Les plumes d’Asphodèle – 5- 13/19

Chez Emilie 

 

Carpe et diem

 

  • Immédiateté, immédiateté est que j’ai une tête d’immédiateté ? Encore un gros mot de ton invention !
  • Mais ma chère Lilou, c’est un mot qui existe ! Tu n’as qu’à chercher dans le Littré !  C’est une vraie bible, un plaisir de se plonger dans ce dictionnaire, tu te baignes dans cette prolifération de mots anciens ou encore en vigueur. Tu as les origines ; latin ou grec peu importe tu profites de la connaissance avec un bonheur sans mélange. Sereine, tu décortiques, tu tords, tu cueilles et dévores les vocables. Tiens,  je ne peux pas mieux t’expliquer ; tu te sens comme un poisson dans l’eau comme ceux que tu contemples de la margelle du puits, celui qui croule sous les roses rouges si parfumées et que tu aimes tant. Et plus tu compulses le bouquin, plus le désir de lire grandit. Avec le Littré pas de hasard que du vrai ! La quintessence de la sapience en somme.
  • Comment ? Le Littré est un dico décadent? Non,  je rêve Lilou dis plutôt que tu procrastines et que tu n’as pas envie de chercher la définition maintenant !
  • Et ma chère Aspho, tu sais bien qu’il faut toujours remettre au lendemain ce qui tu n’as pas envie de faire aujourd’hui ! et sur ce, je vais célébrer la mariage de de la carpe et du lapin !

10 commentaires sur « Les plumes d’Asphodèle – 5- 13/19 »

  1. Riche en découverte de toute sorte la plongée dans les dictionnaires et je suis bien d’accord avec toi mieux vaut le feuilleter dans sa version papier .
    Bonne journée Lilou
    Bises

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  2. Ah le plaisir d’ouvrir une page au hasard, dans ces puits de science que sont les dictionnaires ! Mais qui le fait encore aujourd’hui alors que les moteurs de recherche, plus ou moins bien informés, sont présents dans nos vie d’internautes ? J’ai toujours gardé près de moi, dans mon bureau et pas dans le coin du salon où j’ai installé le portable, le vieux Larousse que j’affectionne depuis si longtemps. Je le consulte encore, j’y trouve bien plus de plaisir en tournant ses pages que de cliquer sur Google pour ne pas le nommer. Mais la presse est là, il faut aller plus vite au but alors que les mots imposés aujourd’hui nous poussent gentiment au farniente. Finalement, je crois que je vais profiter du soleil de ce samedi et fermer le bec à l’ordi. Pas avant, cependant, d’avoir lu et commenter les textes suivants. Bisous Lilou

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