Les plumes d’Aphosdèle – 8 –

Avec la récolte : Duvet, horreur, aimer, temps, feu, froufrouter, vertige, sirop, froid, frôler, film, roulette, risque, réflexe.

Frissons sous la couette

Noémie tremble dans son duvet guettant le moment où le bruit cesserait. C’est l’horreur  Hier un temps superbe et Géronce, son nouveau pin-up-boy lui a proposé une balade en montagne, dans les Pyrénées plus exactement, un coin sauvage, pour… pour … Pour être tranquille, si vous voyez ce que je veux dire, lui avait-il expliqué. Et peut-être même verrons nous un ours ! Mais pourquoi avait-elle accepté un truc pareil. Ce type n’avait rien de particulier, un genre de paltoquet tout droit sorti du nid. Elle qui n’aime que les talons aiguilles, chemisier de soie qui froufroute et les jupes crayons Quand j’étais gamine on disait serrée, des jupes serrées mais il faut se mettre au goût du jour. Mais revenons à nos moutons si j’ose dire.
Elle avait eu le vertige toute la journée à marcher au bord des précipices dans des godasses aussi raides que les galoches de mon grand-père avec un coupe-vent qui la faisait transpirer trempant son pull angora. Ensuite après s’être « reposée », et avoir soigné ses ampoules dans une clairière, le froid l’avait saisie. Bon prince, Géronce avait allumé un feu avec du bois pas trop sec difficile à brûler sans faire de fumée, pour la tester pensait-il.  Il allait faire réchauffer leur popotte quand…

En fait ce Géronce sous des aspects policés, avait le vernis fragile. Il préférait vivre au grand air. Quand il avait rencontré Noémie, sa grande beauté, ses ongles vernis et tatoués de fleurs l’avait complètement séduit alors que sa hanche l’avait frôlée pendant la danse des canards au mariage de sa sœur où il n’y avait pas que du sirop pour se désaltérer. Noémie était invitée par la cousine du copain du frère etc. C’est en regardant le film ennuyeux à mourir qu’il avait décidé de reprendre contact avec elle au risque de prendre un râteau. C’est un peu jouer à la roulette russe s’était-il dit !

… Quand l’ours surgit des buissons attiré par l’odeur… Réflexe, ils plongent dans leur tente, bien mince rempart et attendent que le plantigrade affamé, les dévalisent. En fait Géronce, connait cet ours. Il l’a nourrit au biberon quand sa mère fut tuée par un chasseur indélicat. Voilà pourquoi, il a emmenée Noémie ici. Il sera le héros qui a chassé l’ours.
Vous croyez mon histoire ?

8 commentaires sur « Les plumes d’Aphosdèle – 8 – »

  1. Oui puisque impossible n’est pas Français alors je crois d’autant plus que les mecs pour attirer une femme sont prêts a tout et tout les mensonges »Bisous

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  2. Bon jour,
    Tout est possible en ce qui concerne la véracité de l’histoire 🙂 Mais qu’est-ce qu’il ne faut faire pour séduire … 🙂
    Max-Louis

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