flambant neuf. Mais pour cela, elle devait faire attention au porte monnaie,  un sou est un sou.  Elle vendait à bon prix et le cœur léger les produits bios de sa ferme du bonheur… Les œufs, les fromages des chèvres… Ah les chèvres parlons-en ! Tous les après midi, elle les menait dans le verger où les maguettes boulottaient tous les vieux pruniers, débroussaillage garanti.  On la voyait passer la  Noémie, sa longue jupe à fleur traînant sur ses talons , son tricot dans les mains. Elle s’arrêtait sur le chemin pour glandouiller avec la Marie ou la Léonie.  Elle pissait tout debout en causant et tricotant puis continuait son bonhomme de chemin…

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Elle avait construit un petit muret  avec des briques réfractaires où elle installait sa lessiveuse. Elle faisait bouillir son linge avec de la cendre pour le blanchir et le détacher…

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Et quand le soir descendait sur la plaine, elle chantait les « Blés d’or », et après avoir avalé une soupe chabraut, elle allait au dodo avec Crésus et se frottait le dos.

Shalala, Twibilidi, Shalala… Twibilidi

Et si vous ne connaissez pas les « Blés d’or »

17 commentaires sur « Les plumes – 9 – ferme »

  1. Est-ce le tord-boyau qui lui fait voir la vie en rose ? Ah, je ferais bien comme elle mais je n’aime pas le lait. Peut-on le mettre dans le thé ? Merci de me répondre avant demain matin 9h ! Je n’aime pas déjeuner plus tard ! 😀

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  2. Hello Lilou
    Ton texte est un vrai rayon de soleil qui me téléporte dans mon enfance !
    Bien sûr que je connais la chanson des Blés d’or, on la chantait à la maison et je l’ai chantée aussi 😆
    Ta scène est si réelle que je m’y voyais.
    Un souvenir d’enfance ou un pur produit de ton imagination ? Quoi qu’il en soit, j’ai adoré !
    Bon we et des bisous virtuels

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    1. c’est un peu des deux, des souvenirs en forçant le trait et avec la vie en Auvergne où mes beaux parents avait leur souvenirs qu’ils m’ont racontés… Je cherche à n’être que posiitve au travers de mes textes sinon…
      avec le sourire

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  3. J’ai connu une Noémie dans mes jeunes années, elle s’appelait Victoire et nous attendait debout au coin de sa maison toujours souriante et habillée de noir, robe et grand tablier de devant, seuls ses cheveux étaient blancs regroupés dans un petit chignon dans le haut de sa nuque 😉 Merci Lilou et bon weekend

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