Petit jeu de lettres 139 – Se ventrouiller

C’est le mot choisi par Ma Lady cette semaine : se ventrouiller ce que le cochons adorent faire dans la boue.

les mots trouvés et les mots inventés : ritournelle, entrevoir, tellurien, tournille, vrille, touiller, voûté, vertouillés, ventre, trouille, tullière, orient, vitre, verrou, tourelle, rouiller, roullevitré, se ventrouiller, violente, tournevriller

Les trois petits cochons

Ah ils étaient beaux les trois petits cochons !!! Ils passaient leur temps à se tourner les sabots, avaler des monceaux de nourritures, se ventrouiller, et se tournevriller dans les bauges mal famées au parfum tellurien. Leur mère était au désespoir ; si bien qu’un jour, dans une violente colère :

« – Allez ouste fichez moi le camp ! Je ne veux plus vous voir… Je préfère rester seule plutôt que vous trainer comme des boulets. Ah bien comme votre père, fainéants, tout juste bon à faire du saucisson sec ! Je vous donne à chacun une bourse pleine de monnaie et allez vous faire roullevitrer ailleurs »
Complètement ahuris, sonnés par ce rejet, les trois petits cochons firent leur balluchons et quittèrent la maison familiale un peu la larme à l’œil. Au bout du village chaque cochon prit des chemins différents après longues embrassades.

Le premier cochon, bon vivant, guilleret comme un pinson et insouciant posa son barda dans une chaumière en paille bâtie sur terrain vague. Il vécut là continuant son train de vie se vautrant dans une gabegie à se rouiller le corniaulon*
Le deuxième cochon ne s’installa pas très loin mais plus prudent, il  investit  un peu de monnaie dans un tas de bois et se fit construire un petit chalet pensant attirer dans ses filets une petite cochonnette repérée depuis quelque temps, tullière de son métier dont il était tombé follement amoureux.
Quant au dernier cochon, dans un village proche du lac de la forêt d’Orient, il dégota une maison en pierre bien à son goût   dans laquelle il emménagea  ses pénates. Il arrangea la baraque, mit des verrous aux portes et des vitres aux fenêtres et rapetassa une tourelle.

Voilà nos gorets sortis de l’adolescence et installés mais ils avaient oublié que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Alors lorsqu’un loup crevant de faim, souffla sans crier gare sur la maison de paille la transformant en un torchis innommable, le cochon prit d’une trouille bleue, malgré ses poils grillés fila ventre à terre chez son frère forestier. Le canidé furieux de son échec n’en resta pas là. Il se rendit sans tarder chez le deuxième se prépara à un festin de deux cochons au lieu d’un seul ; vous connaissez la ritournelle : il souffla, souffla de toutes ses forces sur la maison de bois et trouva le nid vide… Encore une fois les cochons s’étaient carapatés, vertouillés à toute allure.
Mais, il ne faut pas oublier que  quand il un loup crève la dalle, il  est particulièrement  tenace ; alors déçu, de plus en plus furieux, et  épuisé par ses efforts mais par l’odeur alléché et la certitude de dévorer un cochon bien gras, il se précipita chez le dernier frangin qui touillait une soupe parfumée. Ils ne firent qu’entrevoir le loup couvert de boue, le dos voûté, le regard vitreux faisant des tournilles et des vrilles pour grimper sur la cheminée…^

Alors que se passa-t-il ? Chaque conte à sa fin je vous laisse deviner.

Résultat de recherche d'images pour "trois petits cochons"

 

7 commentaires sur « Petit jeu de lettres 139 – Se ventrouiller »

  1. un bien joli conte des temps modernes-
    c’est super bien raconté – on est sous le charme-
    merci pour ta chouette participation–
    la fin—ils font des crêpes et nourrissent le loup qui change de monde d’alimentation-
    ils seront voisins et copains-
    bisous-

    J'aime

Les commentaires sont fermés.